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Suspension des activités du PPRD : Pour Josaphat Musamba, cette décision ne favorise pas la décrispation de la crise mais plutôt l’aggrave

Josaphat Musamba, chercheur et doctorant en sciences politiques à l’Université de Gand en Belgique, estime que la suspension des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) pourrait avoir des répercussions importantes sur la crise actuelle en RDC, si elle aboutit à une dissolution judiciaire.

Selon lui, la communication du ministère de l’Intérieur concernant cette suspension, motivée par l’ambiguïté du rôle du PPRD dans la crise sécuritaire à l’Est du pays, doit être accompagnée d’une décision judiciaire pour être pleinement légitime.

« Si le PPRD venait à être dissout, cela ne favoriserait pas la décrispation de la crise, mais la complexifierait davantage. De nombreuses personnes pourraient rejoindre la rébellion ou partir en exil. Je crains que cette mesure ne résolve pas directement le conflit », analyse Josaphat Musamba.

De son côté, le gouvernement congolais a annoncé samedi dernier la suspension sur toute l’étendue du territoire national des activités du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse de « silence complice » face à « l’agression rwandaise » dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel signé par le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur,  le ministère « dénonce et condamne » l’attitude jugée « ambiguë » de M. Kabila, sénateur à vie et autorité morale du PPRD, notamment pour n’avoir « jamais condamné l’occupation d’une partie du territoire national par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC », ni dans ses prises de parole, ni à l’occasion de son récent retour à Goma, une ville sous contrôle rebelle.

S’appuyant sur la loi n°04/002 du 15 mars 2004 sur les partis politiques, le ministère affirme que cette posture constitue une violation des obligations légales des formations politiques en matière de souveraineté et d’intégrité territoriale. Il indique par ailleurs avoir l’intention de saisir le parquet près la Cour constitutionnelle.

« Le Ministère de l’Intérieur rappelle aux partis politiques leurs obligations de veiller à la consolidation de l’unité nationale, à la préservation de la souveraineté de l’État congolais, à la sécurité et à l’intégrité du territoire », conclut le communiqué.

Michel Okaso

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RDC : le Ministère de l’Intérieur suspend les activités du PPRD !

Dans un communiqué officiel au ton ferme, le Ministère de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a annoncé la suspension des activités du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) sur l’ensemble du territoire national. Cette décision intervient dans un contexte de tension exacerbée par l'occupation de certaines zones de l'Est de la RDC par les forces rwandaises et leurs alliés du M23/AFC.

Le Ministère accuse directement Joseph Kabila, ancien Président de la République, Sénateur à vie et Autorité morale du PPRD, d'adopter une "attitude ambigüe" face à cette agression armée. Il lui est notamment reproché de n’avoir jamais condamné publiquement cette occupation militaire, ainsi que d’avoir choisi de rentrer récemment en RDC par la ville de Goma, sous contrôle des forces ennemies, lesquelles auraient, selon le communiqué, assuré sa sécurité.

Le Ministère y voit un activisme suspect et un silence complice, estimant que ces actes violent l’article 6 de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques, ainsi que les dispositions relatives au statut des anciens chefs de l’État. En conséquence, le ministère indique qu’il va saisir le Parquet près la Cour constitutionnelle pour porter ces faits à la justice.

Le communiqué rappelle aux partis politiques leur obligation de contribuer à l’unité nationale, à la souveraineté de l’État et à l’intégrité du territoire congolais. « Le silence coupable, voire complice, du PPRD dans cette guerre d’agression ne saurait être toléré », martèle le ministère dans ce document signé à Kinshasa.

La suspension du PPRD, ex-parti présidentiel et acteur central de la vie politique congolaise pendant près de deux décennies, marque un tournant politique majeur à la veille d'une année électorale décisive. Elle risque également de raviver les tensions au sein de la classe politique, alors que l’Est du pays reste le théâtre de violences continues.

La réaction officielle du PPRD ou de son autorité morale Joseph Kabila se faisait encore attendre au moment de la publication de cet article.

