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La RDC, la Corée du Sud et le PNUD se mobilisent pour la gestion durable des forêts dans les Haut-Uélé

L’Administration forestière de Corée (KFS), dirigée par le ministre KIM In-ho, a organisé une formation de deux semaines (25 août – 5 septembre) à l’intention d’une délégation de la République démocratique du Congo sur les politiques forestières de la Corée et le renforcement des capacités de réponse aux catastrophes notamment, la gestion des feux de forêt.

Conduite par le Secrétaire général Toirambe Bamoninga Benjamin du ministère de l’Environnement et Développement durable, la délégation congolaise était composée de 12 participants dont les responsables gouvernementaux, les représentants d’organisations de la société civile et du milieu académique.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du «Projet Intégré de Réduction des Emissions dues à la Déforestation et la Dégradation des forêts dans la Province du Haut-Uélé, République Démocratique du Congo», mis en œuvre conjointement par le PNUD et la KOICA, en vertu d’un LoA entre l’Organisation asiatique de coopération forestière (AFoCO) et le PNUD.

La délégation congolaise était composée des responsables gouvernementaux, des représentants d’organisations de la société civile et du milieu académique.

Les délégués ont visité plusieurs sites techniques et institutions spécialisées dont le Centre de contrôle des catastrophes forestières. Ils y ont découvert le système intégré de réponse aux catastrophes naturelles, incluant la prédiction de la propagation des feux, l’utilisation des engins spécialisés, les tactiques combinées au sol et par voie aérienne, ainsi que le centre de commandement numérique basé sur les TIC. Des caméras thermiques et des drones destinés à la détection des incendies et à l’évaluation des dégâts leur ont également été présentés.

A cette occasion, le Secrétaire général, Benjamin Toirambe, a déclaré: «Les systèmes avancés de surveillance utilisant l’intelligence artificielle et les plateformes numériques, présentés en Corée, sont particulièrement impressionnants. En RDC, les risques d’incendies augmentent en saison sèche. L’expérience coréenne constitue une référence précieuse pour renforcer nos capacités nationales de prévention et de réponse aux catastrophes forestières.»

De son côté, la vice-ministre coréenne, LEE Mira, a souligné : « Avec le changement climatique, les catastrophes forestières deviennent plus fréquentes et plus graves. La coopération internationale est indispensable. La KFS restera engagée à approfondir la collaboration avec la communauté internationale, y compris la République démocratique du Congo, afin de relever ensemble le défi du climat. »

Présentation des solutions innovantes pour la gestion forestière et la prévention des catastrophes naturelles

A l’issue de la mission, les délégués congolais ont élaboré un plan d’action opérationnel à appliquer à différents niveaux de gouvernance. Cette coopération illustre l’importance du partage de connaissances Sud-Sud et triangulaire et marque une avancée significative dans les efforts conjoints pour préserver le bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète.

La Pros.

 

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Halte à la confusion et à la haine à Uvira, Nomination du Général Gasita : le Gouvernement met en garde contre toute récupération politicienne !

 Depuis Genève, en Suisse, où il séjourne, dans le cadre de la participation de la RDC à la 60ème Session du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et médias, a répondu, mardi 9 septembre 2025, aux questions de la Radio Top Congo sur l'actualité globale du pays.

 Dans un ton de conviction, Patrick Muyaya a abordé plusieurs sujets d'ordre politique, avec un accent appuyé sur les défis auxquels le Gouvernement central, sous l'impulsion de Félix Tshisekedi, Président de la République, s'attèle à apporter durablement solutions afin de garantir le bien-être des congolais.

La question relative à la nomination à Uvira, au Sud-Kivu, du Général Gasita, a constitué un point essentiel de la communication du Ministre Patrick Muyaya. Face à la controverse que cela a suscitée, il a, par sa voix de Porte-parole du Gouvernement, lancé un message d'apaisement et de sérénité. Patrick Muyaya a exhorté la population d'Uvira à ne pas céder, un seul instant, à la manipulation, ni à faire recours aux actes de vandalisme, au nom d'une quelconque démarche de protestation.

Dans un langage ferme, le Ministre Patrick Muyaya a souligné l'importance d'une vigilance renforcée face à tout élan de manipulation, réaffirmant la volonté du Chef de l'Etat de continuer à s'investir pour préserver la sécurité et une paix effective, non seulement à Uvira, mais aussi dans toutes autres régions confrontées à l'activisme croissant des groupes armés.

Eviter la discrimination

"Sur cette question, je crois qu'il faut rappeler que le Président de la République, qui est le Commandant suprême, analyse la question sur toutes les facettes. Lorsqu'une décision, comme celle-là, a été prise, c'est pour dire que les militaires sont ceux qu'on peut envoyer partout. Je crois que dans les réactions que nous avons vues, nous savons que c'est une zone qui connait une situation particulièrement sensible du fait de ce qui s'est passé à côté et de toutes les pressions qu'il y a, notamment avec les agissements du Rwanda et de sa brigade qui s'appelle le M23... L'idée est de s'assurer que les uns et les autres s'alignent sur une dynamique globale parce que nous sommes dans un contexte de guerre, dans une zone où peuvent prospérer des discours faisant le jeu de l'ennemi", a-t-il expliqué.

