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George Forrest : « Je ne vais pas me mêler de cette affaire » de projet de loi sur la congolité en RDC


L'entrepreneur belgo-congolais George Forrest, dans son bureau à Lubumbashi, le 16 février 2018 (Photo d’archives/AFP)
Depuis 50 ans, George Forrest était à la tête d'un empire industriel au Katanga, mais il ne parlait pas. Aujourd'hui, il publie ses mémoires sous le titre Un siècle de rêves (éditions Cherche Midi). Et il fait des révélations, notamment sur tous les chefs d'État congolais qu'il a fréquentés, de Mobutu à Tshisekedi. L'entrepreneur belgo-congolais s'exprime aussi sur Moïse Katumbi, au moment où celui-ci voit sa candidature menacée par un projet de loi sur la « congolité ».
RFI : George Forrest, il y a 101 ans, votre père a créé au Katanga la société Forrest. Et aujourd’hui, vous êtes toujours présent à Lubumbashi. Avec plus de 10 000 salariés, vous êtes toujours l’un des premiers employeurs du Congo. Comment avez-vous fait pour résister à tous les chaos, tous les soubresauts de la vie congolaise ?
George Forrest : D’abord, il y a notre qualité de travail, c’est une réputation que nous avons, que les choses que nous faisons sont impeccables. Nous avons aussi un rôle d’engagement social. Mes parents ont toujours dit que, quand un pays vous apporte quelque chose, il faut redistribuer une partie à la population, ce que nous avons toujours fait. Nous avons créé des écoles, des centres hospitaliers. Nous avons le meilleur hôpital du Haut-Katanga. Nous avons des puits d’eau dans les villages. Et nos activités ont toujours été des activités de qualité dans le respect de l’éthique et du pouvoir en place.
Vous racontez dans votre livre Un siècle de rêves aux éditions du Cherche Midi que votre père et vous avaient eu de nombreuses amitiés dans la classe politique congolaise. Comment avez-vous fait pour être ami à la fois avec Justin Marie Bomboko, qui était votre témoin de mariage et qui était donc l’un des hommes forts à Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa, et en même temps avec le sécessionniste katangais Moïse Tshombé par exemple ?
L’amitié est une chose et la politique en est une autre. Nous sommes des hommes d’affaires. Nous connaissons tout le monde, mais nous ne faisons pas de politique. On ne parlait pas politique à la maison, c’était une règle.
Vous dites aussi que vous avez bien connu Mobutu Sese Seko, évidemment, mais aussi Étienne Tshisekedi, l’un de ses plus farouches adversaires. Mobutu ne vous reprochait pas de recevoir Tshisekedi à la maison ?
Mobutu ne me l’a jamais reproché. Pour être honnête, non. Du moment qu’on lui disait les choses franchement, lui dire les choses comme elles étaient, ça, il aimait bien. C’était un homme qui aimait bien une certaine franchise. Je n’ai jamais eu de problème. Il savait bien qu’on ne faisait pas de politique. Nous, on développait nos activités et lui, ce qui l’intéressait, c’est que nous créions de l’emploi et que nous développions nos activités.
Dans ses premières années de pouvoir, vous dites que Joseph Kabila était un bon président, mais qu’ensuite, à cause de son entourage notamment, la corruption a gangréné tout le régime. Était-ce impossible à la fin de faire des affaires sous le régime de Joseph Kabila ?
Cela devenait très compliqué effectivement. Les cinq premières années, comme je l’ai dit, étaient très bien. Il a géré le pays très correctement. Mais une fois qu’il a été réélu, avec ses entourages très proches de lui, ils ont commencé à mettre la corruption en place. Ça a été vraiment un fléau terrible parce qu’ils voulaient tout prendre, ils voulaient s’accaparer toutes les affaires. Personnellement, nous avons beaucoup souffert de cette période.
Et aujourd’hui, sous la gouvernance de Félix Tshisekedi ?
Le président Tshisekedi a hérité d’un pays qui n’est pas simple à gérer. Quand il a pris le pouvoir, il a d’abord dû se stabiliser, voir ce qui se passait. Et malheureusement, il avait aussi un entourage qui n’était pas très bien. Mais aujourd’hui, il en a quand même écarté pas mal. Il en a écarté quelques-uns. Et lui-même veut faire quelque chose, il est de bonne volonté. Mais le pays n’est pas si simple que ça à gouverner. Il faut lui laisser un peu le temps pour qu’il puisse réaliser son programme et voir ce qui va se passer après.
Vous dites dans votre livre que vous avez été écarté du secteur minier du Katanga à l’instigation notamment du milliardaire israélien Dan Gertler. Or justement, Dan Gertler est défendu aujourd’hui par les autorités congolaises qui plaident la levée des sanctions américaines contre lui. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Je pense que ça, c’est une question politique. C’était pour récupérer le maximum pour qu’il cède une partie de ce qu’il avait pris, les placements frauduleux, avec la corruption. Mais si c’est dans l’intérêt de récupérer le maximum de biens pour le pays, on peut dire OK.
Il y a actuellement sur le bureau de l’Assemblée nationale à Kinshasa un projet de loi qui vise à écarter de la future présidentielle tout candidat qui n’est pas de père et de mère congolais. Qu’en pensez-vous ?
C’est un dialogue qui appartient aux Congolais et c’est à eux à en débattre. Je ne vais pas me mêler de cette affaire.
Ce projet de loi vise à écarter de la présidentielle quelqu’un que vous connaissez bien, c’est Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur du Katanga. C’est un de vos amis. Votre fils aîné est même le vice-président du club de football Tout Puissant Mazembe, que préside justement Moïse Katumbi. Que pensez-vous de cette manœuvre pour écarter Moïse Katumbi ?
Pour parler de Mazembe, c’est une vieille histoire de famille. Mon père était déjà là. Nous, on était là quand Moïse Katumbi a repris le club. Quand il a repris et développé très fort le club, on est resté. C’était un autre fils à moi qui était avant vice-président. Il est parti et j’ai mis Malta comme vice-président. Mais ça fait partie de l’histoire. Ce n’est pas une question politique, ni un soutien politique. C’est purement de l’histoire. Maintenant, si cela créé des problèmes pour tout le monde, c’est un fait certain qu’il prendra ses responsabilités. Et s’il doit quitter le poste…
Oui, s’il le faut, votre fils aîné Malta quittera son poste…
Oui. Les affaires restent les affaires. Si on mélange le football avec la politique, si on mélange le sport avec la politique, nous on ne veut pas faire de la politique, forcément, il devra se retirer.
Mais, Moïse Katumbi, c’est un ami ou pas ?
C’est un ami. Mais ce n’est pas parce que c’est un ami que… L’amitié est une chose et la politique est une autre chose.
Christophe Boisbouvier/Rfi

