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Halte à l’anarchie !

Ils étaient au départ à quatre à représenter le pays au niveau continental. Mais hélas ! Ils ont pris tous, chacun à son tour, la porte de sortie en phases de poule. Pas besoin, en tout cas, d’être Archimède pour déduire qu’il s’agit ici du TP Mazembe de Lubumbashi, du Saint Eloi Lupopo de la même ville, de l’AS V. Club et du Daring Club Motema Pembe, deux équipes de Kinshasa. Autrefois habitués à faire rêver les amoureux du boulon rond au niveau des interclubs de la Confédération africaine de Football, les quatre formations sportives ont, pour l’édition en cours, avalé la couleuvre bien que classées dans de groupes abordables. Après 3 défaites d’affilée dans le groupe D de la C2, les Corbeaux de Lubumbashi ont concédé une quatrième défaite dimanche, au Mali, face au Real de Bamako (2-1). Le FC Saint Eloi Lupopo a, quant à lui, commis le péché d’enregistrer un nul de plus face l’USM Alger alors qu’il était le premier à ouvrir le score à la 73ème minute. Bien avant, soit samedi, l’AS V. Club avait gâché ses chances de qualification face à Wydad Athletic Club de Casablanca à Brazzaville après un nul vierge au Stade Alphonse Massamba Deba. Affligeant comme spectacle. Avec un tel décor, la République démocratique du Congo est bien partie pour disparaitre sur la carte de grandes nations du football tant sur l’échiquier continental qu’à l’échelle mondiale. L’élimination précoce des Léopards A’ lors de la précédente édition du Championnat d’Afrique des Nations fait foi. Et donc, lentement mais surement, le secteur sportif congolais se meurt. Pas de championnat depuis plusieurs mois. Pas d’infrastructures répondant aux normes requises par les instances sportives continentales. Les warriors ont donc la lourde responsabilité de déployer des énergies nouvelles en vue des mesures idoines. Le peuple en tiendra sans doute compte et exigera un bilan, dans ce secteur, dans les jours qui viennent. Le sport, grand facteur de la cohésion nationale, doit renaitre de ses cendres. Halte à l’anarchie. Halte au tâtonnement. Halte à la confusion…
La Pros.

 

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Le compte à rebours !

La rentrée parlementaire du mois de mars signe le crépuscule de cinq ans au Palais du peuple. C’est l’heure du bilan pour chacun des mandataires pour ce quinquennat. Les vacances parlementaires étaient l’occasion accordée aux élus de cette législature de tâter les pouls des leurs afin de s’assurer qu’ils émettent toujours sur la même longueur d’ondes.

Cependant, si certains d’entre les députés ont su apprêter leurs rapports de vacances, d’autres se savent honnis de leurs électeurs pour n’avoir pas porté les doléances de leurs bases respectives à l’hémicycle du Palais du peuple. Ils n’ont aucun rapport à présenter. Ils ont œuvré pour leurs propres intérêts sans tenir compte de leurs mandateurs. Ces populations ne se reconnaissent plus dans leurs représentants. Face à l’incertitude, ces derniers prient que les élections n’aient pas lieu et que l’idée du dialogue soutenue par une frange de politiciens puisse faire du chemin.

En cela, ils pourront bénéficier d’un nouveau sursis politique qui puisse leur permettre de maintenir la santé financière acquise au cours de ce quinquennat qui, du fil en aiguille, touche à sa fin. Ils ne s’étaient jamais imaginé qu’au bout de cinq ans, leur mandat sera remis en jeu. Ceux qui ont ménagé leur mouture, se tiennent prêts à affronter les échéances de 2023.