Situation sous contrôle du Gouvernement

"Il y a une mission gouvernementale qui va s'y rendre très bientôt pour écouter les uns et les autres. Évidemment, c'est compréhensible dans un contexte comme celui-là, que parfois l'Information n'arrive pas comme elle devrait arriver en raison de la manipulation. Je crois que la volonté du Président de la République, au-delà de tout, c'est de s'assurer d'abord que la population, celle d'Uvira en l'occurrence, puisse vivre en paix, dans un environnement d'acceptation de toutes les communautés parce qu'il y a cette forme de cristallisation autour de la communauté Banyamulenge avec toute la manipulation qui vient après. Il faut considérer que pour le Président de la République, cette communauté, comme toutes les autres communautés congolaises, doit vivre en harmonie. Évidemment, il y a eu des cas de tentative de récupération, consécutive à l'enterrement d'un officier décédé. Je crois que toutes ces questions ont fait l'objet d'analyses approfondies au niveau de l'état-major. Je crois que la mission gouvernementale qui va se rendre sur place aura l'occasion d'écouter les uns et les autres pour aller vers l'apaisement et nous assurer que nous n'ouvrons pas le champ à l'ennemi, qui peut profiter justement lorsque l'unité, dont on a besoin actuellement, n'est pas consolidée... Il y a eu une récupération politicienne par ceux qui pensent que le Général Gasita ne pouvait pas prendre les commandes... Quoi qu'il en soit, nous sommes un Gouvernement. Nous sommes dans un contexte où nous voulons évoluer en parfaite adéquation avec notre opinion. Il se peut qu'il y ait des raisons qui font que certains contestent la nomination de cet officier supérieur. La raison de la mission gouvernementale est celle-là. Elle va écouter et fera rapport au Commandant suprême. Mais, nous estimons que quelles que soient les frustrations, cela ne devrait pas se traduire par des manifestations qui peuvent virer à la violence. On a déjà assez de violences dans cette région pour que nous ne puissions en avoir de plus", a complété Patrick Muyaya Katembwe.

Patriotisme exigé

"Wazalendo veut dire patriote. Dans cette guerre avec le Rwanda, les munitions que nous avons ne sont pas seulement les armes. Les munitions sont aussi notre attitude patriotique. Il ne faut pas oublier que le Rwanda fait du prétexte de la protection de la communauté Banyamulenge une motivation de la guerre. Il ne faut pas, parfois dans nos agissements, que nous puissions prêter le flanc à cela. C'est pour ça que nous lançons un message d'apaisement. C'est pour ça que nous appelons les uns et les autres à la sérénité. Et c'est pour ça que nous appelons les Wazalendo de ne pas s'engager que par les armes. Qu'ils s'engagent aussi par leur attitude" a encouragé le Porte-parole du Gouvernement, lors de sa sortie médiatique-là, à Genève, en Suisse.

La Pros.

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Rendez-vous de Johannesburg : Cinglant désaveu de la CENCO et de l’ECC à l’initiative de Thabo Mbeki

La CENCO et l’ECC se trouvent toujours le juste milieu pour donner la chance au processus de dialogue en République démocratique du Congo. Mais, le rendez-vous de Johannesburg, les prélats catholiques et protestants, essentiellement, ont rejeté sans aune autre forme de procès l’invitation de la fondation de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki.

Ce forum censé réunir les congolais depuis hier mercredi 3 septembre, doit en principe s’achever samedi 6 septembre. Les congolais y sont conviés au Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique. A cette occasion, la restauration de la paix en RDC y sera évoquée.

Dans un communiqué conjoint, la CENCO et l’ECC ont confirmé leur absence à la conférence prévue du 3 au 6 septembre sur le sol sud-africain. Les deux organisations, pourtant considérées comme des acteurs centraux du dialogue congolais, estiment que cette initiative extérieure ne saurait se substituer au processus endogène déjà engagé à Kinshasa sous leur impulsion. La non-participation des Églises risque d’affaiblir la crédibilité d’un forum que ses promoteurs voulaient inclusif et rassembleur.

Peu avant, c’est Martin Fayulu, dans une correspondance adressée à la Fondation Thabo Mbeki, le leader ECIDE avait motivé son refus par un manque de transparence : « À seulement deux jours de cette rencontre, il apparaît que plusieurs éléments fondamentaux demeurent non communiqués : la liste de participants, les thématiques abordées, l’agenda des panels ainsi que les dispositions protocolaires. Ce flou suscite une certaine perplexité », écrit l’opposant.

Ces prises de position rejoignent celle du gouvernement congolais, qui avait déjà rejeté l’invitation de l’ancien président sud-africain. Le porte-parole de l’exécutif, Patrick Muyaya, avait rappelé que ce forum était «inopportun», tout en mettant en cause la personnalité même de Thabo Mbeki, accusé de complaisance envers les agresseurs de la RDC.

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