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A la suite de l’appel à la main tendue du leader de l’Ecidé : Rencontre imminente entre Tshisekedi et Fayulu

C’est une nouvelle ère qui se dessine pour la République Démocratique du Congo. En effet, pour la première fois depuis l’avènement de Tshisekedi à la magistrature suprême, Tshisekedi saisit la main tendue de son challenger de 2018 et de 2023. C’est désormais une question d’agenda entre Félix Tshisekedi et Martin Fayulu alors que l’Est est en ébullition avec les consultations initiées par Joseph Kabila à Goma, considérée comme la capitale des territoires sous occupation.

Dans un message adressé à la nation, lundi 2 juin dernier, Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka, a lancé un appel direct à Félix Tshisekedi. Refusant toute démarche intéressée, l’opposant a exprimé sa volonté de dialoguer dans un esprit de patriotisme, afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle en ces termes : « Je veux vous voir, non pas pour une faveur, mais pour une discussion directe, sans faux-semblants, sans compromissions mais par patriotisme, afin de trouver une issue digne à cette crise existentielle ».

La présidence de la République n’a pas tardé de réagir par le biais de la porte-parole du chef de l’Etat, Tina Salama qui a avoué que le président a salué la démarche de Fayulu et a affirmé sa disponibilité à le rencontrer. Le chef de l’Etat y voit une opportunité de renforcer la cohésion nationale et de faire front commun contre les menaces qui pèsent sur le pays.

Et de renchérir : « Le président de la République salue le patriotisme et le sens d’engagement pour la cohésion nationale affichés par M. Martin Fayulu et affirme sa disponibilité à le rencontrer pour sauver la République de la prédation qui menace nos Institutions et notre intégrité territoriale ».

Par ailleurs, Fayulu a interpellé Corneille Nangaa et Joseph Kabila en les exhortant à agir pour préserver l’intégrité du pays. A Corneille Nangaa, leader de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et associé au mouvement rebelle M23, il l’appelle à déposer les armes et à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, en pensant à l’intégrité du territoire national et en reconnaissant le droit inaliénable à la vie de ses concitoyens.

Quant à l’ancien président Joseph Kabila, Fayulu l’invite à se remémorer tout ce que le Congo lui a donné et à s’engager résolument en faveur de la paix avant d’ajouter : « Aucune raison, même stratégique ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays. Je vous exhorte de quitter Goma, ville martyrs aujourd’hui occupée avec la complicité des forces ennemies. L’histoire ne pardonne pas les trahisons”.

Martin Fayulu a également appelé chaque Congolais à assumer sa responsabilité dans la lutte pour la sauvegarde du pays, en bannissant l’inaction et la complaisance. Il a souligné l’urgence d’une action collective pour mettre fin à la guerre, stopper les massacres et restaurer l’intégrité du territoire national. Il a chuté en appelant à une mobilisation nationale pour préserver l’unité et la souveraineté de la RDC face aux menaces de balkanisation.

La Pros.

 

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Risque de confrontation à l’UDPS, Augustin Kabuya se considère comme le seul SG légitime

La crise qui secoue l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) continue de s’aggraver. Ce dimanche 11 mai à l’Hôtel Fleuve Congo, un nouveau rebondissement entre les deux secrétaires du même parti politique notamment : Augustin Kabuya ainsi que Déo Bizibu. Le premier se considère comme le seul Secrétaire Général dudit parti légitime et investi du pouvoir de convoquer une réunion importante.

Dans sa lettre d’invitation, Kabuya a appelé tous les Députés Nationaux de l’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS et ceux des partis alliés à venir l’écouter sur les « enjeux politiques de l’heure ». Mais, quelques heures après cette annonce, la direction officielle du parti a réagi fermement. Déogratias Bizibu, qui a été nommé Secrétaire Général intérimaire depuis août 2024, a rappelé que Kabuya a été destitué depuis le 11 août dernier par la Convention Démocratique du Parti (CDP). Pour lui, Kabuya n’a plus aucun pouvoir pour parler ou engager l’UDPS.

Selon les statuts de l’UDPS, il n’existe pas de poste de « président ad intérim ». En cas d’absence du président, c’est un directoire tripartite qui gère les affaires pour 30 jours maximum. La direction actuelle demande même que Kabuya soit déféré devant la Commission de discipline pour usurpation de pouvoir.

Depuis sa destitution, Kabuya rejette la nomination de Bizibu et continue de mener ses actions politiques comme s’il était toujours à la tête du parti. Cette situation a divisé le parti en deux camps opposés.

Ce n’est pas la première fois que cette division crée des tensions. En août 2024, des affrontements entre partisans des deux camps avaient éclaté au Palais du Peuple, lors du dépôt de la candidature d’Idriss Mangala pour la présidence du Sénat. Ces violences avaient fait plusieurs blessés.

Interrogé à l’époque depuis la Belgique, le président Félix Tshisekedi, avait tenté de minimiser la crise. Pour lui, ce n’était qu’un signe de « vitalité démocratique » au sein du parti. Mais depuis, la division reste profonde.

Malgré la mise en place d’une commission de bons offices pour calmer les esprits, et les appels au dialogue lancés par des personnalités comme Eteni Longondo, aucun accord de réconciliation n’a vu le jour.

La réunion convoquée ce dimanche par Augustin Kabuya risque d’envenimer encore davantage la situation, alors que l’UDPS est censée jouer un rôle de premier plan au sein de la majorité présidentielle.

Rappelons qu’il y a pratiquement plusieurs jours que les désordres s’observent au sein du parti présidentiel, deux grands leaders politiques s’affrontent et se réclament la légitimité, ignorant que l’Union pour la démocratie et le progrès social prônait  l’unité dans la diversité et il restait un et indivisible.

Jackson Mutamba

Risque de confrontation à l’UDPS, Augustin Kabuya se considère comme le seul SG légitime
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