All Stories

Les politiques jusqu’aux-boutistes et chaotiques de Félix Tshisekedi conduisent la RDC à l’apocalypse

La situation politique actuelle en RDC est plus ubuesque à telle enseigne qu’on a jamais vu cette forme d’obsession délirante de s’en prendre à certaines figures emblématiques de l’opposition, aux membres de la société civile et aux journalistes. Ce qui se passe aujourd’hui demeure impitoyable et la vie politique ressemble à un immense champ des mines. Si nous sommes dans une période de grande instabilité politique, il n’y a pas d’autre mot pour ce que vivent les congolais, un pays en ruines. Ceux qui sont aux manettes refusent de voir cette réalité, mais préfèrent choisir la politique de l’autruche ou se délecter du buzz, de deepfakes.

Aujourd’hui il est impératif de nous interroger sur ce que nous voulons être comme nation au lieu d’aggraver les différentiels existants. Il ne faut pas dépasser les bornes en demandant au Conseil d’État de prendre la mesure d’interdiction de 12 partis politiques qui se sont alliés à la plateforme initiée par l’ex président Joseph Kabila: « Sauvons le Congo » . Ce déferlement du machiavélisme sans limite reflète le niveau de la culture politique luciférienne demeurant une autre forme de violence politique au Congo. Les dérives autoritaires et anti-démocratiques ne se justifient pas dans le contexte actuel de la déliquescence de la société congolaise où toute forme de despotisme ruine à la cohésion nationale. Ces jusqu’aux-boutismes politiques de la présidence congolaise ne peuvent qu’exacerber les tensions, conduire au chaos généralisé. A bien des égards, nous vivons une période la plus sombre de l’histoire de notre pays caractérisée par la condamnation à mort d’un ancien président de la république. Du jamais vu ! Pour compléter ce registre des postures extrémistes, la stratégie de la chaise vide pour refuser la participation de l’AFC/M23 à la conférence internationale tenue en France ce 30 octobre 2025 afin d’aborder la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs a été mal perçue. D’ailleurs les organisateurs ont subi un camouflet puisque l’AFC/M23 a refusé la réouverture de l’aéroport de Goma comme l’a souhaité tout haut le président français. Selon le journal Le Figaro (31/10/25), le M23 qui n’était pas invité à la conférence de Paris « juge inopportun l’appel lancé par la France pour la réouverture de l’aéroport de Goma. Paris ne peut rouvrir un aéroport puisque les premiers concernés ne sont pas là ». Ce qui se passe en Rdc ressemble à un vaste théâtre où la voyoucratie devient un mode de gestion politique et le narratif anti-plateforme « Sauvons le Congo » tourne en plein régime. Il reste beaucoup d’inconnu dans la situation volatile du pays. Près de 7 millions de personnes déplacées en Rdc et surtout les congolais de grandes métropoles à l’instar de Kinshasa, Lubumbashi en ont assez surtout de la guerre et de l’insécurité.

