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Expert financier international : Junior Mbuyi sélectionné pour le 7ème  forum annuel sur la gestion du risque crédit en Autriche   

(Junior Mbuyi, expert financier international congolais)

Génie en matière des finances, Junior Mbuyi a été sélectionné parmi les panélistes réputés du monde qui vont participer au 7ème édition du forum annuel sur la gestion du risque crédit prévu du 10 au 11 février à Vienne, capitale d’Autriche. Cet expert financier international est le premier congolais et le seul qui aura la parole lors de cette grande conférence mondiale dont l’objectif est de poser les bases solides dans un paysage financier en constante évolution.

«Ce forum réunit les principaux décideurs, experts en risques et leaders d'opinion du monde entier afin d'explorer les évolutions les plus critiques qui façonnent l'avenir du risque de crédit », a-t-on lu dans  un communiqué des organisateurs.

Plusieurs thèmes seront développés au cours de cette édition qui met l’accent sur  la mise en œuvre des accords bancaires signés à Bâle IV en Espagne,  les stratégies de crédit plus intelligentes, l'intégration des critères ESG (Environnemental, Social, Gouvernance) et la résilience en période d'incertitude.

« Le 7ème forum propose un programme complet et prospectif, riche en études de cas animées par des experts, en discussions interactives et en opportunités de réseautage de haut niveau », précise le document.

Un doué des finances avec une expérience avérée pour la RDC

Junior Mbuyi est un expert financier international, auteur et fondateur et CEO du Groupe JPG Consulting Partners, basé à Genève et présent dans 14 pays. Il est président du ‘‘think tank Africa Risk’’ – Strategic Institute for African Sovereignty &Transformation et membre du CAVIE (Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique).

Avec plus de 20 ans d’expérience dans la gestion des risques, l’expert congolais incarne une double culture et œuvre à bâtir des passerelles entre l’Afrique et l’Europe dans un monde multipolaire.

Junior Mbuyi est un chef d’entreprise réputé dans le monde des finances pour son ingéniosité en matière d’innovation dans le monde des finances.  Il est le concepteur de ‘‘Risk Calculator Engine’’ (RCE), premier calculateur de fonds propres réglementaires calibré aux standards internationaux et africains, intégrant méthodologies standard et avancées  pour le pilotage du risque de crédit et du risque de marché.

 L’expert congolais est diplômé d’un MBA (Master of Business Administration) en Finance et Marché des Capitaux à l’ESG (2003) et d’un DESS en Affaires Internationales à la Sorbonne.

En terme de publication, Junior Mbuyi dispose deux essais majeurs, à savoir : ‘‘Une superpuissance africaine en devenir : quand la RDC s’éveillera’’ sortie en 2023  ainsi que ‘‘Du chaos à l’essor : Vers une Révolution Africaine ?’’ édité en 2025.

Ce doué des finances intervient régulièrement lors des Assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale, où il partage sa vision d’une finance souveraine, verte et inclusive.

Jordache Diala

 

Expert financier international : Junior Mbuyi sélectionné pour le 7ème  forum annuel sur la gestion du risque crédit en Autriche   
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Economie chinoise : 5% de croissance sur trois années consécutives

En dépit d'un contexte mondial des échanges économiques et commerciaux marqué par les tarifs douaniers, l'économie chinoise s'est distinguée par sa résilience en affichant au compteur un taux de croissance de 5% en 2025. Selon les statistiques du Bureau d'État des statistiques publiées le 19 janvier, le PIB de la Chine a atteint 140 187,9 milliards de yuans en 2025. La Chine maintient depuis trois années consécutives un taux de croissance stable, signe de la résistance de son économie aux chocs extérieurs. Au cœur de cette performance, l'on peut citer l'optimisation et la modernisation continues de la structure économique et des transformations structurelles perceptibles dans divers sous-secteurs du domaine industriel. La résilience de l'économie chinoise tient, entre autres, au fait de la forte compétitivité internationale de ses produits combinée à la diversification des marchés d'exportation et à la modernisation structurelle des produits. Toute chose qui a permis de maintenir une croissance élevée des exportations malgré le spectre des tarifs douaniers. De même, une certaine coordination de politiques de stabilisation de la croissance a été savamment implémentée avec des résultats à la clé. Les mesures incitatives de la consommation ont aussi contribué à accentuer la demande intérieure.

