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Après la présentation de ses lettres de créance à Félix Tshisekedi, RDC-Ukraine : Vasyl Hamianin place son mandat sous les signes du renforcement des relations bilatérales !

 

Vasyl Hamianin vient de lancer des signaux d’espoir pour son mandat en RDC, en tant qu’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Ukraine. Au cours d’une conférence de presse, tenue mardi 29 avril 2025, à la chancellerie ukrainienne, sur l’avenue de la Justice, dans la commune de la Gombe, il a dévoilé la vision qu’il entend mettre en exécution, durant son mandat, en vue d’une coopération fructueuse entre Kiev et Kinshasa : visites d’amitié, échanges culturels, promotion des activités sportives, investissements dans le  secteur de la Santé…

 ‘’ Il y a quelques jours, j’ai remis mes lettres de créance au Président de la RDC, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Je lui ai transmis les salutations et les espoirs de mon Président, Volodymyr Zelensky. Nous allons planifier un travail commun et entreprendre des actions concrètes pour le bien de nos peuples. Nous allons développer notre amitié et échanger des visites. Nous apprendrons ensemble, nous ferons des films. Nous jouerons de la musique merveilleuse et cultiverons des produits agricoles pour nourrir les populations. Nous organiserons des matchs de foot et de boxe, nous construirons des logements et développerons la médecine. Nous apprendrons l’ukrainien, le lingala, le tshiluba, le kikongo et le swahili’’, a annoncé Vasyl Hamianin, pour sa première sortie médiatique, à Kinshasa. Pour Vasyl Hamianin, la RDC et l’Ukraine vont réaliser des progrès ensemble malgré les vicissitudes dues aux situations de guerre qu’elles traversent actuellement.

‘’ les Ukrainiens et les Congolais sont bien plus proches qu’on pourrait le croire. Ce n’est pas une question de langue ou de race. C’est une question de vérité historique, d’un esprit commun de volonté, d’invincibilité et de résilience, d’un désir éternel de paix et de justice, incarné par Patrice Lumumba et tant de héros ukrainiens. Nos peuples ont souffert de l’esclavage et du colonialisme. Au cours du siècle dernier, nos nations ont été victimes de destruction, de génocide, de pillage de leurs richesses naturelles et d’humiliations. Et ces pages de notre histoire commune seront encore écrites grâce à chacun d’entre vous’’, a lancé, dans sa communication, l’ancien Ambassadeur de l’Ukraine en Indonésie.

Gloire Mfemfere

COMMUNICATION DE L’AMBASSADEUR VASYL HAMIANIN

Mardi 29 avril 2025

Mesdames et Messieurs les journalistes,

J’espère que votre semaine a bien commencé. Je vous souhaite à toutes et à tous qu’elle se termine tout aussi bien. Que le Seigneur bénisse votre travail difficile.

Aujourd’hui est un jour très important pour moi. Ce n’est pas seulement une rencontre avec des représentants de l’une des professions les plus passionnantes mais aussi parmi les plus dangereuses. C’est en fait ma toute première apparition publique en République Démocratique du Congo – un pays dans lequel je ne suis que depuis quelques semaines, mais que j’ai déjà commencé à ressentir et à aimer.

Avant tout, je vous félicite tous pour une étape importante sur le chemin de la restauration de la paix et de la souveraineté sur l’ensemble du territoire de la RDC : le 25 avril a été signée une « Déclaration de principes pour l’instauration de la paix » entre les représentants de la RDC et du Rwanda. Et j’espère sincèrement que nous assisterons bientôt à la signature d’un Accord de paix, qui marquera la fin de la guerre, ouvrira la voie au retour des réfugiés et favorisera la stabilité, la prospérité et un développement pacifique durable de la République Démocratique du Congo. Amen.

Honnêtement, la plupart de mes amis les plus proches sont des journalistes – ce sont les gens avec qui j’ai partagé le plus de moments, de défis et d’amitiés sincères. Cela remonte à l’époque où je travaillais comme interprète pour les présidents, les présidents du Parlement et les Premiers ministres de l’Ukraine. Ensuite, lors de ma première mission en Chine, j’étais porte-parole de l’ambassade et tous les journalistes chinois étaient devenus comme ma famille.

Ensuite est survenue l’agression russe et l’occupation de la Crimée en 2014, puis, en 2022, la grande guerre m’a trouvé à Jakarta. Dès les premiers mois, j’ai donné des centaines d’interviews, participé à d’innombrables émissions télé, talk-shows, écrit des articles et animé des conférences de presse. J’ai aussi organisé plusieurs missions en Ukraine, y compris sur la ligne de front.

J’ai toujours été impressionné par ces hommes et ces femmes qui, sans armes, ont démontré un immense héroïsme. Beaucoup ont perdu la vie avec un micro ou un carnet à la main… nous ne les oublierons jamais. Rendons-leur hommage par une minute de silence… Merci.

Vos collègues sont toujours en première ligne. Des dizaines souffrent actuellement dans les prisons et centres de torture russes, parmi eux – des Ukrainiens, des Tatars de Crimée… tant d’innocents.

Et rappelons-nous du documentaire oscarisé « 20 jours à Marioupol » : les héros du film – l’équipe de tournage d’Associated Press – ont risqué leur vie chaque seconde pour montrer au monde la vérité sur l’invasion russe en Ukraine.

Oui, je parle de la guerre. Malheureusement, vous savez trop bien ce qu’est la guerre, comment les gens meurent lorsque leur terre est envahie, comment leurs maisons brûlent. Vous connaissez la peur qui règne dans les camps de réfugiés, la douleur de perdre ses proches, emportés par les blessures, la maladie ou la faim…

Et je dois vous dire quelque chose. C’est incroyable, mais les Ukrainiens et les Congolais sont bien plus proches qu’on pourrait le croire. Ce n’est pas une question de langue ou de race. C’est une question de vérité historique, d’un esprit commun de volonté, d’invincibilité et de résilience, d’un désir éternel de paix et de justice, incarné par Patrice Lumumba et tant de héros ukrainiens. Nos peuples ont souffert de l’esclavage et du colonialisme. Au cours du siècle dernier, nos nations ont été victimes de destruction, de génocide, de pillage de leurs richesses naturelles et d’humiliations.

Et ces pages de notre histoire commune seront encore écrites – grâce à chacun d’entre vous.

Et pourtant, malgré les souffrances, nos peuples continuent de chanter, de sourire et de se battre, portés par une joie profonde et une volonté inflexible de défendre leur terre, leur liberté et leur indépendance. Parfois, ils demeurent un peu naïfs, croyant encore en la « bonne volonté » de ceux qui incarnent le mal – terroristes et criminels internationaux – mais ils sont ancrés dans une foi profonde, une foi qui ne les fait jamais abandonner l’espoir, l’amour et la lumière.