Tous ces intermittents de la connerie doivent dégager. Comme nous le soulignons à maintes reprises, pour négocier la paix il y a deux logiques : celle de rapport de force pour imposer la paix et celle du dialogue. Dans le contexte actuel de la RDC, seul le dialogue national inclusif reste la solution suprême puisque les causes générant les conflits armés sont à fortiori endogènes. Le problème aujourd’hui de la violence urbaine demeure un phénomène sociétal. Il faut opter pour des approches efficientes afin de le résoudre. Il ne s’agit pas de traquer les « Kuluna » dans tous les coins ou recoins de la ville de Kinshasa. Etre jeune en Rdc=Etre sans emploi. Il s’agit d’une question de société concernant les piliers sur lesquels les gouvernants doivent s’appuyer à l’avenir dans le cadre des politiques d’emploi. Le chaos auquel nous assistons dans la problématique de la lutte contre la délinquance juvénile doit prendre fin. Si les jeunes se tournent vers la criminalité, c’est par manque d’opportunité d’emplois. Le taux de chômage inquiète la jeunesse congolaise et il demeure une bombe à retardement. C’est une réalité inacceptable pour un pays possédant des richesses importantes. Il faut changer de paradigme. Le gouvernement doit davantage mettre en œuvre la politique de l’éducation professionnelle et orienter les jeunes vers des formations techniques. Si le taux de la pauvreté en 2025 est estimé à environ 73,5 % de la population selon la Banque Mondiale, il est impératif de bien souligner qu’en Rdc comme ailleurs la pauvreté reste un grand facteur majeur influençant les comportements criminels chez les jeunes. Les jeunes qui sont issus de milieux défavorisés à Kinshasa ou à Lubumbashi sont confrontés à des grands défis financiers importants tels que l’insécurité alimentaire, le manque de vêtements adéquats...Dans ces conditions la délinquance apparaît comme une solution rapide pour satisfaire ces besoins matériels urgents. Le vol, la vente de drogues deviennent comme des moyens de survie. Pour combler ce manque d’opportunités éducatives et professionnelles, le Gouvernement doit assumer ses fonctions régaliennes et davantage octroyer aux congolais des salaires décents et non de salaires de misère. Si la Rdc figure parmi les pays les plus pauvres du monde, avec 85,3 % des congolais vivant dans l’extrême pauvreté selon la Banque Mondiale, les autorités sont comptables de cette misère. D’ici 2030, le nombre de personnes pauvres atteindra 8 millions selon World Bank. Il existe un grand chaos dans ces domaines entre les tendances démographiques et les prévisions économiques.

Comment peut-on enfin s’accommoder dans un système politique de despotisme? Notre responsabilité nous incombe de faire ce que nous devons faire. La Rdc s’enfonce dans des chaos inédits. Le président congolais est responsable de l’instabilité actuelle et c’est entendu les responsables politiques ne sont pas à la hauteur et dans certains cas, lamentables. Les uns ne pensent qu’à leurs familles, les autres comme leur président qu’à attiser les braises, les ressentiments. Comme le souligne cette pensée : «si quelqu’un veut posséder toutes les richesses à l’exclusion de ses nombreux frères, celui-là est un impitoyable tyran, un barbare sans cœur, une bête insatiable». Nous vivons dans un monde au bord de basculement et tous les patriotes congolais sont appelés à former des alliances contre ces médiocres, des gens sans substrats intellectuels, ces radins aimant le bling-bling qui gouvernent afin que nous fassions autrement les politiques de développement durable une fois au pouvoir. Que les charognards qui ne sont que les gardiens de leurs intérêts momifiés dans leur structure mentale dégagent.

Professeur Florent Gabati

Ancien envoyé spécial

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Les parents du jeune congolais Christmas Boina Kazadi assassiné en Écosse implorent l'implication de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi pour que la vérité éclate!

Déjà plus d'un mois que le compatriote Christmas Boina Kazadi a été retrouvé mort dans son domicile à Glasgow (Ecosse) dans des circonstances obscures, mystérieuses. Tout porte à croire que c'est la police écossaise qui a mis fin à la vie de ce jeune de 19 ans. Suite à la pression de la famille du défunt et des médias congolais, Police Scotland décide finalement  d'ouvrir une enquête sur ce crime odieux déguisé en suicide, pendaison. Mais pourquoi refuse-t-elle d'impliquer la partie congolaise ?

Souvenons-nous : le samedi 27 septembre 2025 vers midi, le corps sans vie du jeune étudiant Christmas Boina Kazadi a été retrouvé, selon la police écossaise, pendu à la garde-robe de son habitation. Pourtant, l'entourage ou le voisinage n'avait constaté rien de suspect ce jour-là. Le garçon avait un pépin avec sa copine Irlandaise - Nigériane.