Le maintien de la croissance chinoise dans un climat d'incertitudes est à mettre également au compte d'un commerce extérieur dynamique. Face aux turbulences externes, des mesures ont été prises pour aider les entreprises à stabiliser leurs commandes, à élargir leurs marchés et à cultiver un nouvel élan pour le commerce extérieur. En conséquence, le commerce extérieur chinois a pu se stabiliser en termes d'échelle et de croissance, et optimiser sa structure d'exportation. Selon des chiffres officiels, les exportations chinoises de produits de haute technologie en 2025 ont atteint 5 250 milliards de yuans, soit une augmentation de 13,2 % par rapport à l'année précédente, contribuant à hauteur de 2,4 points de pourcentage à la croissance globale des exportations. Par exemple, les données officielles indiquent que la production et les ventes automobiles chinoises ont toutes deux dépassé les 34 millions d'unités, établissant un nouveau record historique et maintenant la première place mondiale pour la 17e année consécutive.

L'innovation chinoise en matière d'exportation a, selon l'administration douanière, gagné en substance, son développement vert est devenu plus prononcé et son développement gagnant-gagnant s'est affirmé davantage. Les « produits chinois de qualité » ont acquis une grande popularité à l'échelle mondiale, jouant un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité des chaînes de production et d'approvisionnement mondiales, tout en apportant une certitude et en créant de nouvelles opportunités pour le développement économique et commercial mondial.

L'année dernière, en plus de l'optimisation structurelle, la diversification des marchés d'exportation a été une autre caractéristique déterminante de l'évolution du commerce extérieur. Les données indiquent qu'en 2025, parmi les 249 pays et régions ayant des échanges commerciaux avec la Chine, 190 avaient enregistré une croissance de leurs importations et exportations avec la Chine.

Quant aux importations chinoises, leur volume a été estimé à un montant record de 18 480 milliards de yuans. Les dernières données internationales établissent qu'au cours des trois premiers trimestres de 2025, la Chine est devenue la principale destination des exportations de 79 pays et régions, soit trois de plus qu'en 2024. Dans ce registre, les échanges commerciaux avec les États-Unis et l'Union européenne ont été remarquables. Les données ont révélé qu'en 2025, les importations et les exportations de la Chine avec les États-Unis ont atteint 4 010 milliards de yuans, soit 8,8 % de la valeur totale des importations et des exportations chinoises. Les échanges commerciaux avec l'UE se sont élevés à 5 930 milliards de yuans, soit une augmentation de 6 % et une contribution de 0,8 point de pourcentage à la croissance globale des importations et des exportations de la Chine.

Atelier et marché du monde, la Chine, au regard de ses performances de croissance dans un contexte mondial instable, s'impose lentement et sûrement comme une locomotive fiable de l'économie mondiale. D'après le constat de Zhang Monan, chercheur au Centre chinois pour les échanges économiques internationaux, la Chine est dans une dynamique rassurante pour maintenir une croissance stable au regard des facteurs spécifiques. Le pays dispose de l'écosystème industriel le plus abouti au monde. L'on assiste à l'émergence continue d'une dynamique d'innovation marquée par la croissance explosive actuelle de l'IA. L'autre atout est que la Chine dispose du plus grand vivier d'ingénieurs au monde, en particulier des talents dans le domaine de l'innovation scientifique et technologique.

En un mot, la Chine a fait le choix de promouvoir un développement structuré avec en toile de fond la modernisation et l'innovation technologique, militant pour une coopération gagnant-gagnant en diversifiant ses partenariats avec le reste du monde. Pendant que d'autres croient encore à l'illusion du protectionnisme et de l'isolationnisme, la Chine opte sans cesse pour l'ouverture. Voilà en quoi réside le secret d'une croissance continue et stable.

(Photo : VCG)

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Mines : Louis Watum Kabamba active une forte dynamique de coopération entre la RDC et l’Arabie Saoudite !