Entretemps, la Commission électorale nationale indépendante met les bouchées doubles pour gagner le pari de la tenue de prochaines joutes électorales en République démocratique du Congo dans le délai constitutionnel. Pour ce, Denis Kadima Kazadi a émis son point de vue sur le rapport du PNUD publié en 2022 estimant qu’un glissement du calendrier électoral de plusieurs mois pour des raisons techniques est un scénario désormais probable. Il se félicite sur le fait qu’aucun de ces scénarios n’est en train de se concrétiser. Et de conclure : « J’ai hâte d’en finir avec les élections ».

Les partisans du dialogue n’arrêtent pas de discréditer le processus électoral en cours. Ce, en dépit du total de 34.445.251 Congolais, soit 70% du nombre attendu, déjà enrôlés par la Commission électorale nationale indépendante dans le cadre de l’opération de Révision du fichier électoral pour la tenue des élections en décembre 2023.

Les présidents de deux chambres du Parlement ont appelé le gouvernement à déposer le projet de loi relatif à la répartition des sièges avant la fin de cette session parlementaire de mars. Ce, en vue de permettre son examen et son adoption par les deux chambres en temps utile. Tous les signaux indiquent que les élections 2023 auront bel et bien lieu en République démocratique du Congo.

La Pros.           

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Changement de donne !

L’entrée de l’Angola par le déploiement imminent d’un contingent de la Force armée angolaise, a été aussi soutenue par l’opposition congolaise. Martin Fayulu et Moïse Katumbi se disent satisfaits avant de saluer le leadership du Président Joao Lourenço dans la recherche de la paix en RDC. Ce vendredi, le parlement de Luanda devra entériner cette décision d’envoyer la FAA en territoire congolais.

L’émissaire de Lourenço dépêché auprès de Tshisekedi, avait reçu mission d’évoquer avec le chef de l’Etat congolais, le déploiement de l’armée angolaise. Une réponse aux armées des pays de l’Afrique de l’Est, accusées de laxisme et même de complaisance, au regard de multiple violations de cessez-le-feu par le M23 soutenu l’armée rwandaise.

La présence de l’Angola dans cette agression, est une brèche ouverte vers les pays de la SADC dont la RDC fait partie bien avant son intégration dans l’EAC. Ces pays de l’Afrique australe se sont toujours rangés aux cotés de la RDC lors la guerre contre le Rassemblement congolais pour la démocratie parrainé essentiellement par le Rwanda.

La dernière reprise des hostilités en violation du cessez-le-feu âprement obtenu par l’Angolais Lourenço, a été perçue comme une humiliation en sa double qualité de président de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de médiateur désigné de l'Union africaine (UA) dans la crise entre le Rwanda et la RDC. Un opprobre qui ne pouvait pas rester impuni.

Nul n’est besoin de rappeler que les pays de l’Afrique australe ne voient pas d’un bon œil l’interventionnisme du Rwanda dans l’espace de la SADC. La brouille sur l’intervention des troupes de la SADC aux côtés du Rwanda contre les Shebab au Mozambique, en est une illustration. Les pays de l’Afrique australe ont mis en place une force régionale, la “Samim” (mission de l’Afrique australe au Mozambique), pour contrer l’avancée des Islamistes dans cette région du Mozambique. Ce, alors que Kigali qui avait signé des accords militaires avec Maputo, y a déployé près de 2000 hommes de son armée.

L’Angola s’engage à Goma aux côtés des autres forces de l’Afrique de l’Est, une organisation sous régionale en compétition latente avec la SADC qui se veut une force économique et militaire. Luanda dit avoir informé les autres pays impliqués dans la crise en RDC et la communauté internationale à travers les Nations unies. 

Curieusement, à l’annonce de ce déploiement, le M23 s’est précipité à signer un communiqué annonçant son désengagement de six localités de Masisi. De ce fait depuis hier dans la matinée, les populations du village Mweso ont constaté que le M23 n’y était plus. Signe que la donne a changé avec la Force angolaise, alliée naturelle de la RDC.