Cette jeune fille a prétendu avoir alerté la police de Glasgow pour que celle-ci aille récupérer ses vêtements au domicile où elle cohibait avec son copain. Que s'est-il passé lorsque les policiers s'y étaient rendus ? Mystère. Le père de la jeune fille a, quant à lui, joint par téléphone, le jour du drame, la mère de Christmas qui se trouvait en ce moment-là à Kinshasa en visite familiale. Tara Mbuyi Kazadi explique que le papa de la copine de Christmas lui demandait si elle savait où se trouvait le jeune homme car, la veille, la police avait procédé à son arrestation puis à sa relaxation. Quelques heures après, le même jour, elle apprenait la mort de son fils.

Curieusement, Police Scotland ne s'est même pas donnée la peine d'interroger ces deux principaux suspects. Par contre, la police écossaise a catégoriquement refusé de donner des éléments probants à la mère du défunt rentrée précipitamment en Grande-Bretagne. L'enquête était bloquée pendant plusieurs semaines. Aucun média britannique n'a diffusé  cette triste nouvelle. Clairement, l'objectif était d'étouffer cette affaire.

Heureusement qu'ici en République démocratique du Congo de même que dans la diaspora congolaise, les médias ont largement fait écho de ce crime odieux dont est victime un jeune compatriote plein d'avenir. Il y a plusieurs zones d'ombre. Tout récemment, un sit-in a été organisé devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Kinshasa par la famille et un groupe de jeunes kinois. Un mémorandum avait été déposé pour réclamer que justice soit faite comme l'indiquaient des banderoles et affiches.

Plusieurs correspondances ont été adressées à des officiels congolais dont la Ministre d'État aux Affaires étrangères, le Ministre des Droits Humains, le Ministre délégué des Congolais de la diaspora, pour tirer la sonnette. Les jours passent, le corps Christmas Boina Kazadi toujours à la morgue, et le père du défunt, Didier Boina Bogas, encore à Kinshasa faute de visa, frais de voyage, moyens pour l'ouverture d'une enquête indépendante ou d'un procès en vue de condamner les présumés coupables.

Raison pour laquelle les familles Boina et Kazadi sollicitent l'implication personnelle de la Très Distinguée Première Dame, Denise Nyakeru Tshisekedi, face à cette puissance européenne. Cette mère de famille s'est toujours illustrée par sa sollicitude et sa bienveillance à l'égard de ses compatriotes. Son accompagnement, de même celui de sa fondation, s'avère indispensable en vue du dénouement de cette affaire macabre. Le deuil a trop duré.

Justice pour Christmas. C'est le cri du coeur de la famille qui a besoin du soutien de tout le monde dans cette bataille judiciaire. C'est en quelque sorte comme le combat de David contre Goliath. La vérité finit toujours par triompher. Pour toute assistance à la famille, prière de contacter ces numéros :

+447445050048 (UK)

+243818100461 (RDC)

Vive les droits de l'Homme !

James Mpunga Yende

Les parents du jeune congolais Christmas Boina Kazadi assassiné en Écosse implorent l'implication de la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi pour que la vérité éclate!
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Moïse Moni Della : Tshisekedi ne doit pas imiter Kabila

La décision de suspendre voire de dissoudre les partis politiques ayant participé au conclave de Nairobi autour de l'ancien président Kabila soulève plusieurs points d'interrogation : ces formations politiques soutiennent-elles le M23/AFC ? Pourquoi le président tend-t-il la main au Rwanda et refuse de parler avec ce mouvement rebelle soutenu par le Rwanda ?