C’est un nouveau cap stratégique, une vision chargée d’audace, d’anticipation et de responsabilité. En marge du Future Minerals Forum, tenu à Riyad du 13 au 15 janvier 2026, le Ministre des Mines, SE Louis WKabamba, a rencontré son homologue du Royaume d’Arabie Saoudite, SE Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, Ministre de l’Industrie et des Ressources minérales.

Cette rencontre a permis de réaffirmer l’importance stratégique de la coopération bilatérale entre la RDC et le Royaume d’Arabie Saoudite dans le secteur minier, ainsi que la volonté commune de consolider et d’approfondir ce partenariat.

Les échanges ont porté sur la mise en œuvre du Mémorandum d’Entente (MoU) signé en janvier 2024, avec un accent particulier sur l’élaboration d’un échéancier précis en vue de définir une feuille de route opérationnelle, permettant de traduire les engagements en actions concrètes.

Le Ministre Louis Watum Kabamba a insisté sur la nécessité de passer du dialogue à l’action, afin de générer des retombées économiques tangibles, notamment en matière d’industrialisation, de création de valeur locale et d’investissements stratégiques. La délégation congolaise comprenait notamment le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines, ainsi que des responsables des structures sous tutelle du Ministère des Mines. À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de la mise en place rapide d’un mécanisme technique conjoint chargé de définir les priorités, les responsabilités et le calendrier de mise en œuvre du MoU.

La Pros.

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Minerais critiques : le Kasaï central ne peut rester à l’écart du nouveau partenariat RDC–Etats-Unis

(Par Belhar Mbuyi, Directeur Général de Bena-Luluabourg.org)

 

La signature récente de l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda a ouvert une nouvelle séquence diplomatique et stratégique pour la région des Grands Lacs. Mais au-delà de cet acte politique majeur, un tournant tout aussi décisif s’est joué en marge de cet événement : le renforcement inédit du partenariat entre la RDC et les Etats-Unis d’Amérique. Sous la conduite du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la RDC a conclu avec Washington un Accord économique stratégique et un Mémorandum d’entente sécuritaire, consacrant une relation désormais fondée sur la durée, la confiance et des intérêts mutuellement structurants. La Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a d’ailleurs qualifié cette journée d’« historico-stratégique » pour l’avenir économique du Congo.

Retrouver sa place dans les chaînes de valeur mondiales

Dans un contexte mondial marqué par la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, l’Accord économique RDC–USA constitue une opportunité historique. Il repose sur trois piliers majeurs : la sécurité des minerais stratégiques, la création d’une Strategic Asset Reserve (SAR) et la mise en place d’un Strategic Minerals Reserve (SMR).

Ce cadre vise à garantir une gestion transparente des ressources minières congolaises, tout en offrant aux investisseurs américains un droit de premier regard sur certains projets stratégiques, notamment autour du cobalt, du cuivre et du germanium.

Les engagements américains portent également sur la modernisation du corridor Sakania–Lobito, le développement du Grand Inga, l’industrialisation des zones minières, la lutte contre l’exploitation illicite des minerais et la formalisation du secteur artisanal. Pour la première fois de son histoire, la RDC est officiellement reconnue comme Partenaire stratégique des États-Unis d’Amérique.

Le Kasaï central : un angle mort à corriger

Dans ce contexte porteur, il est impératif que toutes les provinces à fort potentiel stratégique soient intégrées à cette dynamique, au premier rang desquelles le Kasaï central. Cette province, longtemps oubliée, recèle en effet deux minerais classés critiques à l’échelle mondiale : le nickel et le chrome.

Le nickel est aujourd’hui un minerai clé de la transition énergétique. Il est indispensable à la fabrication des batteries lithium-ion destinées aux véhicules électriques et au stockage d’énergie, ainsi qu’aux alliages de haute performance. Sa production mondiale étant fortement concentrée dans quelques pays, la demande croissante liée à la décarbonation en fait un métal stratégique à substituabilité limitée.

Le chrome, extrait principalement de la chromite, est tout aussi critique. Il est irremplaçable dans la fabrication de l’acier inoxydable, des alliages spéciaux utilisés dans l’aéronautique, la défense et certaines technologies énergétiques. Là encore, la forte dépendance mondiale à quelques pays producteurs renforce son caractère stratégique.