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Prise de conscience

L’engouement était visible en tout cas. L’ambiance était totale. Le pagne a eu le privilège de reprendre le dessus. Des kinoises ont fêté la journée internationale de la femme ou la journée internationale des droits des femmes – aux puristes d’apprécier. Des buvettes étaient noires du monde. Au palais du peuple, plus de 500 femmes congolaises ont rencontré le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, à l’occasion d’une grande activité organisée par le Ministère du Genre, Famille et Enfant. La femme était en l’honneur. Cependant, au-delà d’une simple célébration, la journée du 08 mars devait être un moment propice pour la femme congolaise d’interroger l’histoire au cœur de ce monde devenu quasiment le foyer de toutes sortes d’antivaleurs. Une occasion pour la gent féminine de se remettre en question en ce moment précis où la magie du numérique impose un certain nombre de comportements à l’humanité tout entière. Ici, il est question d’épingler le comportement adopté par la plupart de nos sœurs à l’aune de l’avènement de nouvelles technologies de l’information et de la communication, ou mieux, des réseaux sociaux : Tiktok, Facebook, Instagram, Snapchat, et, pourquoi pas, Whatsapp cher à Jan Koum et Brian Acton. De nos jours, beaucoup de jeunes dames sont plus actives sur le virtuel que sur le monde réel. Elles deviennent de plus en plus abonnées à la paresse et aux futilités et tuent assez facilement le temps sur la toile. Elles s’adonnent plus aux vidéos sur Tiktok qu’à la recherche sur Google. S’informer à  travers leurs smartphones n’est alors que le cadet de leurs soucis. Faudrait-il encore rappeler que certaines vont plus loin jusqu’à s’offrir à la prostitution ? La question est posée. Il ne fallait pas plus que cette interpellation pour réveiller les consciences. Le Congo de demain attend de nouvelles Sophie Kanza, Philomène Omatuku, Nzuzi wa Mbombo ou encore Clémentine Shakembo…La femme est pleine de potentialités. Si elle veut, elle peut. Question d’une prise de conscience…

La Pros.

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Equation !

Que veut réellement le M23 ? Le gouvernement congolais va-t-il céder aux caprices de ce mouvement terroriste soutenu par Kigali ainsi que les multinationales ? Sa dernière communication place, de toute évidence, Kinshasa face à un dilemme : Ce dernier doit-il négocier avec le groupe terroriste pour une paix durable en vue de faciliter notamment les opérations d’identification et d’enrôlement dans ces parties occupées par les rebelles ?

Equation !
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Cessez-le-feu !

L’heure de cessez-le-feu est-elle arrivée ? Telle est la grande interrogation de cette journée de mardi. Lors de la conférence de presse tenue à Kinshasa, co-animé par Félix Tshisekedi et le président français, Emmanuel Macron, beaucoup de choses ont été dites. L’on a assisté à la diarrhée verbale entre les deux chefs d’Etats. L’on a retrouvé un Félix Tshisekedi tranchant, qui avait le punch pour monter sur le ring sans les gants. Lancé depuis quelques mois dans une campagne de dénonciation de l’agresseur rwandais, le Chef d’Etat congolais a pratiquement réclamé de la bouche de son homologue français la condamnation du soutien du régime Kagamé aux terroristes du M23. Une condamnation claire et précise que Félix Tshisekedi n’obtiendra pas. Emmanuel Macron s’est contenté de rappeler l’histoire et de rejeter, pas sans tort, la faute sur les congolais eux-mêmes.
Comme annoncé, le cessez-le-feu est pour ce mardi 7 mars 2023, dans le cadre du processus engagé sous l’égide de l’Angola. Pendant ce temps-là, la partie congolaise n’en reste pas moins dubitatif après toutes les tentatives des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Afrique de l’Est d’une part et de l’Union africaine, d’autre part. L’Angolais João Lourenço est médiateur de l'UA en plus de sa casquette de président de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) dans cette crise entre Kinshasa et Kigali.
Difficile de croire à la bonne foi du Rwanda à la base de cette instabilité de l’Est dont il est le grand bénéficiaire des pillages des ressources minières de la RDC et ce, depuis une vingtaine d’années. Si ce cessez-le-feu se matérialise de façon durable, Macron aura réussi là où toutes les organisations sous régionales voire le Conseil de sécurité ont échoué.
L’étape de la RDC a constitué le clou de la tournée africaine du président Emmanuel Macron. La question sécuritaire aura été au centre des préoccupations pour la partie congolaise. Le président français a insisté sur le respect de l’actuel plan visant à mettre fin aux violences dans l’Est de la République démocratique du Congo, en rappelant que des sanctions seraient prises contre ceux qui ne le respectent pas. En Outre, soutient-il, ceux qui feront obstacle au plan de paix, savent à quoi ils s’exposent, y compris à des sanctions. Vivement le cessez-le-feu !
La Pros.