À l'époque de la présidence de Joseph Kabila, le RCD/N du président Roger Lumbala dont je fus secrétaire général, était suspendu au motif que le président du parti se serait acoquiné avec le M23. J'étais traqué, traduit en justice avec une peine de mort suspendue sur ma tête. L'atmosphère politique était irrespirable, la vie était intenable. J'étais défendu en justice par le brillant avocat Me Kabengela que mon compagnon de lutte Martin Fayulu m'avait recommandé. Concernant le Pprd du président Kabila, c'est l'histoire d'un arroseur  arrosé. Il a fait beaucoup du mal au pays. Je suis un témoin occulaire et auriculaire des crimes massifs et des violations des droits de l'homme, perpétrés par son régime. J'étais victime de la folie meurtrière de ses sbires le 19 septembre 2016 dirigé par le général de pacotille, d'opérette, de parade et de façade Kumba Amisi Tango fort. Sous son commandement, plusieurs personnes étaient tuées à bout portant et neuf personnes étaient calcinées au siège de L'UDPS. L'actuel vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemin Shabani, juriste, grand combattant dont j'ai découvert les capacités et la ténacité était plusieurs fois front plusieurs fois au front. Ils nous tiraient comme de lapins avec les armes létale et armes blanches. Ils avaient leur base sur 7ème rue Limete.

Un jour, alors qu'on manifestait en arpentant le Boulevard Lumumba, en venant du siège de l'Udps de l'époque sur 12ème rue, ils ont dépecé la tête du Cameraman de Tv5, un certain John.

Le secrétaire général de l'Udps, l'actuel Vpm de l'intérieur, était de la partie. Il ne doit pas se comporter comme les ministres de l’Intérieur du régime Kabila qui agissaient sans tenir compte de la constitution et des lois de la République. Sinon, le combat de l'Udps pour l'instauration de la démocratie et l'Etat des droits n'a aucun sens. Ça vaudrait dire qu'on inflige à Kabila, ses partisans et courtisans ce que ce dernier nous a fait subir. C'est une option discutable. En suspendant ces partis aujourd'hui, c'est leur donner du grain à moudre. C'est faire une publicité gratuite dont ils ont grandement besoin ces derniers temps.  Que représente aujourd'hui le PPRD ? Leur président était condamné sans même que dix membres du parti protestent. Le Pprd avant qu'il ne soit suspendu est un parti inopérant, inoffensif, incapable de mobiliser et de canaliser les aspirations du peuple congolais. Cette décision suspendant ces douze partis est contre-productive surtout à l'international. Elle risque de crédibiliser la thèse selon laquelle, il y a une dictature naissante, une tyrannie en RDC, comme ils ont déclaré. Eu égard à l'environnement politique actuelle, ils peuvent dire : à chaque chose, malheur est bon. Ils vont crier à la victimisation et à la répression.

Voilà pourquoi nous disons qu'il faut opposer aux camps de Nairobi et de Goma, le Camp de la Nation.

Moise Moni Della

-Co-fondateur de L'Udps

-Vice-ministre honoraire de la presse et de l'information

-Président du Conade

Moïse Moni Della : Tshisekedi ne doit pas imiter Kabila
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

La dignité humaine ne se négocie pas, même face au crime.

(Par Jonas Tshiombela, Avocat du Peuple)

 

Un acte de professionnalisme terni par une faute morale

Kinshasa, 19 Octobre 2025.Nous saluons avec respect et reconnaissance le professionnalisme des forces de l’ordre qui ont su, avec courage et sang-froid, éviter un drame lors du braquage de la RawBank à Kinshasa. Leur réactivité a permis d’éviter une perte en vies humaines et de neutraliser les présumés auteurs de cette attaque. Ce mérite doit être reconnu et encouragé, car la mission de sécurité publique reste une tâche difficile et périlleuse. Cependant, ce geste louable a été terni par un acte d’une gravité morale et juridique inacceptable : l’exposition publique, nue et filmée, d’une femme arrêtée, soupçonnée d’implication dans le braquage. Cette scène, diffusée sur les réseaux sociaux et partagée par des milliers d’internautes, constitue une atteinte flagrante à la dignité humaine, valeur suprême et intangible protégée par notre Constitution.