Patrice Piardon

 

RDC : le Ministère de l’Intérieur suspend les activités du PPRD !
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Pour préserver la Lomami contre les érosions : Cyrille Ngoyi appelle les Kabindais à une mobilisation collective

L’honorable Cyrille Ngoyi Sulu, député provincial de Lomami, a, dans une interview inclusive accordée à identitenews.net ce 15 avril, mis en lumière une crise silencieuse qui menace la ville héroïne de Kabinda. « Dans son nouvel ouvrage, Comment lutter contre les érosions à Kabinda », Cyrille Ngoyi Sulu ne se contente pas de décrire la situation, il fustige la timidité des autorités provinciales et appelle à une mobilisation collective pour préserver cette province.

Kabinda, connu pour sa richesse écologique et ses ressources naturelles, subit les conséquences des têtes d’érosions accélérées, un phénomène aggravé par le changement climatique et des pratiques humaines non durables, entraînant perte irréversible de terres cultivables et menace la survie des communautés locales. Les conséquences sont alarmantes : dégradation des habitats, insécurité alimentaire et déplacements de populations.

Le député Cyrille Ngoyi Sulu aborde cette problématique avec une approche pragmatique. Dans son livre, il explore les causes de l’érosion, mais insiste surtout sur les solutions. Il propose des idées novatrices et des stratégies concrètes pour lutter contre ce fléau, par exemple, il plaide pour :

La reforestation : Une initiative essentielle pour restaurer les écosystèmes dégradés. Des pratiques agricoles durables : Des méthodes qui respectent l'environnement tout en soutenant la production alimentaire.

La sensibilisation des communautés : Éduquer les habitants sur les enjeux environnementaux afin de les inciter à agir.

Cependant, ce livre ne se limite pas à un simple constat ; c’est un véritable cri d’alarme, Cyrille Ngoyi Sulu appelle les décideurs, les ONG et les citoyens à prendre conscience de l’urgence de la situation, « la protection de l’environnement ne doit pas être une option, mais une responsabilité collective, la province de Lomami doit être désenclavée, les mesures pour contrer les érosions doivent également être prises pour l'avenir d'un Kabinda propre » a t'il renchérit.

Parcourant ce livre, il met également en avant l’importance de l’éducation dans la lutte contre l’érosion en mobilisant les jeunes et en les sensibilisant aux enjeux écologiques d'où il espère créer une génération engagée pour la préservation de leur environnement.

Comment lutter contre les érosions à Kabinda "est bien plus qu’un ouvrage, c’est un guide de survie pour une région en danger, Cyrille Ngoyi Sulu, par son engagement et son expertise, ouvre la voie à un dialogue essentiel sur la protection de l’environnement à Kabinda.

Ce livre, qui comprend 17 chapitres riches en informations et en recommandations pratiques, est une lecture indispensable pour quiconque souhaite comprendre les enjeux environnementaux actuels et s’engager dans des actions concrètes pour un avenir durable d'où à travers son initiative, Ngoyi Sulu démontre qu’il est encore possible de sauver Kabinda, à condition d’agir maintenant.

La Pros.

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Retour de Joseph Kabila par l’Est : Augustin Kabuya dénonce une alliance avec Kigali

L’annonce mardi 8 avril 2025  du retour de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, par la région orientale du pays, a provoqué une onde de choc sur la scène politique. Plusieurs acteurs politiques s'interrogent sur l'opportunité de cette annonce en cette période où le pays est agressé.

Dans sa réaction, Augustin Kabuya pense que cette annonce de l’ancien Président de la République démocratique du Congo, qui parle de son retour au pays, par la partie Est, victime d’une guerre imposée par le Rwanda en partenariat avec le M23/AFC. La preuve que derrière cette insécurité se cache plusieurs personnalités politiques.

« Nangaa, c’est le produit de Kabila, Kabila c’est le produit de Kagame. Moïse Katumbi ne me surprend pas », a déclaré Augustin Kabuya avant d'établir une supposée chaîne d’influence entre l’ancien Président congolais et son homologue rwandais Paul Kagame.