Un potentiel connu… mais resté inexploité

Ce potentiel du Kasaï central n’est pas nouveau. Déjà en 2007, lors des négociations des contrats sino-congolais, la Chine avait manifesté un intérêt marqué pour le nickel et le chrome de cette province. Des études avaient confirmé la qualité des gisements. Mais faute d’électricité et d’infrastructures, le projet n’avait pu aboutir, poussant les partenaires à se rabattre sur le cuivre et le cobalt.

Aujourd’hui, les conditions peuvent et doivent changer.

L’électricité et les infrastructures : les clés du décollage

Si le Président de la République ambitionne, à juste titre, de faire de la RDC une plaque tournante mondiale de la production des batteries électriques, la question énergétique est centrale. Les partenaires américains pourraient jouer un rôle déterminant dans la construction de la centrale hydroélectrique de Katende et dans le financement du soutirage du courant d’Inga II vers Tshimbulu, afin d’alimenter l’industrialisation du Kasaï central.

Parallèlement, le désenclavement de la province est indispensable. Le raccordement au corridor de Lobito, via la route Kananga–Kalamba-Mbuji à la frontière angolaise, permettrait d’évacuer efficacement la production vers les marchés internationaux.

Une opportunité stratégique pour la RDC

La RDC dispose désormais de tous les éléments nécessaires à la fabrication des batteries électriques :
– le cobalt, dont elle est le premier producteur mondial ;
– le lithium du Tanganyika et du Haut-Lomami, avec les plus grandes réserves mondiales connues ;
– et le nickel du Kasaï central, de très bonne teneur (3,8 %), avec des réserves estimées à près de 16 milliards de dollars.

Un appel au Chef de l’Etat

Je lance donc un appel respectueux à Son Excellence Monsieur le Président de la République, afin que l’exploitation du nickel et du chrome du Kasaï central soit intégrée parmi les minerais critiques proposés aux partenaires américains.

Cet appel s’inscrit pleinement dans la vision exprimée par le Chef de l’État lui-même lors de la conférence Investing in African Mining Indaba à Cape Town, en février 2023, où il s’était engagé à lancer de nouvelles explorations de nickel dans le Kasaï central, avec pour objectif une exploitation rapide au service de la transition énergétique mondiale.

Le Kasaï central ne demande pas des faveurs. Il réclame avec espoir simplement sa juste place dans la nouvelle architecture économique et stratégique du Congo.

Minerais critiques : le Kasaï central ne peut rester à l’écart du nouveau partenariat RDC–Etats-Unis
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RDC : Louis Watum réitère la position du Gouvernement en faveur d’une ‘‘Coopération ouverte, équilibrée et bénéfique’’  

Son Excellence Monsieur Louis Watum Kabamba, Ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, a accordé ce mardi 16 décembre 2025 une audience à une délégation du Groupe CMOC (China Molybdenum Company), opérateur minier de premier plan en RDC, actif notamment à travers les projets Tenke Fungurume Mining (TFM) et Kisanfu Mining (KFM).

Cette rencontre s’est inscrite dans le cadre des civilités de courtoisie de fin d’année et a permis à la délégation de CMOC de présenter au Ministre le rapport annuel de production de ses opérations en République Démocratique du Congo. À cette occasion, le Groupe CMOC a annoncé avoir atteint une production annuelle d’environ 700 000 tonnes de cuivre, réaffirmant ainsi sa position parmi les principaux acteurs du secteur minier congolais.

Le Groupe a également exprimé sa volonté de porter le volume global de ses investissements en RDC à hauteur de 8 milliards de dollars américains, témoignant de sa confiance dans le potentiel minier du pays et dans l’amélioration continue du climat des affaires.

Par ailleurs, la délégation a évoqué certaines contraintes opérationnelles, notamment le déficit en énergie électrique ainsi que l’envahissement de certains sites miniers par des exploitants artisanaux, appelant à une prise en charge concertée de ces défis.