La dignité humaine : un socle intangible du droit congolais

La Constitution de la République Démocratique du Congo, en son article 16, est sans ambiguïté : « La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique et à la dignité. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. ». Cet article fonde la primauté de la dignité sur toute autre considération, y compris la répression du crime. En d’autres termes, même un individu suspecté ou convaincu d’un acte criminel ne perd pas son droit à la dignité. L’humiliation publique, la nudité forcée et la diffusion d’images portant atteinte à la pudeur ou à la réputation d’une personne constituent des violations manifestes de cette disposition. En outre, le Code pénal congolais sanctionne les atteintes à la pudeur et à la vie privée. L’article 67 du Code pénal livre II dispose que : « Sera puni, celui qui aura, par des actes ou paroles, commis un outrage public à la pudeur. ». Filmer et diffuser une femme nue, même en situation d’arrestation, tombe sous cette infraction.

Le droit international à l’appui de la dignité

Au-delà du droit national, la RDC est partie à plusieurs instruments internationaux protégeant la dignité humaine, notamment : La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) : son article 5 stipule que « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants »,Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP, 1966), article 10:« Toute personne privée de liberté doit être traitée avec humanité et avec le respect dû à la dignité inhérente à la personne humaine » ; La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981), article 5 : « Tout individu a droit au respect de sa dignité inhérente à l’être humain et à la reconnaissance de sa personnalité juridique». Ces instruments, ratifiés par la RDC, font partie intégrante du droit congolais conformément à l’article 215 de la Constitution, qui consacre la supériorité des traités internationaux régulièrement ratifiés sur les lois internes.

Une faute morale et institutionnelle

La diffusion d’images d’une femme arrêtée et nue ne peut être considérée comme un simple incident. Elle constitue une faute morale et institutionnelle grave, engageant la responsabilité de ceux qui ont filmé, publié ou autorisé la diffusion de telles images. Cette attitude renvoie à une culture de l’humiliation, incompatible avec un État de droit. Elle trahit le serment des forces de sécurité, qui ont pour devoir non seulement de protéger la société, mais aussi de respecter les droits fondamentaux de toute personne, y compris des suspects.

Justice oui, humiliation non

La justice doit être rendue, mais dans le respect absolu de la loi et de la dignité humaine. La gravité du crime allégué ne justifie jamais la négation de la dignité. Une société qui tolère l’humiliation publique au nom de la justice prépare la barbarie et affaiblit la confiance des citoyens dans les institutions. Les forces de l’ordre sont appelées à plus de professionnalisme, non seulement dans la neutralisation des criminels, mais aussi dans la gestion humaine, éthique et légale des personnes arrêtées. La formation continue en droits humains, en déontologie policière et en communication en situation de crise doit être renforcée.

Pour une République de justice et de respect.

Le respect de la dignité humaine n’est pas une option morale : c’est un impératif constitutionnel. La RDC, en se voulant un État de droit, doit montrer que la justice n’est pas synonyme de vengeance publique. Il revient au Parquet général, à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et au Ministère de la Justice d’ouvrir une enquête sur cet acte et d’en tirer toutes les conséquences légales et disciplinaires. La République ne peut se construire sur l’humiliation de ses citoyens. Elle se bâtit sur la justice équitable, la protection de la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux, même dans les circonstances les plus critiques.

Conclusion

En saluant le professionnalisme des forces de l’ordre lors du braquage de la RawBank, nous lançons un appel solennel : ne laissez pas l’humiliation entacher la justice. Une société véritablement civilisée se reconnaît à sa capacité de traiter l’être humain avec respect, même quand il a fauté. La dignité n’a pas de condition. Elle est le socle même de l’humanité. Et c’est à ce titre que l’État congolais, ses institutions et ses citoyens doivent s’en faire les gardiens intransigeants.