 

George Forrest : « Je ne vais pas me mêler de cette affaire » de projet de loi sur la congolité en RDC
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Aménagement du territoire : Guy Loando lance officiellement la plateforme en ligne de son ministère

Le Ministère de l'Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo a procédé ce mercredi 26 avril 2023, au lancement officiel de la plate-forme en ligne de son ministère. Un nouveau portail en ligne qui donne accès aux informations sur le cabinet de son Ministère, du Secrétariat général et les agences tel que, FONAT, ANAT et ONAT.
C’est au cours d’un point de presse qu’il a organisé que Guy Loando a mis la population au parfum des innovations qu’il veut vivre dans son secteur.
Ce qui est à noter de ce site est que la plateforme offre une interface utilisateur intuitive et facile à naviguer. Notamment, les visiteurs peuvent y accéder pour trouver des informations sur les différents services du ministère, vérifier les documents mis à leur disposition et les télécharger.
Pour sa part, le Directeur de Cabinet de Guy Loando, Me Patience Bondonga, a souligné que ce nouveau site sera un moyen de communication efficace entre le ministère et la population. «Ce nouveau site internet sera un moyen de communication efficace entre le Ministère et les citoyens congolais ainsi qu'avec les étrangers. Le site internet est conforme à la nouvelle charte graphique de la République Démocratique du Congo et offre un design rafraîchissant », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous invitons tous les citoyens congolais ainsi que les étrangers à explorer notre nouveau site internet en visitant le lien suivant : http://amanagement.gouv.cd », dit-il.
Il conclut par souligner que ‘’cette nouvelle plateforme renforcera les liens entre l'administration et le peuple congolais’’.
Hénoc Akano