S’agissant des difficultés soulevées, Son Excellence Monsieur le Ministre a assuré que des solutions concertées et durables seront mises en œuvre, en collaboration avec les différentes parties prenantes, afin de garantir la poursuite sereine, responsable et durable des activités minières sur l’ensemble du territoire national. Il a aussi demandé à CMOC, dont la durée de vie des mines en RDC est estimée à 50 ans, de planifier dès à présent des investissements dans la production locale de l’énergie électrique, sans privilégier l’importation en provenance de la Zambie et de l’Angola. Le Ministre a en outre conseillé à CMOC d’impliquer les communautés locales dans la recherche de solutions durables contre les envahissements et a annoncé des initiatives prises par le Gouvernement, dont certaines sont déjà activées, pour mettre fin à ce phénomène complexe affectant les sites miniers industriels.

Son Excellence Monsieur le Ministre des Mines a félicité le Groupe CMOC pour le travail accompli en République Démocratique du Congo et pour sa contribution significative à l’économie nationale, en termes de production, de recettes publiques, d’emplois et de transfert de compétences. Il a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner et à protéger les investisseurs sérieux, dans le strict respect des lois et règlements de la République.

Abordant les enjeux géopolitiques et stratégiques actuels, Son Excellence Monsieur le Ministre a tenu à rassurer la délégation que les accords de coopération récemment conclus entre la RDC et les États-Unis d’Amérique ne constituent nullement une menace pour les investisseurs d’autres pays, y compris ceux de la République populaire de Chine, tout comme le partenariat sino-congolais n’a jamais été dirigé contre les intérêts des partenaires occidentaux. Il a réitéré la position de la RDC en faveur d’une coopération ouverte, équilibrée et mutuellement bénéfique avec l’ensemble de ses partenaires.

Dans le cadre de la diplomatie minière, en patriote convaincu et défenseur d’un nationalisme pragmatique, le Ministre a invité les investisseurs chinois à encourager leur pays, à tous les niveaux appropriés, y compris au sein des instances internationales telles que les Nations Unies, à s’engager davantage dans la défense des investissements légitimes en République Démocratique du Congo. Il a appelé à une mobilisation internationale accrue pour condamner publiquement l’insécurité persistante dans l’Est du pays, soutenir les efforts du Gouvernement congolais en matière de sécurisation, et contribuer à la défense de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la stabilité de la RDC

La Pros.

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Retour sur le Forum Canada-Afrique sur l’industrie portuaire et l’économie bleue

 

(Par Isidore KWANDJA NGEMBO)

Le forum qui a réuni les décideurs publics et privés, les chercheurs et les investisseurs sur les questions de l’industrie portuaire et de l’économie bleue, du 11 au 13 novembre 2025 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, visait essentiellement à faire émerger une nouvelle dynamique de coopération internationale autour de l’industrie portuaire et de l’économie bleue, et notamment de renforcer la connectivité maritime entre le Canada et le continent africain, fondée sur la complémentarité des capacités, la mutualisation des savoir-faire et le partage des expériences et des ressources techniques.

Ce forum, qui en est à sa première édition, s’inscrit justement dans un contexte mondial en pleine mutation, qui exige de nous tous, gouvernants, entrepreneurs et acteurs économiques, de nous adapter et d’avancer au rythme du temps.

Un pari gagné à coup sûr, dans la mesure où les participants sont repartis avec une conviction profonde que le monde portuaire et maritime n’est pas un monde de compétition, mais bien celui d’interdépendance. Que les ports ne sont pas que des infrastructures physiques, mais bien les cœurs battants du commerce international, les carrefours de croissance et de coopération, où se croisent les idées, les cultures, les talents et les innovations. Qu’aucune nation ne peut, à elle seule, bâtir un réseau maritime durable, mais qu’ensemble, nous pouvons renforcer les capacités portuaires africaines notamment en développant des infrastructures bleues intelligentes, en soutenant la formation technique et la mobilité des talents, et en construisant une chaîne logistique transatlantique plus verte, plus sûre et plus inclusive. Que nous sommes dans un monde où chaque port, chaque corridor logistique, chaque terminal, contribue à la fluidité de l’ensemble.

La motivation première du Forum Canada-Afrique est de partager une vision commune de coopération, d’innovation et de solidarité, afin de bâtir des ponts économiques, technologiques et humains fondés sur la confiance mutuelle et la réciprocité, qui constituent des éléments indispensables à la sécurité collective.