La dignité humaine ne se négocie pas, même face au crime.
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Sauvons le Congo ou sauvons la RDC du danger ou encore sauvons la RDC : histoire, origines et mystère du sauveur

(Par Charlie Jephté Mingiedi)

Qui pour sauver la RDC ? La question d’Alain Foka va trouver sa réponse dans cette tribune. Depuis plus de deux décennies, les appels à « sauver » le Congo ou la République démocratique du Congo (RDC) se sont multipliés sous différentes formes, slogans et visages. Pourtant, derrière ces initiatives se cache une même angoisse nationale : celle d’un pays constamment menacé dans son existence, sa souveraineté et son identité. Mais d’où vient ce cri collectif, et surtout, quelle en est la véritable essence ?

“Sauvons le Congo” : l’appel de l’archibishop Kutino Fernando (2003)

L’opération « Sauvons le Congo » fut lancée à la fin du mois de mai 2003 par l’archibishop Kutino Fernando, peu après la signature de l’Accord global et inclusif de Sun City et la promulgation de la Constitution de transition.

Son mot d’ordre voulait réveiller la conscience nationale à un moment où le pays, meurtri par les guerres, peinait à se relever.

Mais cette initiative fut vite perçue comme une menace par certains milieux proches du pouvoir de transition (1+4), qui la qualifièrent d’insurrectionnelle. Contraint à l’exil, Kutino s’établit à Paris. À son retour à Kinshasa, il fut arrêté, condamné à une longue peine de prison, et y passa neuf années derrière les barreaux.

Sorti handicapé, frappé d’un AVC, l’Archibishop Kutino reste aujourd’hui encore marqué dans sa chair pour avoir osé crier : « Sauvons le Congo ! »

“Sauvons la RDC du danger” : le cri de Martin Fayulu (2025)

En début d’année 2025, l’homme politique Martin Fayulu lança une série d’appels pour « sauver la RDC du danger », dénonçant les menaces sécuritaires et politiques pesant sur la Nation. Dans un contexte d’instabilité croissante, il mit en garde contre une balkanisation imminente du pays.

Pour lui, la RDC traversait alors ses « heures les plus sombres ». Son message, à la fois politique et patriotique, visait à interpeller la conscience collective sur le devoir de sauver l’intégrité du territoire national.

“Sauvons la RDC” : version Nairobi

En octobre 2025, l’ancien Président Joseph Kabila a lancé une plateforme politique baptisée « Sauvons la RDC », à la suite d’un conclave tenu à Nairobi.

Cette opération, menée depuis l’étranger, apparaît comme une tentative de récupération politique du mot “sauver”.

Mais comment celui qui fut la cause de tant de souffrances et de trahisons nationales pourrait-il devenir le sauveur du Congo ?

C’est ici que le mot “Sauvons” devient vide de son sens originel : on veut sauver le Congo sans repentance, sans vérité, sans justice et surtout sans Dieu.

Le cri de 1996 : “Sauvons le Zaïre” avant l’heure

Bien avant “Sauvons le Congo”, un cri d’alerte prophétique avait retenti.

En novembre 1996, Sa Majesté le prophète Joseph Mukungubila Mutombo adressa une lettre ouverte au maréchal Mobutu, à l’opposition, à la société et à tout le peuple zaïrois.

Il refusait de qualifier de “rébellion” l’avancée des troupes de Laurent-Désiré Kabila (qui était pourtant son propre cousin), conscient qu’il s’agissait d’une invasion étrangère planifiée. Son mot d’ordre était simple et clair :

“Unissons-nous pour sauver le Zaïre !”

Ce message, ignoré et méprisé, demeure aujourd’hui la racine du concept “Sauvons le Congo”. Il n’était pas politique, mais prophétique. Mukungubila voyait déjà venir le démembrement du pays, les massacres et la perte de la souveraineté nationale. Son appel visait à préserver la nation congolaise dans son intégrité spirituelle et territoriale.