Chers amis,

Il y a quelques jours, j’ai remis mes lettres de créance au Président de la RDC, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Je lui ai transmis les salutations et les espoirs de mon Président, Volodymyr Zelensky.

Nous allons planifier un travail commun et entreprendre des actions concrètes pour le bien de nos peuples. Nous allons développer notre amitié et échanger des visites. Nous apprendrons ensemble, nous ferons des films. Nous jouerons de la musique merveilleuse et cultiverons des produits agricoles pour nourrir les populations. Nous organiserons des matchs de foot et de boxe, nous construirons des logements et développerons la médecine. Nous apprendrons l’ukrainien, le lingala, le tshiluba, le kikongo et le swahili.

Et, une fois le mémorial du GÉNOCOSTE établi, nous organiserons des prières communes à Kyiv et à Kinshasa, en hommage à nos compatriotes disparus.

En parlant du GÉNOCOSTE, je ne peux passer sous silence les terribles dégâts causés à mon pays par l’agresseur russe du régime criminel du Kremlin. La centrale nucléaire de Zaporijjia prise de force et occupée illégalement par les troupes russes, le barrage de Kakhovka détruit lors du retrait des troupes russes, des mines inondées, des champs agricoles truffés de mines…

Et au-dessus de tout cela, résonnent les échos de la tragédie de Tchernobyl, une catastrophe qui ne doit jamais se reproduire, mais que les forces d'occupation russes tentent de ranimer.

La guerre est un mal.

L’Ukraine, tout comme la RDC, veut vaincre ce mal, arrêter la violence, les meurtres et les destructions.

Pour cela, nous devons unir nos forces, être sincères, fermes, résilients et inébranlables.

Ensemble, nous sommes plus forts.

Ensemble, nous pouvons accomplir l’impossible.

Mes chers amis,

Bientôt, nous célébrerons le 100e anniversaire du héros national congolais et fils de l’Afrique, Patrice Lumumba. Puis viendra l’anniversaire de l’indépendance de la RDC. Et ensuite, ce sera la fête de l’indépendance de l’Ukraine.

Et je serai heureux de vous revoir tous, encore et encore.

Gloire à l’Ukraine !

Vive la République Démocratique du Congo !

Après la présentation de ses lettres de créance à Félix Tshisekedi, RDC-Ukraine : Vasyl Hamianin place son mandat sous les signes du renforcement des relations bilatérales !
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Zhao Bin confirme la fin d’une mission d’études à Kinshasa, RDC : la Chine annonce la construction d’un nouveau bâtiment moderne pour le Ministère des Affaires Etrangères !

 

Selon Zhao Bin, Ambassadeur de Chine en RDC, deux projets importants ont enregistré des avancées significatives, depuis le début de l’année en cours, pour leur exécution, dans le cadre de la coopération sino-congolaise. Le premier projet concerne la construction d’un nouveau bâtiment moderne au profit du Ministère des Affaires Etrangères, à Kinshasa, tandis que le second projet cadre avec la réalisation de la phase 2 du barrage Tshala, au niveau de Mbuji-Mayi, dans le Kasaï-Oriental. S’agissant de la construction du nouveau siège du Minaffet, il a révélé qu’une mission d’étude chinoise vient de terminer sa visite à Kinshasa et que le début des travaux pourrait intervenir d’ici la fin de cette même année. Zhao Bin a livré ces informations importantes, lundi 28 avril dernier, au cours d’une interview exclusive accordée à la presse, en marge de la cérémonie d’inauguration de la nouvelle chancellerie de l’Ambassade de Chine, située à la Gombe. Lors de cet entretien riche, il a démontré l’importance unique que Pékin attache à sa coopération stratégique avec Kinshasa, dans une dynamique essentielle fondée sur la construction d’un destin partagé. Le Diplomate Zhao Bin a également abordé plusieurs sujets pertinents touchant aux enjeux économiques tant en RDC qu’à l’échelle mondiale.

 

Que pense la Chine à la proposition des Etats-Unis et de la RDC de signer un accord stratégique sécurité contre minerais ?

Zhao Bin : La Chine est le premier partenaire commercial, mais aussi d'investissement du Congo. Nous ne le considérons pas comme un privilège, mais plutôt comme une responsabilité et un signe de confiance du Congo à l'égard de la Chine. Nous pensons toujours que les potentialités de développement du Congo sont immenses, ainsi que son besoin de développement pour tous les efforts de développement visant à accompagner le Congo dans ce sens sont les bienvenus. Nous sommes prêts à poursuivre notre coopération avec le Congo pour faire partie de ses efforts internationaux. Et en même temps, nous n'avons pas peur de la concurrence, parce que le développement de la Chine s'est réalisé certainement à travers la coopération. Mais, aussi, pour beaucoup de cas à travers des concurrences quelques fois très acharnées.

Comment la Chine compte-t-elle préserver et renforcer ses relations de coopération avec la RDC, surtout avec la venue des Etats-Unis qui pourrait peut-être amener une concurrence, surtout avec le comportement de l'actuel régime américain ?

Zhao Bin : Notre coopération avec le Congo, nous le faisons toujours d'une manière ouverte sans fixer une partie tierce. Donc, nous espérons que les partenariats que les autres partenaires internationaux mènent avec la RDC suivent la même logique. C'est-à-dire non exclusif, non discriminatoire et non substitutif. Précisément sur cette question qui est d'actualité, face à la question des tarifs douaniers imposés par les Américains à la Chine et d'autres pays du monde, notre position est très claire : si on veut la guerre, nous la ferons. Si on veut la négociation, la porte est ouverte. Mais, cette négociation ne peut se mener que sur base d'équité, de respect, et de bénéfice réciproque.

Il y a une guerre commerciale ouverte entre la Chine et les Etats-Unis. Y a-t-il des dispositions particulières prises pour éviter le choc en Afrique ?

Nous sommes soucieux de cet éventuel impact parce que devant ce genre de situation, l'Afrique est souvent la partie du monde la plus vulnérable. C'est la raison pour laquelle nous allons organiser en juin prochain, deux événements avec nos amis africains. Une réunion ministérielle pour la coordination de la mise en œuvre des engagements pris par les Chefs d'Etat et de gouvernement chinois et africains dans le cadre du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) et la quatrième édition d'exposition sino-africaine dans la coopération économique et commerciale. Nous espérons qu'à travers ces deux assises, nous allons mettre des mesures visant à aider les pays africains à accélérer leur industrialisation et modernisation. Je cite comme exemple, les mesures visant à aboutir à une exemption totale d'importation des pays africains envers la Chine qui couvre toutes les catégories de produits.

Comment la nouvelle chancellerie de l'Ambassade de Chine contribuera-t-elle aux relations sino-congolaises ?