En effet, le Canada qui réalise pourtant que l’Afrique est à sept (7) jours seulement de navigation, par l’océan Atlantique, des côtes Est, n’a pas su développer abondamment son commerce avec le continent africain, qui plafonne à environ 16 milliards de dollars, alors que la Chine, l’Union européenne, les États-Unis et l’Inde ont atteint près de 1 000 milliards de dollars US en 2024, veut absolument rattraper ce retard en investissant davantage dans la diversification de ses marchés et de ses sources d’approvisionnement avec les pays du continent.

Saisissant la balle au bond, la République démocratique du Congo doit se positionner comme la première destination de prospective économique du Canada. En effet, il existe de nombreuses similitudes économiques entre les deux pays. La plupart d’importantes ressources naturelles, en particulier l’exploitation minière et forestière, le potentiel énergétique et pétrolier, d’immenses terres agricoles que possède la République démocratique du Congo, sont également au Canada qui a développé une grande expertise et un savoir-faire qui contribuent à la création de richesse et à la prospérité économique du Canada dans le monde.

S’agissant particulièrement de l’économie bleue, nous pouvons dire brièvement qu’elle englobe la pêche durable, la construction navale, le transport maritime, la recherche océanique, les énergies marines, et représente un levier colossal de croissance économique et de création d’emploi. C’est un thème important qui pose le grand défi de développer le potentiel économique des océans, des mers, des fleuves, des lacs et des rivières tout en assurant la pérennité de ces derniers.

Au Canada, la pêche est une industrie majeure qui implique des activités commerciales, industrielles, récréatives et artisanales. Le pays possède d’abondantes ressources halieutiques sur les côtes atlantique et pacifique. Il possède également de puissants navires frigorifiques de pêche industrielle ayant une capacité de pêche importante. Dans les provinces maritimes notamment, le secteur de la pêche est essentiel à l’économie et génère des revenus importants et la création de nombreux emplois, en particulier dans la pêche commerciale et la transformation des produits de la mer. Cependant, bien qu’elle soit possible toute l’année pour certaines espèces de poissons, la pêche est saisonnière en raison de conditions météorologiques plus froides et des restrictions qui s’appliquent en fonction du type de poissons et de régions.

À contrario, la République démocratique du Congo importe chaque année pour environ 3 milliards de dollars de produits alimentaires, alors que le fleuve Congo offre un potentiel économique inouï de ressources halieutiques, qui est largement sous-exploité, pour ne pas dire inexploité.

Long de 4 700 kilomètres, le fleuve Congo est le deuxième plus long d’Afrique qui abrite au moins 700 espèces de poissons qui, malheureusement, meurent de vieillesse en grand nombre, faute de disposer de chalutiers congélateurs de grande pêche et de navires de pêche industrielle. Et pourtant, une exploitation judicieuse et une gestion durable de ces ressources halieutiques sont essentielles à la consommation humaine et pourraient considérablement améliorer la santé physique et les conditions de vie de millions de Congolais.

Alors, pourquoi la RDC ne peut-elle pas imaginer un partenariat stratégique gagnant-gagnant qui consisterait à conclure un éventuel accord de coopération avec le Canada, qui permettrait de ramener, pendant la période d’hiver, quelques navires canadiens de pêche au large des côtes congolaises. Bien évidemment, un tel partenariat serait bénéfique, à plusieurs égards, dans ce sens qu’il ferait bénéficier aux Congolais les savoirs et les savoir-faire canadiens dans ce domaine, augmenterait de façon considérable les ressources financières de l’État congolais, permettrait de développer ce secteur vital de l’économie nationale et, ultimement, assurerait l’indépendance alimentaire des Congolais.

Nous osons espérer qu’à la prochaine édition, la République démocratique du Congo alignera une délégation importante pour participer aux réflexions stratégiques du Forum Canada-Afrique pour bâtir des ponts non seulement avec le Canada, mais aussi avec d’autres pays africains, en perspective de l’ouverture prochaine du port en eau profonde de Banana.