Le fondement prophétique : Mfumu Simon Kimbangu et le Mvuluzi

Le véritable sens du mot « Sauvons » ne se comprend qu’à la lumière de la prophétie du 17 juin 1944 donnée par Mfumu Simon Kimbangu à Élisabethville (Lubumbashi). En présence de deux militaires bakongo, le grand visionnaire Kimbangu annonça que le cinquième président du Congo serait un homme : “Très calme et discipliné, qui regroupera le pays, mettra fin aux tensions, aura beaucoup d’argent pour reconstruire le Congo avec probité, garantira la sécurité et fera du pays une nation prospère.”

Ce Président, disait-il, serait un chef de terre et du peuple, un chef de guerre et de paix, mais aussi le chef de l’argent et de la mort. Cet homme, c’est le Mvuluzi, le libérateur annoncé.

Les confirmations spirituelles

Les révélations de Mfumu Kimbangu trouvent un écho dans les paroles du Bishop Claudio Agostini, qui a comparé le Président Félix Tshisekedi à Ish Boschet, fils de Saül (Roi d’Israël) celui qui régna pendant la période de transition avant l’avènement du roi David.

Dans la symbolique biblique, Ish Boschet précède David, l’homme “selon le cœur de Dieu”. Ainsi, de même que David fut choisi pour sauver Israël, le Congo attend son David, le Mvuluzi annoncé.

“L’Éternel s’est cherché un homme selon son cœur et l’a établi prince sur son peuple.” (1 Samuel 13 :14)

Le sens spirituel de « Sauver »

Sauver le Congo ne se résume pas à des slogans politiques ou à des coalitions de circonstance.

Sauver la RDC, c’est :

  • Restaurer la dignité spirituelle du peuple noir, comme l’a annoncé Kimbangu ;
  • Rendre la justice aux martyrs, notamment ceux tombés par le génocide congolais ;
  • Réconcilier le pays avec Dieu à travers le messager qu’Il a choisi ;
  • Démasquer le mensonge d’État et libérer la vérité captive depuis 1997.

Et pour cela, il faut le Sauveur, car on ne peut parler de salut sans sauveur.

Le véritable sauveur de la RDC

Aujourd’hui, tous les prophètes, prophétesses et visionnaires authentiques le disent : « Le président Félix Tshisekedi doit rencontrer l’homme que Dieu lui a montré pour sauver la RDC. »

Cet homme, le Mvuluzi, est vivant parmi nous, préparé depuis longtemps pour cette heure de délivrance. C’est lui que la prophétie, les signes et les Écritures désignent, sans qu’il soit encore pleinement reconnu. Mais le temps vient où tous sauront qui il est.

Comme l’annonce Ésaïe 19 : 1,20 : “Ils crieront à l’Éternel à cause des oppresseurs, et il leur enverra un sauveur et un défenseur pour les délivrer.” La délivrance du Congo ne viendra ni de Nairobi, ni des consultations moins encore des dialogues, mais du plan divin, incarné par celui que Dieu a oint pour cette mission.

Conclusion : le temps du Mvuluzi est arrivé

Depuis 1996, la voix prophétique du messager de Dieu ne cesse de prévenir, enseigner et rassembler. Aujourd’hui, les “Sauvons le Congo” se multiplient, chacun avec sa version politique ou populiste. Mais le salut véritable est prophétique, spirituel et national.

Le peuple congolais doit désormais reconnaître le Sauveur annoncé par Kimbangu, celui qui porte le fardeau de cette nation depuis des décennies.

Car, comme le dit encore l’Écriture : “Ne fera-t-il pas germer tout mon salut et tous mes désirs ?” (2 Samuel 23 : 5)

Le Congo sera sauvé, oui ; mais par le Mvuluzi, pas par les hommes. Car c’est lui, le Grand Roi Divin, qui rétablira la justice, l’unité et la gloire du Congo.