 

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Divisé !

Jamais ! Jamais la visite d’un Chef d’Etat français sur le continent africain, particulièrement au Congo-Kinshasa, n’a jamais autant suscité un sentiment divisé dans le chef des congolais. Est-ce le prix à payer quant à la position ambiguë de Macron suivie de sa réaction tardive sur l’agression de la RDC par son voisin rwandais  sous le label du M23 ? Enigme. Cependant, les congolais ont un avis très partagé sur la visite du Chef d’Etat français. Emmanuel Macron, va fouler le sol Congolais, le samedi 4 mars prochain. Cependant, il a planté le décor de la tournée qu’il entame depuis hier, mercredi le 1er mars, par un discours pour recadrer la nouvelle politique de la France en Afrique pour son second mandat.  Quatre pays sont concernés par cette visite, à savoir : le Gabon, l'Angola, le Congo et la République démocratique du Congo (RDC).

En Afrique, l’homme de la ‘’République en marche’’ va, ipso facto, préciser sa vision du partenariat avec les pays africains et le cap qu'il entend se donner durant son second mandat. Il présentera "ses priorités et sa méthode pour approfondir le partenariat entre la France, l'Europe et le continent africain". Va-t-il convaincre ? Mystère. Néanmoins, la plupart des congolais reprochent à Emmanuel Macron ses accointances avec Paul Kagame, le parrain du M23 et l’initiateur depuis plusieurs décennies de la déstabilisation de la partie Est de la RDC. Répondant à une question sur la position de la France sur le caractère intangible des frontières congolaises, Emmanuel Macron avait laissé entendre que son pays tient à la souveraineté territoriale de la RDC. Concernant les violences perpétrées à l'Est de la RDC par le M23 soutenu par le Rwanda, il avait évoqué une régression inacceptable en soulignant que l'offensive du M23 est une guerre qui nous ramène 10 ans en arrière. L'unité et l'intégrité territoriale du Congo ne se discute pas », avait-il lâché avant sa visite sur le continent. A l’en croire, Paris veut  réadapter la coopération avec Kinshasa dans le domaine de la santé, la culture, les infrastructures, les mines ou encore la défense. Visiblement, la France veut créer une nouvelle génération d‘entrepreneurs Franco-Africains et l’Europe doit être considérée comme un partenaire de référence». En Afrique, la France a beaucoup perdu. Le Mali est l’illustration parfaite. Voyant son influence régressée, Paris a des intérêts à défendre. Seulement, sa politique ambiguë sur certaines questions ne rassure particulièrement pas les congolais, blessés, fragilisés, délaissés, abandonnés   au profit des intérêts des multinationales qui profitent derrière la déstabilisation de l’Est qui regorge beaucoup de richesses minières. A tort ou à raison, bien que récusé par les uns, Macron foulera le sol congolais. Il serait mieux pour lui, pour son pays et pour l’Union Européenne de s’impliquer activement pour le retour d’une paix durable au Congo-Kinshasa, particulièrement à l’Est.

La Pros. 

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