Nous souhaitons, par la construction de la nouvelle chancellerie de l'ambassade, ajouté trois nouveautés aux relations sino-congolaises. La première, nous voulons faire de ce nouveau siège de l'ambassade une nouvelle vitrine de la Chine en voie de modernisation et de réalisation de développement de haute qualité. Deuxièmement, nous voudrions faire de cette ambassade, un nouveau repère de la coopération sino-congolaise avec le stade des Martyrs, le Palais du Peuple, le Centre Culturel et Artistique pour les pays de l'Afrique centrale. Nous voudrions avec ce complexe architectural contribuer à embellir Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Troisièmement, nous voudrions faire de cette ambassade une nouvelle plateforme des échanges humains entre le peuple chinois et congolais. D'ailleurs, un vernissage des œuvres des étudiants de l'Académie de Beaux-Arts coïncide avec l'inauguration de l'ambassade. Et, dans un avenir proche, nous comptons organiser d'autres événements du genre. Nous prévoyons d'organiser d'autres événements comme les Journées portes ouvertes, afin d'inviter davantage d'amis congolais à visiter la nouvelle chancellerie. Nous organiserons aussi des rencontres entre les hommes d'affaires du monde culturel et artistique de nos deux pays pour explorer des pistes de collaboration.

La Chine est aujourd'hui le premier partenaire commercial de la RDC. Elle représente plus de la moitié des exportations congolaises, et près de la moitié des importations. En termes d'argent, combien la RDC a-t-elle engrangé dans ce partenariat commercial avec la Chine pour l'année 2024 ? Disposeriez-vous des chiffres pour le premier semestre 2025 ?

S'agissant des échanges commerciaux entre la Chine et la RDC, selon les statistiques des services douaniers chinois, l'année dernière, nous avons importé du Congo des produits d'une valeur de plus de 21 milliards de dollars. Et nous avons exporté des marchandises d'une valeur d'un peu plus de 4 milliards.

La balance est largement en faveur de la partie congolaise. Pour le premier trimestre de cette année, le volume total des échanges commerciaux sino-congolais a atteint le niveau de 5, 8 milliards de dollars, soit une augmentation de 7,8% par rapport à la même période de l'année précédente. A côté de ces échanges commerciaux qui sont largement excédentaires pour la partie congolaise, nous avons aussi contribué au développement socio-économique du Congo par la mise en œuvre de grands projets structurants. Depuis le début de cette année, deux projets en discussion ont réalisé des avancées importantes. Le premier concernant la construction d'un nouveau bâtiment du ministère des Affaires Etrangères, une mission d'étude vient de terminer sa visite à Kinshasa. L'autre, c'est la construction du Barrage Tshala phase 2 à Mbuji-Mayi. Le contrat vient d'être signé. Et si tout se passe bien, les travaux vont être officiellement lancés d'ici la fin de l'année.

La RDC traverse des moments extrêmement difficiles, à la suite de la guerre qui sévit dans l'Est. Que peut-on attendre de la Chine comme contribution pour le retour de la paix durable ?

Cette année marque le 80ème anniversaire de la guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise et la guerre mondiale anti-fachiste. La Chine a été pendant un long moment de son histoire, victime de l'agression extérieure. Nous sommes donc particulièrement attachés à la souveraineté, à la dignité de l'Etat congolais. C'est la raison pour laquelle nous soutenons indéfectiblement les efforts de la RDC de sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Au mois de février, sous la présidence du Conseil de sécurité chinoise, nous avons fait des efforts pour faire adopter à l'unanimité, le premier du genre dans l'histoire, la résolution 2773 en faveur de la République démocratique du Congo. "Nous sommes le premier pays à annoncer l'interdiction de toutes les activités économiques des ressortissants chinois dans la zone en conflit, c'est-à-dire dans l'Est du Congo. Nous avons accordé plusieurs aides humanitaires aux autorités congolaises sous forme de denrées alimentaires, de tente, de fourniture médicale et un fond d'un million de dollar en cash débloqué et mis à la disposition de la partie congolaise. Et dans le futur, nous allons continuer à faire ce genre d'efforts, c'est-à-dire soutenir le Congo aussi bien dans les enceintes multilatérales qu'au niveau bilatéral, avec une coopération économique, mais aussi militaire et par des actions humanitaires.

Quelle évaluation faites-vous de la coopération minière sino-congolaise ? Selon l'ordre d'importance, quels sont les autres domaines de coopération RDC-Chine, outre les mines ?

La coopération minière entre la Chine et le Congo est très fructueuse. Je vous cite des chiffres. Premièrement, les entreprises minières chinoises contribuent à hauteur de 3,1 milliards de dollars aux recettes fiscales de l'Etat congolais. Nous sommes les premiers contributeurs aux recettes congolaises, et nous sommes aussi le premier employeur après l'Etat congolais, avec la création de plus de trois cent mille postes d'emplois. Mais, la coopération minière entre nos deux pays n'est pas tout. La Chine et la RDC mènent des coopérations dans beaucoup d'autres domaines sans pour autant les hiérarchiser. Je cite quelques exemples. Sur le plan agricole, nous sommes très attachés au transfert du savoir-faire. Aussi, nous avons mis en place un centre de vulgarisation de techniques agricoles à Kinshasa et le premier séminaire de formation a été tenu à la deuxième moitié de l'année dernière. Nous avons également invité plusieurs investisseurs agricoles chinois à venir visiter Kinshasa pour explorer d'éventuelle coopération avec la partie congolaise.

Sur le plan des infrastructures, l'année dernière, nous avons inauguré le Centre Culturel et Artistique pour les pays d'Afrique Centrale, et le lancement des travaux des rocades de Kinshasa, et aussi la construction et la mise en service de plusieurs ports secs à la frontière de la RDC avec le Zambie. Sur le plan culturel et éducationnel, le premier centre de l'enseignement de la langue chinoise a été créé dans l'enceinte de l'Université de Kinshasa, il y a un mois. Et nous allons bientôt organiser la Semaine du film chinois pour faire mieux connaître la Chine à la population congolaise et mieux la comprendre. En somme, la coopération minière sino-congolaise n'est qu'une composante de notre coopération. Cependant, elle contribue à l'enrichissement du contenu de cette coopération que nos deux Chefs d'Etat veulent stratégique et globale.

Propos recueillis par Gloire Mfemfere

Zhao Bin confirme la fin d’une mission d’études à Kinshasa, RDC : la Chine annonce la construction d’un nouveau bâtiment moderne pour le Ministère des Affaires Etrangères !
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Solidarité régionale au centre d'accueil Fraternité Sans Frontière , Bujumbura : les Premières Dames de la RDC et du Burundi apportent réconfort et espoir aux enfants

Dans un geste de solidarité et d'humanité, les Premières dames de la République Démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, et du Burundi, Angeline Ndayishimiye, ont effectué une visite conjointe au centre d'accueil Fraternité Sans Frontière à Bujumbura le mercredi 30 avril 2025. Cette visite, empreinte d'émotion et de compassion, visait à apporter un soutien moral et matériel aux enfants vulnérables hébergés par le centre.