Sauvons le Congo ou sauvons la RDC du danger ou encore sauvons la RDC : histoire, origines et mystère du sauveur
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Le Congo debout par la conscience : quand la morale devient la nouvelle force du Président Tshisekedi

(Par Jean-Louis Kalambaie N’gala)
Concepteur de la Formule RM–TMP (Référendum Moral – Transition Morale – Transition Politique)

Un geste qui dépasse la politique

Le discours du Président Félix-Antoine Tshisekedi à Bruxelles restera dans les mémoires : devant le monde, le Chef de l’État congolais a tendu la main à son homologue rwandais, appelant à “la paix des braves”. Beaucoup y ont vu un simple acte diplomatique. Mais en vérité, c’est un acte moral et historique, un geste qui place la RDC sur un terrain nouveau : celui de la dignité par la conscience.
« Ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est la marque d’un leadership conscient de sa mission morale. »

La force tranquille d’une posture morale

Dans un environnement régional saturé de méfiance, d’accusations et de stratégies, le Président Tshisekedi vient de rappeler une vérité simple mais révolutionnaire : la paix ne se décrète pas, elle se mérite par la vérité et la morale.
Ce choix est courageux. Il rompt avec le vieux réflexe de la politique du muscle et affirme une politique du cœur lucide, où la morale devient instrument de puissance. Le Congo cesse de subir : il propose désormais une vision.

La Formule RM–TMP : le socle d’une diplomatie nouvelle

Cette orientation trouve son ancrage dans une pensée congolaise profonde : la Formule RM–TMP, que j’ai élaborée à partir de notre expérience nationale.
RM – TMP : Référendum Moral, Transition Morale, Transition Politique.
Elle part d’un principe simple : “On ne construit pas un État fort avec des consciences faibles.”
1.  Référendum Moral : reconnaître nos dérives, guérir nos mentalités négatives.
2. Transition Morale : réapprendre la vérité, la loyauté, la dignité et la responsabilité.
3. Transition Politique : refonder nos institutions et nos relations internationales sur cette base morale.
Ainsi comprise, la main tendue de Bruxelles n’est pas un hasard. C’est le début d’une transition morale, à la fois nationale et régionale — une diplomatie de la conscience.

Le peuple, pilier de cette nouvelle puissance

Mais cette stature morale du Chef de l’État n’aura de poids que si le peuple congolais la comprend et la porte. Le Président a fait sa part ; il appartient maintenant à chaque citoyen d’élever le débat.
Soutenir cette démarche, ce n’est pas renoncer à nos droits ni minimiser nos souffrances. C’est refuser que la haine nous définisse, et choisir la dignité comme réponse historique.
« La paix des braves commence dans la conscience des peuples. »
Nos intellectuels, nos églises, nos médias, nos universités doivent se joindre à cette vision. Car la force morale d’un peuple devient la plus puissante des armées diplomatiques.

Un message à l’Afrique et au monde

Ce choix de la morale place la RDC au cœur d’une renaissance africaine du leadership éthique. Il envoie un signal clair : l’Afrique n’a pas besoin d’imitations, mais de pensées nées d’elle-même. Et la Formule RM–TMP, pensée par un Congolais, peut devenir le cadre intellectuel et spirituel de cette nouvelle ère.
Le monde observe. Et quand un peuple se réconcilie avec sa conscience, il redevient imprenable.

Conclusion : la conscience comme souveraineté

La main tendue du Président Tshisekedi n’est pas un simple acte diplomatique. C’est une déclaration de souveraineté morale. Une promesse faite à l’histoire : que le Congo sera désormais gouverné par la conscience avant de l’être par la force.
« Gouverner par la conscience, c’est rendre à la politique sa grandeur. »
Que le peuple soutienne cette vision. Que nos élites la comprennent. Et que le monde voie enfin en la RDC non un champ de guerre, mais une école africaine de la morale et de la dignité.
Jean-Louis Kalambaie N’gala
Concepteur de la Formule RM–TMP
Chercheur et penseur congolais engagé pour la refondation morale et politique du Congo et de l’Afrique.

Le Congo debout par la conscience : quand la morale devient la nouvelle force du Président Tshisekedi
Ecrire un commentaire (0 Commentaires)
Image

Download Our Mobile App

Image
Image