Le CEO de Pont-Bridge Canada, Monsieur Yaye Peukassa, une firme de relations gouvernementales, de développement des affaires et de promotion des investissements qui œuvre dans le renforcement de la coopération économique entre le Canada et l’Afrique, qui a organisé ce forum avec le soutien du gouvernement du Nouveau-Brunswick, a conclu le forum en ces termes : « Nous avons aujourd’hui la responsabilité et le privilège de bâtir ensemble les ponts du XXIe siècle : des ponts économiques, mais aussi humains, technologiques et culturels. Parce que ce n’est qu’ensemble, en équipe, en réseau, en alliance, que nous pourrons transformer nos ports en moteurs de prospérité durable et nos océans en espaces d’espoir et de coopération ».

Retour sur le Forum Canada-Afrique sur l’industrie portuaire et l’économie bleue
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Trêve d'illusion : aucun milliard USD en investissements n'est à espérer de l'étranger sans rétablissement total de la sécurité au pays !

De Léon Kengo en 1994 à Félix Tshisekedi en 2025, les promesses d'investissements obtenues des partenaires extérieurs ces 30 dernières années obéissent à la même logique : celle de l'existence d'un ordre institutionnel rassurant !

21 milliards USD pour la RDC, à peine 2 milliards pour le Rwanda : la visite-éclair de l'Émir du Qatar Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani à Kigali le 20 et à Kinshasa le 21 novembre 2025 continue de faire  délier les langues dans la Com' de la Fatshisphère. Pourtant, le communiqué final en six points publié à l'issue de l'étape de Kinshasa n'en parle pas. Normal : l'enveloppe est d'un holding privé ayant pour fondateur cheikh Mansour Ben Jabor Ben Jassim Al Thani, membre de la famille royale. Les investissements annonces à l'occasion de son passage à Kinshasa en septembre 2025 visent l’agriculture, les finances, les mines, l’industrie pharmaceutique, les hydrocarbures...

Deux initiatives distinctes

Or, les 6 Protocoles d'Entente (pas encore Accords formels) signés lors de la visite de l'Émir du Qatar concernent :

1. Le domaine des ports entre Qatar Ports Management Company “Mwani Qatar“ de l’État du Qatar et l’Office National des Transports (ONATRA SA) ;

2. Le domaine juridique entre le ministère de la justice de l’État du Qatar et le ministère de la justice de la RDC ;

3. L’exemption des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et passeports spéciaux de la RDC et de l’État du Qatar ;

4. Le mémorandum d’entente entre le Fonds du Qatar pour le développement dans l’État du Qatar et le ministère des Affaires sociales, action humanitaire, etc. ;

5. La coopération dans les domaines de la jeunesse et du sport entre les deux États ; et,

6. L’établissement des consultations politiques sur des questions d’intérêt mutuel entre les ministères des Affaires étrangères de la RDC et du Qatar.

On ne voit pas, à l'analyse de ces protocoles, où sont intégrés les 21 milliards annoncés !

Preuve qu'il n'y a rien à voir ni à avoir entre l'initiative du holding de cheikh Mansour Ben Jabor Ben Jassim Al Thani et la visite de l'Émir Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani.

Il s'agit de deux initiatives distinctes.

...Sur le terrain, pas grand-chose.

LE POTENTIEL (encore !) a visiblement perçu les risques de la confusion en ce que, dans sa livraison de ce mardi 25 novembre 2025 avec pour titré "Qatar-RDC : Une diplomatie des milliards sans investissements réels", il fait ce constat : "L’absence totale de précisions financières confirme que l’annonce relève davantage du souhait que de l’engagement. Aucun document ne mentionne une allocation du fonds souverain qatari, aucune structure de financement n’a été dévoilée, aucun calendrier n’a été fixé, aucun projet n’a été défini, aucun consortium industriel n’a été identifié. Tout ce qui aurait donné un début de crédibilité économique à cette annonce manque. Ce qui reste est une image diplomatique, une phrase lourde de chiffres mais vide de contenu opérationnel. Le Qatar n’a pas engagé 21 milliards. Il a simplement inscrit la RDC sur la longue liste des pays avec lesquels il entretient une relation de façade qui lui coûte peu et lui rapporte beaucoup en visibilité stratégique".

La Communication officielle doit avoir le courage de l'honnêteté.

Et pour cause !