Accueillies chaleureusement par les responsables et les enfants du centre, les Premières dames ont passé du temps avec les jeunes pensionnaires, échangeant des paroles d'encouragement et participant à des activités ludiques. Elles ont pu constater de visu les efforts déployés par le centre pour offrir un environnement sûr et aimant à ces 300 orphelins et de leurs encadreurs confrontés à des difficultés considérables. L’ONG Fraternité Sans Frontières (FSF), légalement enregistrée en République Démocratique du Congo, agit dans plusieurs domaines d’intervention notamment : la protection de l’enfance, l’éducation, la santé, l’accompagnement psychosocial des groupes vulnérables, et la réinsertion des enfants en situation difficile.

Denise Nyakeru Tshisekedi a souligné l'importance de la solidarité régionale face aux défis humanitaires. " Voir ces enfants, leur résilience malgré les épreuves, nous rappelle l'urgence d'agir ensemble pour leur offrir un avenir meilleur", a-t-elle déclaré.

Pour sa part, sa consœur burundaise a abondé dans le même sens, insistant sur le rôle crucial des centres d'accueil comme ‘‘Fraternité Sans Frontière’’ pour redonner espoir et dignité aux enfants en situation de vulnérabilité.

La visite s'est conclue par la remise de dons de fournitures scolaires, de vêtements et de produits de première nécessité, destinés à améliorer le quotidien des enfants du centre. Ce geste concret témoigne de l'engagement de deux Premières Dames à soutenir les initiatives locales qui œuvrent en faveur de la protection de l'enfance.

Cette action conjointe de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi et la Fondation Bonna Action Umugiraneza envoie un message fort de fraternité et de coopération régionales. Elle met en lumière la situation des enfants vulnérables et la nécessité d'un engagement continu pour leur bien-être et leur épanouissement. Le centre d'accueil Fraternité Sans Frontière, par son travail dévoué, incarne un modèle d'espoir pour ces enfants qui représentent l'avenir de la région.

La Pros.

Solidarité régionale au centre d'accueil Fraternité Sans Frontière , Bujumbura : les Premières Dames de la RDC et du Burundi apportent réconfort et espoir aux enfants
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Doha : Togo, USA, France, Qatar, RDC et Rwanda en conclave pour la paix, la stabilité et le développement dans la Sous-Région

Les lignes continuent de bouger dans la quête des solutions à la crise sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo. Tenez ! Après la signature de la déclaration des principes le weekend dernier aux Etats-Unis d’Amérique entre les Ministres des Affaires Etrangères du Rwanda et de la RDC, un autre rendez-vous a eu de nouveau lieu à Doha, au Qatar, ce mercredi 30 avril 2025 où «des représentants du Togo, des Etats-Unis, de la France, de l’Etat du Qatar, de la RDC et du Rwanda se sont réunis afin de réaffirmer leur engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité et du développement économique dans la région des Grands Lacs». C’est ce que renseigne la déclaration conjointe concernant les efforts à soutenir la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo que votre Journal publie dans les lignes qui suivent. Selon ladite déclaration, les discussions ont porté sur les efforts déployés pour faire face à la situation dans l'Est de la République Démocratique du Congo, sur le dialogue en cours entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le mouvement Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), ainsi que sur la situation humanitaire persistante dans la région, qui continue de nécessiter une réponse urgente, coordonnée et durable. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration.

Déclaration conjointe Concernant les efforts visant à soutenir la paix dans l'est de la République Démocratique du Congo

Doha le 30 avril, 2025

A la suite de la réunion trilatérale tenue à Doha le 18 mars 2025 entre Leurs Excellences les Chefs d'État de la République Démocratique du Congo, de la République du Rwanda et de l'État du Qatar, et dans le cadre des efforts continus visant à résoudre la situation dans l'est de la République Démocratique du Congo, des représentants de la République Togolaise, des États-Unis d'Amérique, de la République Française, de l'État du Qatar, de la République Démocratique du Congo et de la République du Rwanda se sont réunis à Doha afin de réaffirmer leur engagement commun en faveur de la paix, de la stabilité et du développement économique dans la région des Grands Lacs.

Les discussions ont porté sur les efforts déployés pour faire face à la situation dans l'est de la République Démocratique du Congo, sur le dialogue en cours entre le Gouvernement de la République Démocratique du Congo et le mouvement Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), ainsi que sur la situation humanitaire persistante dans la région, qui continue de nécessiter une réponse urgente, coordonnée et durable.

Les représentants ont salué la déclaration conjointe entre la République Démocratique du Congo et l'AFC/M23, facilité par l'État du Qatar, sur leurs engagements en faveur d'un cessez-le-feu, lequel constitue une priorité immédiate pour permettre l'acheminement sûr et rapide de l'aide humanitaire. Ils ont également convenu de l'importance de s'attaquer, par le biais du dialogue, aux causes profondes des crises en cours et aux défis entravant la consolidation d'une paix durable dans la région.

Les représentants ont réaffirmé leur position commune concernant la nécessité pressante pour les parties au conflit de parvenir à une résolution sans délai, conformément aux résolutions pertinentes de l'Union africaine et des Nations Unies, et dans le respect des engagements relatifs à la souveraineté et à l'intégrité territoriale des deux pays.

Les représentants ont salué les progrès réalisés à la suite du sommet conjoint EAC-SADC tenu à Dar es Salaam, en République-Unie de Tanzanie, le 8 février 2025. Ils ont également accueilli favorablement les avancées significatives concrétisées par la signature de la Déclaration de principes à Washington D.C., le 25 avril 2025, et ont exprimé leur volonté de contribuer aux efforts en cours visant à renforcer la confiance mutuelle, instaurer un cessez-le-feu durable et parvenir à une résolution pacifique du conflit. Ces efforts incluent notamment ceux menés par la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) et la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), sous l'égide de l'Union africaine, et dirigés par Son Excellence M. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République Togolaise et Médiateur désigné par l'Union africaine dans ce dossier.

En conclusion, les représentants ont exprimé leur profonde reconnaissance à l'État du Qatar pour l'organisation et l'accueil de cette réunion à Doha. Ils ont réitéré leur engagement commun à poursuivre le dialogue et à renforcer l'action collective en faveur d'un avenir pacifique et stable pour la République Démocratique du Congo et l'ensemble de la région des Grands Lacs.

Enfin, les représentants ont exprimé leur sincère reconnaissance à l'État du Qatar pour avoir accueilli ces discussions et ont réaffirmé leur engagement commun en faveur du dialogue permanent et de l'action collective pour un avenir pacifique et stable en République Démocratique du Congo et dans l'ensemble de la région.