Kabuya va plus loin, affirmant que le retour de Kabila n’est pas anodin, mais s’inscrit dans une dynamique politique et géopolitique visant à fragiliser l’actuel Président Félix Tshisekedi. Il appelle ainsi la population à rester unie autour du Chef de l’État.

Selon le numéro un de l’UDPS, la posture du Président rwandais serait révélatrice en précisant: « Ce qui est plus important dans cette affaire, c’est la position du Président rwandais Paul Kagame qui a compris qu’il est en train d’être sanctionné avec son régime. Il faut que vous-même vous puissiez porter des gants, monter sur le ring, et vous afficher officiellement ».

Et de s'indigner: « Kabila, tout en étant conscient que par la voie électorale jamais il ne peut gagner même les élections municipales, vu tout le mal qu’il a fait aux Congolais, savait que l’unique façon de revenir en politique était de tuer les Congolais. Quand Goma tombe, silence. Bukavu pareil. Mais dès qu’il a entendu parler de sanctions contre les dignitaires de Kagame, il convoque une conférence de presse».

Jackson Mutamba

 

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Pour une gestion axée sur les résultats, RDC : la politique sectorielle du Ministère du Plan et CAD validée !

Le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement a procédé, lors d’un atelier organisé ce 03 avril 2025 dans ses installations, à la validation technique de la Politique sectorielle pour une gestion axée sur les résultats. Il s’agit d’une grande première dans l’histoire du ministère, qui marque une avancée majeure vers une gestion plus efficace des dépenses publiques, en phase avec la réforme engagée par la République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre de Budget-Programmes.

Un engagement pour une gestion budgétaire plus performante

Le Vice-Premier Ministre, Ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, qui a supervisé cet important atelier, a souligné dans son allocution, l’importance de la migration du pays du « Budget de moyens » vers le « Budget-Programmes », un modèle qui privilégie une allocation budgétaire optimale basée sur les résultats concrets des politiques publiques. "La République Démocratique du Congo a levé l’option de basculer du Budget de moyens au Budget-Programmes. Ce mode de gestion budgétaire offre de nombreux avantages, notamment une meilleure gestion des finances publiques axée sur les résultats, ou encore une meilleure affectation des ressources aux actions publiques essentielles", a-t-il déclaré.

Ce changement structurel impose à chaque Ministère de définir une politique sectorielle claire, accompagnée d’un Plan d’actions prioritaires. L’atelier de validation tenu ce jour concrétise cette exigence et positionne le Ministère du Plan & CAD comme un acteur clé dans l’amélioration de la gouvernance budgétaire.

Un long processus ayant conduit à l’identification de grands trois axes d’intervention

L’élaboration de cette politique sectorielle a connu un long cheminement. Depuis 2019, le Ministère du Plan & CAD a mené un diagnostic approfondi, impliquant toutes les parties prenantes, notamment les structures et services placés sous sa tutelle. L’objectif était de définir une vision stratégique cohérente, alignée sur les grandes orientations du Plan National Stratégique de Développement (PNSD). Ce travail a abouti à l’identification de trois grands axes d’intervention, traduits en programmes ministériels :

  • Programme Administration Générale : Renforcement des capacités institutionnelles et modernisation du fonctionnement du ministère ;
  • Programme Étude et Planification du Développement : Mise en place d’outils et des mécanismes performants pour la planification du développement économique et social ;
  • Programme Investissement et Partenariat pour le Développement : Promotion des investissements publics et privés pour stimuler la croissance et la coopération internationale.

Cette structuration vise à garantir une allocation efficace des ressources, en mettant en avant les priorités stratégiques du gouvernement. Avec cette première validation de sa politique sectorielle, le Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement affirme son rôle pionnier dans la mise en œuvre du Budget-Programmes en RDC. Cette démarche ouvre la voie à une gestion budgétaire plus transparente et mieux ciblée, répondant aux besoins réels du pays.

(Avec la Cellule de Communication & Médias)

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