Jusqu'à la veille de son entrée au Gouvernement le 8 août 2025, Adolphe Muzito jurait, la main sur le cœur, qu'aucun investisseur sérieux ne pouvait engager son argent dans un pays où le système politique n'est pas rassurant. C'était en 2019. Probablement qu'il a changé d'avis.

Mais, sur le terrain, la réalité n'a pas varié. En témoigne le nombre insignifiant d'investissements extérieurs opérés dans les 7 zones économiques spéciales installées au pays. Celle de Maluku, par exemple, peine à les attirer malgré toutes les facilités que leur offre l'État congolais dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires.

Au cours des 6 dernières années, que d'audiences Félix Tshisekedi et les membres du Gouvernement n'ont-ils pas accordées à des investisseurs extérieurs ici au pays et à l'étranger, en référence à tout ce que rapporte la Com' de Julien Paluku dans le groupe WhatsApp CAJPK !

Pourtant, sur le terrain, pas grand-chose.

Probablement qu'on entend voir...

Sécurisation politique, juridique et judiciaire

Au fait, il n'y a rien d'étonnant ni de nouveau dans le volet Investissements économiques étrangers sur le territoire congolais quand on sait que les derniers à avoir été entrepris par États-Unis en particulier, les Occidentaux en général, remontent aux années 1970-1985 avec, entre autres, le CIS (Consortium Inga-Shaba), Midema, Goodyear, General Motors etc.

Depuis une quarantaine d'années, rien. Plus rien. Ou tout au moins, il y a eu en 2006 TFM (Tenke Fugurume Mining) revendue aux Chinois en 2016.

Au cours des années de la longue Transition (1990-2006), les Occidentaux semblent avoir mis la RDC en jachères dans l'objectif soit de susciter son implosion (balkanisation), soit de lui priver de toute capacité de leadership dans la région Afrique Centrale et dans toutes les sous-régions dont le pays est membre : CEEAC, SADC, EAC, CIRGL...

Au nom des concepts comme les Droits de l'Homme, l'État de droit et la Démocratie appliqués en double standard (condescendance à l'égard de certains régimes africains comme le Rwanda), fermeté à l'égard de la RDC), les Occidentaux avaient cru se complaire dans le désinvestissement.

Il a fallu l'entrée de la Chine dans l'exploitation minière via le contrat sino-congolais pour qu'on assiste au ressaisissement en cours.

Mais, au-delà de cette forme de rattrapage, il y a l'exigence  incontournable de la sécurisation politique, juridique et judiciaire pour tous les investisseurs étrangers et même nationaux. Une sécurisation qui ne se discute pas. Elle s'impose.

On a en référence la tentative on ne peut plus suicidaire de Jules Angelete de préconiser la dissolution ou la nationalisation de la SICOMINES SA.

"Qui finance commande"

Ce qui se passe aujourd'hui a de quoi rappeler la première conférence de presse de Léon Kengo, redevenu Premier ministre en 1994 dans le cadre de la mise en place de la 3ème voie (ni Cns, ni CpK). Il avait averti les Zaïrois de ne rien espérer de l'étranger dès lors que le modus operandi adopté par les forces politiques et sociales était la destruction des  investissements au nom de la prétendue lutte contre la fameuse dictature d'un certain Mobutu, aujourd'hui remis à la page aux  musées nationaux au point d''y inviter l'Émir du Qatar !

Ironie du sort : le parti qui faisait fuir les investisseurs avec des initiatives du genre "Journées Ville Morte" est aujourd'hui au pouvoir. Il peine à les faire venir ou revenir au pays.

La morale à en tirer est que les 21 milliards de dollars promis à la RDC ne seront disponibles que lorsque la sécurité politique, juridique et judiciaire sera consolidée.

Entre-temps, le Rwanda disposera de ses 2 maigres milliards et en fera l'usage qu'il en fera, et cela pour avoir instauré la sécurité politique, juridique et judiciaire !

Comme pour dire de la RDC que son enveloppe à elle est soumise à d'autres considérations. Dont, sans doute et hélas ! La caution de Washington !

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

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Trêve d'illusion : aucun milliard USD en investissements n'est à espérer de l'étranger sans rétablissement total de la sécurité au pays !
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