Doha : Togo, USA, France, Qatar, RDC et Rwanda en conclave pour la paix, la stabilité et le développement dans la Sous-Région
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Le 20ème China Huabiao Awards récompense l'excellence du cinéma chinois

(Image : La cérémonie de remise du 20e China Huabiao Film Awards a eu lieu à Qingdao, dans la province du Shandong, à l'est de la Chine, le 27 avril 2025. /CMG)

Les lauréats du 20e China Huabiao Film Awards, la plus haute distinction du cinéma chinois, ont été dévoilés lors d'une cérémonie prestigieuse à Qingdao, à l'est de la Chine, dimanche, récompensant les réalisations exceptionnelles du cinéma chinois entre 2022 et 2024.

Dix films ont reçu le prix du Meilleur Long Métrage, dont le thriller judiciaire "Article 20" de Zhang Yimou et l'épopée de science-fiction "The Wandering Earth 2", qui a également valu à Guo Fan le prix du Meilleur Réalisateur.

Zhang Yi a remporté le prix du Meilleur Acteur pour sa performance dans "Endless Journey", et Kara Wai Ying-hung a été sacrée Meilleure Actrice pour son rôle dans "Love Never Ends".

Par ailleurs, le blockbuster d'animation "Ne Zha 2" a reçu un Prix Spécial de l'Administration nationale du cinéma pour ses performances record au box-office mondial depuis sa sortie lors du Nouvel An lunaire 2025.

Shen Haixiong, président de China Media Group (CMG), a assisté à la cérémonie et a remis les prix aux dix lauréats du Meilleur Long Métrage ainsi qu'à "Ne Zha 2".

Organisés par l'Administration nationale du cinéma de Chine, le 20e Huabiao Film Awards a récompensé les films nationaux sortis entre juillet 2022 et juin 2024.

Les nominés et les lauréats ont été sélectionnés parmi un large éventail de productions nationales, incluant des longs métrages, des films pour enfants, des films ruraux ou centrés sur les minorités, ainsi que des animations. Avec 11 catégories de prix et 20 titres décernés, l'événement a mis en lumière les récentes évolutions et tendances de l'industrie cinématographique chinoise.

La cérémonie a également mis en avant les prochaines sorties pour les vacances du 1er mai et les films clés de la saison festivalière 2025, avec des nouveautés présentées au public.

En 2025, le monde célèbre les 130 ans du cinéma, tandis que la Chine marque le 120e anniversaire de son industrie du septième art.

Le 20ème China Huabiao Awards récompense l'excellence du cinéma chinois
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Coopération bilatérale Chine-Kenya : Le président William Ruto à Beijing pour renforcer les liens économiques

(Note de l'éditeur : Cet article représente le point de vue de l'auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)

Le président du Kenya, William Ruto, est en visite d'État en Chine du 22 au 26 avril 2025 à l'invitation de son homologue chinois, Xi Jinping. Au menu de ce séjour, figure le renforcement des liens économiques, commerciaux et culturels. Les deux chefs d'État souhaitent également promouvoir la coopération bilatérale dans le secteur de l'innovation et de la technologie.

Premier partenaire économique de la Chine en Afrique de l'Est, le Kenya entretient une coopération solide et fructueuse avec la Chine depuis 60 ans. Au cours de ces six décennies de cheminement entre les deux parties, de nombreux résultats ont été engrangés sur les chantiers de développement au Kenya. Pour ce qui est des échanges commerciaux, les statistiques du premier trimestre de l'année 2025 sont assez  éloquentes. Selon les données de l'administration générale des douanes de la Chine, le commerce bilatéral est estimé à 16,13 milliards de yuans, soit, 2,24 milliards de dollars, ce qui équivaut à une augmentation de 11,9% sur une année. Le dynamisme des échanges commerciaux se poursuit au niveau des importations et des exportations entre les deux pays. Les exportations chinoises en direction du Kenya ont connu une hausse 11,8% alors les importations en provenance sont en augmentation de 13,2%.

Tandis les biens d'équipement technologique, les appareils électroménagers et autres produits chinois sont de plus en plus présents sur le marché kényan, les produits agricoles du pays d'Afrique de l'Est comme l'avocat et le café gagnent aussi en popularité en Chine. Rien que pour l'avocat kényan, qui a fait son entrée sur le marché chinois en août 2022, 6 892,5 tonnes ont déjà été exportées en Chine, positionnant ainsi le Kenya comme le troisième fournisseur d'avocat frais au pays asiatique.

Dans le domaine des infrastructures, le chemin de fer Mombasa-Nairobi, construit dans le cadre de l'Initiative «la Ceinture et la Route», a littéralement boosté le développement de l'activité économique entre les deux parties du Kenya. En termes de mobilité, le chemin de fer long de 472 km, reliant Nairobi, la capitale, et Mombasa, la ville côtière depuis 2017, a facilité la circulation des personnes et des biens, générant des bénéfices substantiels pour les populations. Les chiffres officiels indiquent que 14,8 millions de passagers et 38, 47 millions de tonnes de marchandises ont été transportés entre les deux villes à la date du 28 février 2025. Cette infrastructure ferroviaire est le symbole d'une coopération bilatérale au service du développement et de la connectivité au Kenya.

La coopération agricole entre la Chine et le Kenya est aussi exemplaire d'autant plus qu'elle a permis, entre autres, la construction du laboratoire conjoint Kenya-Chine de la Ceinture et de la Route pour la biologie moléculaire de l'Université d'Egerton et le Centre de recherche conjoint sino-africain de l'Université d'agriculture et de technologie Jomo Kenyatta. Ces réalisations traduisent les efforts dans le transfert de technologies et de formation des ressources humaines au profit du Kenya. Elles participent également à la valorisation du potentiel agricole du pays d'Afrique de l'Est.

Dans le secteur éducatif, la Chine octroie des bourses d'études aux étudiants kenyans qui intègrent les universités chinoises. Dans le même registre, l'atelier Luban de l'Université Machakos, fruit d'une coopération entre le Tianjin City Vocational College et la compagnie Huawei, contribue à la formation de jeunes kényans dans les secteurs des technologies de l'information et de la communication.

Sans être exhaustif, la coopération sino-kenyane a laissé des empreintes visibles dans de nombreux domaines de développement au Kenya. La confiance mutuelle s'est largement raffermie entre les deux parties, ouvrant ainsi des perspectives intéressantes pour une coopération fructueuse et bénéfique. La présente visite d'État du président William Ruto va non seulement consolider les partenariats stratégiques entre les deux pays et accélérer la mise en œuvre efficiente des résultats du Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine de septembre 2024, à Beijing. Les présidents Xi Jinping et William Ruto se prononceront en faveur d'une dynamisation des relations entre les pays du Sud global dans un contexte marqué par l'unilatéralisme et le protectionnisme.

(Photo : VCG)

Coopération bilatérale Chine-Kenya : Le président William Ruto à Beijing pour renforcer les liens économiques
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Aménagement du Territoire  , RDC : Guy Loando apporte une réforme stratégique au service de la prévention des catastrophes naturelles

Le jeudi 24 avril 2025, dans le cadre du briefing hebdomadaire du Gouvernement organisé par le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Son Excellence Patrick Muyaya Katembwe, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Aménagement du Territoire, Maître Guy Loando Mboyo est intervenu sur le thème suivant : « Mesures de prévention et de gestion des catastrophes naturelles à Kinshasa et dans le reste du pays, ainsi que les réformes menées dans le secteur de l’aménagement du territoire. »

Devant les professionnels des médias, des experts et plusieurs représentants institutionnels, le Ministre d’État a salué l’implication constante du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous les auspices de la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Madame Judith Suminwa Tuluka, dans la conduite des réformes fondamentales en matière d’aménagement du territoire.

Le Ministre d’État a rappelé que la prévention des catastrophes naturelles ne saurait être efficace sans une planification rigoureuse et une gestion ordonnée de l’espace national. Il a ainsi mis l’accent sur la réforme qu’il pilote, laquelle constitue une réponse stratégique et multisectorielle aux défis récurrents liés à l’urbanisation anarchique, aux conflits fonciers, à la déforestation, et à l’occupation désordonnée de l’espace.

Il a présenté les avancées majeures de cette réforme, notamment :

- La mise en place d’un cadre juridique rénové, avec l’adoption par le Parlement de la Loi relative à l’Aménagement du Territoire (LAT), en attente de promulgation;

- L’élaboration du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT), dont le processus de validation a été lancé officiellement le 23 avril 2025;

- La vulgarisation de la Politique Nationale de l’Aménagement du Territoire (PNAT) dans plusieurs provinces du pays;

- La mise en œuvre d’outils techniques innovants, tels que le Géoportail national « Data Terra Congolais », l’Annuaire National des Ressources Naturelles, et le Référentiel National des Vulnérabilités aux Catastrophes Naturelles;

- Le renforcement des capacités des administrations centrales et provinciales à travers des formations spécifiques et l’élaboration de plans directeurs (formation, communication, informatique);

- Le lancement du projet de Ville Pilote Durable à Boma, comme modèle d’aménagement résilient face aux changements climatiques;

- Etc.

Face à l’anarchie spatiale, particulièrement visible à Kinshasa, le Ministre d’État a plaidé pour une responsabilisation accrue des autorités locales, des professionnels du secteur et de la population, afin de bâtir ensemble une vision cohérente, partagée et durable de l’occupation de l’espace.

Ce briefing s’inscrit pleinement dans la dynamique impulsée par le Chef de l’État pour faire de l’aménagement du territoire un véritable instrument de gouvernance, de développement et de résilience nationale.

La Pros.

Aménagement du Territoire  , RDC : Guy Loando apporte une réforme stratégique au service de la prévention des catastrophes naturelles
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Signature d’une déclaration de principes , Washington : Thérèse Kayikwamba appelle à une mise en œuvre fondée sur la responsabilité et des actions concrètes

 La Ministre congolaise des Affaires Etrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a salué, vendredi 25 avril à Washington, la signature d’une déclaration de principes entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, comme une étape nécessaire vers la paix, tout en appelant à une mise en œuvre fondée sur la responsabilité et des actions concrètes.

«Aujourd’hui ne marque pas une fin, mais un commencement : une étape nécessaire vers la paix, franchie avec détermination et clarté d’intention», a déclaré Mme Wagner lors de la cérémonie, tenue en présence du Secrétaire d’État américain Marco Rubio. Elle a rappelé que ce moment revêt un "poids particulier pour la RDC – à Goma, à Bukavu et au-delà – où la réalité du déplacement, de l’insécurité et de la souffrance persiste".

« Pour nous, l’urgence de cette initiative n’est pas théorique. Elle est humaine », a-t-elle insisté, soulignant que la déclaration signée avec son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe ne devait pas être perçue comme un simple symbole, mais comme "un engagement politique, une réaffirmation des principes inscrits dans le droit international et récemment rappelés dans la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies", appelant notamment au retrait immédiat, inconditionnel et vérifiable de toutes les forces étrangères du territoire souverain de la RDC.

La cheffe de la diplomatie congolaise a martelé que "dans la région des Grands Lacs, la paix doit venir en premier", suivie de "la reconstruction de la confiance", puis "la réouverture prudente d’un chemin vers une coopération bilatérale significative", uniquement "lorsque les conditions seront réunies".

Elle a dénoncé l’échec d’efforts passés où "l’ordre des étapes a été ignoré et la recevabilité repoussée".

« La paix et le développement ne peuvent pas reposer uniquement sur de bonnes intentions. Ils doivent être bâtis sur la responsabilité, des engagements clairs, des échéances mesurables et des conséquences en cas de non-respect », a-t-elle déclaré, en appelant à restaurer la crédibilité des États « vis-à-vis des peuples qui attendent que la paix devienne une réalité ».

Saluant "le leadership des États-Unis d’Amérique" pour leur soutien constant, Mme Wagner a exprimé sa "profonde gratitude" à Marco Rubio et au Conseiller principal Massad Boulos, dont les consultations régionales ont, selon elle, "apporté de la nuance, de la profondeur et une dimension humaine à ce processus".

Elle a également souligné que la RDC appréciait "les initiatives soutenues par les États-Unis qui promeuvent des chaînes de valeur des minerais sécurisées et une croissance économique inclusive", insistant sur le fait que "la paix et la prospérité sont indissociables".

« Chaque pas vers la stabilité est un pas vers la dignité, vers l’emploi et vers l’éducation. C’est la promesse d’un investissement responsable et d’un partenariat fondé sur des principes avec la RDC, un pays qui non seulement émerge d’un conflit, mais se trouve aussi au cœur de la recherche de solutions aux défis mondiaux », a-t-elle poursuivi.

À l’attention de ses compatriotes, notamment de l’Est du pays, Wagner a reconnu leur scepticisme :

« Nous savons que vous suivez ce moment avec inquiétude, avec espoir, et oui, avec scepticisme. Et vous avez raison. Vous avez toutes les raisons d’attendre plus que des promesses. Vous avez droit à des actions à la hauteur des souffrances que vous avez endurées. »

« Notre souveraineté et notre territoire ne sont pas négociables », a-t-elle martelé, ajoutant :

« Les frontières que nous avons héritées, telles que confirmées par l’Union africaine, sont permanentes et ne changeront jamais. Mais au-delà de ces lignes, il y a des histoires partagées, des familles et des communautés qui nous lient. »

Elle a conclu en affirmant :

« La paix n’est pas une faiblesse, c’est une force.  Et nous, la République Démocratique du Congo, sommes déterminés à aller de l’avant, en nous appuyant sur les leçons du passé. Nous nous présentons comme une nation dédiée à la réalisation d’une paix durable.

Il sied de signaler que les deux pays s’engagent à la reconnaissance mutuelle de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale, à prendre en compte les préoccupations sécuritaires, à promouvoir l’intégration économique régionale, à faciliter le retour des personnes déplacées, à soutenir la MONUSCO, et à élaborer un accord de paix.

Michel Okaso

Signature d’une déclaration de principes , Washington : Thérèse Kayikwamba appelle à une mise en œuvre fondée sur la responsabilité et des actions concrètes
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PAQUES DU PAPE FRANÇOIS : GRATITUDE DES JESUITES D'AFRIQUE CENTRALE

Chers frères et sœurs dans le Seigneur,

Nous, Jésuites, membres de la Province d'Afrique Centrale (ACE) établie en RDC et en Angola, avons appris avec tristesse le décès du Vicaire du Christ et notre confrère jésuite, le Pape François, survenu à Rome le lundi de Pâques 21 avril 2025, à 7 heures 35, heure de Rome

Depuis l’annonce de ce décès, nous avons reçu plusieurs messages de condoléances provenant de différentes institutions. Nous sommes très touchés par ces marques d'attention et de compassion en une circonstance comme celle-ci. Nous exprimons notre gratitude envers tous ceux et toutes celles qui nous ont manifesté leur proximité en ce temps de deuil. En communion avec toute l'Eglise, nous prions pour le repos de l'âme du défunt Pape et pour la consolation de tous ceux et toutes celles qui en sont affectés

Le Pape François a bien incarné la spiritualité ignatienne, qu'il a réussi à traduire en actes et dans ses nombreux enseignements. Nous sommes heureux de partager cette spiritualité à travers nos divers ministères, conformément à notre première préférence apostolique universelle, nommément : « montrer le chemin vers Dieu par le moyen des Exercices spirituels de saint Ignace et le discernement spirituels.

Ignace de Loyola exhortait ses disciples à accueillir les situations de la vie dans une grande liberté intérieure. Ainsi, se longue ou vie courte, santé ou maladie, richesse ou pauvreté doivent être acceptées et vécues conformément à la volonté de Dieu, dans le seul désir de chercher à réaliser oc pourquoi nous avons été créés à savoir louer, révérer et servir sa Divine majesté et par la sauver son âme (Exercices Spirituels, n°23). Le Pape François a été un bel exemple de cette liberté intérieure dans la manière de vivre et d'assumer sa maladie et sa mort.

Par-delà la douleur que provoque la perte d'un si grand homme, nous rendons grâces à Dieu de nous l'avoir donné. Nous sommes consolés à l'idée qu'il ne souffre plus, il est entré dans la joie éternelle

Nous invitons les un(e)s et les autres à se pondre aux célébrations prévues dans leurs diocèses et paroisses pour accompagner la pâque du Pape dans la prière, et pour offrir au Seigneur le conclave et l’élection du nouveau Pape.

Enfin, nous présentons nos condoléances à la CENCO, à la Nonciature Apostolique en RDC, aux fidèles catholiques et à toutes les personnes de bonne volonté.

Puissions-nous tous sauvegarder et préserver l'héritage spirituel du Pape François pour une Eglise de plus en plus synodale et pour la pais dans le monde.

P. Rigobert Kyungu Musenge SJ

Provincial ACE

Abidjan, le 26 avril 2025

PAQUES DU PAPE FRANÇOIS : GRATITUDE DES JESUITES D'AFRIQUE CENTRALE
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Au Vatican lors des funérailles du Pape : Tshisekedi a exprimé sa compassion au Cardinal Fridolin Ambongo

C’est à l’occasion des funérailles du Pape François que le monde entier, particulièrement la République Démocratique du Congo, a compris ce que vaut le Cardinal Fridolin Ambongo. Tous les médias à travers le monde ont parlé du cardinal congolais comme la locomotive de l’Eglise africaine en tant que membre influent du Collège des cardinaux.

Le Président de la République qui avait fait le déplacement de Rome pour ces obsèques, a eu à rencontrer le Cardinal Ambongo qui est rentré depuis lors, en conclave des cardinaux électeurs et éligibles pour succéder au Pape François. Le Chef de l’Etat a tenu à exprimer sa profonde compassion à l’archevêque de Kinshasa.

Par ailleurs, il a salué le Cardinal en lui témoignant son soutien fraternel et spirituel face à la perte immense que représente le décès du Saint-Père pour l’Église catholique, et particulièrement pour la communauté congolaise, très attachée à la personne du Pape François.

Félix Tshisekedi rendant hommage au Souverain Pontife, a parlé d’un guide spirituel d’exception pour sa simplicité, son humilité et son engagement auprès des plus vulnérables

Le Président Tshisekedi était accompagné de la Première Dame Denise Nyakeru pour prendre part, samedi 26 avril dernier, à la messe des funérailles sur la Place Saint-Pierre du Vatican, aux côtés d’une cinquantaine de Chefs d’Etat.

La Pros.

 

Au Vatican lors des funérailles du Pape : Tshisekedi a exprimé sa compassion au Cardinal Fridolin Ambongo
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Trump et l’Afrique : un repli des Etats-Unis qui pourrait profiter à la Chine déjà fortement présente en RDC

(Par Christian Gambotti, Agrégé de l’Université – Président du think tank Afrique & Partage – Président du Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Afrique de Demain)

Les Etats-Unis et la RDC : un accord commercial qui symbolise la politique africaine de Trump

Dans mes dernières contributions, j’ai analysé la tragédie que représentait pour l’Afrique, au plan humanitaire, le démantèlement de l’USAID. J’ai dit qu’il restait la Millenium Challenge Corporation (MCC), une agence privée qui avait l’intention de poursuivre ses activités en Afrique en finançant, dans le domaine du développement, des projets d’infrastructures. Mais, avec Trump, qui ne s’intéresse ni à l’Afrique ni aux populations africaines, tout va très vite. Il vient de décider la fermeture de la MCC, un nouveau recul qui pourrait profiter à la Chine.

Les deux explications du recul des Etats-Unis en Afrique

  • Première explication: réduire l’abyssal déficit commercial des Etats-Unis. Dès son élection, Trump s’est fixé un objectif prioritaire : réduire drastiquement le colossal déficit budgétaire de l’Etat fédéral. Pour atteindre cet objectif, il dispose de deux outils : des droits de douane exorbitants comme arme de négociation et des coupes massives dans les dépenses de l’Etat profond pour faire des économies.

Déjà, en 2011, l'agence de notation S&P avait dégradé la note de la dette américaine de « AAA » à « AA+ », une première depuis la création de l'agence en 1941. En août 2023, Fitch avait à son tour abaisse la note de la dette étasunienne. Jerome Powell, Président de la Réserve fédérale des États-Unis (FED) avait parlé récemment de l'insoutenabilité de cette dette sur le long terme : « La dette grossit plus rapidement que l'économie ». Conscient de cette situation, Donald Trump a alors confié à Elon Musk la direction du Département de l'Efficacité gouvernementale (DOGE).

Parmi les premières mesures prises par Musk figure le démantèlement de l’USAID, l’agence américaine d’aide au développement, qui était, jusqu’en 2024, le principal bailleur de l’aide humanitaire dans le monde. Le mercredi 23 avril, Trump a ordonné la fermeture de la Millenium Challenge Corporation (MCC), une agence américaine d’inspiration très libérale qui, depuis sa création, a investi, essentiellement en Afrique, 17 milliards de dollars dans les domaines suivants : infrastructures routières, bâtiments scolaires, réseau électrique, système d’irrigation.

Deuxième explication, très idéologique ; la guerre trumpienne contre l’« Etat profond » (1), un repère de gauchistes selon l’administration Trump. La dénonciation de l’« Etat profond » (« Deep state ») est une constante de la rhétorique trumpienne. Selon Trump, cet « Etat profond » est aux mains des élites washingtoniennes et celles de la côte Est des États-Unis, des élites socialistes et dispendieuses qui agissent au détriment des intérêts du peuple et de la nation. La stratégie de Trump pour détruire l’Etat profond se résume dans le slogan « Drain the swamp » (« Assécher le marécage »), c’est-à-dire, dans le cas de l’USAID et de la MCC, couper les dépenses de façon drastique.

Ce fut le cas avec le démantèlement de l’USAID et, depuis le mercredi 23 avril 2025, la fermeture de la Millennium Challenge Corporation (MCC), une agence américaine privée qui investissait des milliards de dollars en Afrique à partir des critères suivants : la consolidation de la démocratie, le respect des principes de bonne gouvernance et l’acceptation de la forme libérale de l’économie.
Trump ne s’intéresse ni à la démocratie, ni à l’application des principes de bonne gouvernance. La diplomatie transactionnelle qu’il pratique, toujours dans un cadre bilatéral, se fait en Afrique comme partout dans le monde avec des Etats qui présentent un intérêt pour les Etats-Unis.

Un recul américain sur un terrain stratégique qui pourrait profiter à la Chine

L’investissement que font les grandes puissances, en particulier la Chine, dans les infrastructures des pays en développement, est l’un des aspects du soft power qui leur permet d’élargir leurs zones d’influence. La Chine entend profiter, ainsi que d’autres puissances commerciales, de l’arrêt immédiat des financements de la Millennium Challenge Corporation (MCC) dans les différents projets qu’elle menait : construction de routes et de bâtiments scolaires, modernisation du réseau électrique et des systèmes d’irrigation.

La Commission pour l’efficacité gouvernementale (DOGE), pilotée par Elon Musk, en imposant une réduction du nombre de salariés et de programmes de la MCC, accélère la perte d’influence des Etats-Unis sur la scène internationale. Pour Trump, il s’agit de la continuité d’une politique isolationniste qui passe désormais par la suppression des aides américaines publiques et privées à l’étranger, dès l’instant que ces aides ne se font pas dans le seul intérêt des Etats-Unis.

La fermeture de la MCC est surprenante pour trois raisons :

1) L’agence créée en 2004 par George Bush, un président Républicain, n’est pas dans l’action humanitaire ;

2) D’inspiration très libérale, sa seule boussole est le développement économique en faisant appel à l’investissement privé pour construire de grandes infrastructure ;

3) Elle se définit comme un élément du soft power américain destiné à contrecarrer l’influence de la Chine dans le monde. Mettre fin aux accords d’investissements de la MCC dans les pays africains concernés, c’est élargir encore plus le champ d’influence de Pékin sur le continent, alors que la Chine est déjà le premier partenaire commercial de l’Afrique.

La MCC, après l’annonce, le 23 avril 2025, de sa fermeture dans les 40 jours, dispose d’un délai supplémentaire de trois mois au Sénégal et en Côte d’Ivoire pour sécuriser les projets en cours, sans forcément pouvoir les achever. D’où l’inquiétude des dirigeants ivoiriens, alors qu’un important chantier routier arrive bientôt à son terme. Patrick Achi, Ministre d’Etat, Conseiller Spécial du Président de la République Alassane Ouattara, était récemment à Washington avec la délicate mission de réinventer le partenariat Côte d’Ivoire-Etats-Unis sous l’ère trumpienne. Patrick Achi était à l’origine des accords d’investissements de la MCC pour un montant de 525 millions de dollars destinés à contribuer à la croissance économique et sociale ivoirienne.

Ces accords seront-ils renouvelés ? Avec Trump, tout est possible. N’est-il pas en train de revenir sur bon nombre de ses décisions brutales ? Si le Trump du premier mandat ne s’intéressait pas aux pays africains, les qualifiant de simples « shithole countries » (« pays de merde »), le Trump du second mandat dispose d’équipes qui s’intéressent au continent et qui préparent une véritable politique « africaine ».

La RDC en passe de devenir le laboratoire de la politique africaine de Trump

Trump s’intéresse aux minerais stratégiques de la République Démocratique du Congo, très peu à la paix dans les provinces de l’Est du pays. Mais, ces provinces regorgent de cobalt, coltan, lithium, tantale, des minerais rares essentiels aux technologies avancées. Le Conseiller Spécial de Donald Trump pour l'Afrique, Massad Farès Boulo, s'est rendu à Kinshasa pour « promouvoir les investissements du secteur privé américain » dans le secteur minier.

Il a été reçu par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le jeudi 3 avril 2025. Mais, il ne peut pas y avoir d’investissements et « de prospérité économique sans sécurité », a prévenu le conseiller Afrique de Donald Trump.

Les Etats-Unis s’apprêtent donc à signer avec la RDC le contrat suivant : le soutien diplomatique américain et la paix dans l’Est du pays contre les minerais congolais.

La RDC devient-elle le laboratoire de la politique africaine de Trump ? Pour Trump, la diplomatie, c’est toujours du business. « America first » rime avec « business first ».

Note importante

  • « Etat profond » : apparu à la fin des années 1990, ce concept est devenu l’expression favorite des populistes. Il existe dans tous les pays en « Etat profond » qui ralentit l’action des gouvernements et freine la mise en œuvre des réformes. J’ai été le conseiller d’un élu nommé Ministre qui me disait : « on croit qu’on est élu ou nommé Ministre pour répondre aux attentes des populations ; non, on passe son temps à lutter contre une administration. »
Trump et l’Afrique : un repli des Etats-Unis qui pourrait profiter à la Chine déjà fortement présente en RDC
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