Aménagement du territoire : Guy Loando lance officiellement la plateforme en ligne de son ministère
Le Ministère de l'Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo a procédé ce mercredi 26 avril 2023, au lancement officiel de la plate-forme en ligne de son ministère. Un nouveau portail en ligne qui donne accès aux informations sur le cabinet de son Ministère, du Secrétariat général et les agences tel que, FONAT, ANAT et ONAT.
C’est au cours d’un point de presse qu’il a organisé que Guy Loando a mis la population au parfum des innovations qu’il veut vivre dans son secteur.
Ce qui est à noter de ce site est que la plateforme offre une interface utilisateur intuitive et facile à naviguer. Notamment, les visiteurs peuvent y accéder pour trouver des informations sur les différents services du ministère, vérifier les documents mis à leur disposition et les télécharger.
Pour sa part, le Directeur de Cabinet de Guy Loando, Me Patience Bondonga, a souligné que ce nouveau site sera un moyen de communication efficace entre le ministère et la population. «Ce nouveau site internet sera un moyen de communication efficace entre le Ministère et les citoyens congolais ainsi qu'avec les étrangers. Le site internet est conforme à la nouvelle charte graphique de la République Démocratique du Congo et offre un design rafraîchissant », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous invitons tous les citoyens congolais ainsi que les étrangers à explorer notre nouveau site internet en visitant le lien suivant : http://amanagement.gouv.cd », dit-il.
Il conclut par souligner que ‘’cette nouvelle plateforme renforcera les liens entre l'administration et le peuple congolais’’.
Hénoc Akano

Aménagement du territoire : Guy Loando lance officiellement la plateforme en ligne de son ministère
Le Ministère de l'Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo a procédé ce mercredi 26 avril 2023, au lancement officiel de la plate-forme en ligne de son ministère. Un nouveau portail en ligne qui donne accès aux informations sur le cabinet de son Ministère, du Secrétariat général et les agences tel que, FONAT, ANAT et ONAT.
C’est au cours d’un point de presse qu’il a organisé que Guy Loando a mis la population au parfum des innovations qu’il veut vivre dans son secteur.
Ce qui est à noter de ce site est que la plateforme offre une interface utilisateur intuitive et facile à naviguer. Notamment, les visiteurs peuvent y accéder pour trouver des informations sur les différents services du ministère, vérifier les documents mis à leur disposition et les télécharger.
Pour sa part, le Directeur de Cabinet de Guy Loando, Me Patience Bondonga, a souligné que ce nouveau site sera un moyen de communication efficace entre le ministère et la population. «Ce nouveau site internet sera un moyen de communication efficace entre le Ministère et les citoyens congolais ainsi qu'avec les étrangers. Le site internet est conforme à la nouvelle charte graphique de la République Démocratique du Congo et offre un design rafraîchissant », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous invitons tous les citoyens congolais ainsi que les étrangers à explorer notre nouveau site internet en visitant le lien suivant : http://amanagement.gouv.cd », dit-il.
Il conclut par souligner que ‘’cette nouvelle plateforme renforcera les liens entre l'administration et le peuple congolais’’.
Hénoc Akano

Aménagement du territoire : Guy Loando lance officiellement la plateforme en ligne de son ministère
Le Ministère de l'Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo a procédé ce mercredi 26 avril 2023, au lancement officiel de la plate-forme en ligne de son ministère. Un nouveau portail en ligne qui donne accès aux informations sur le cabinet de son Ministère, du Secrétariat général et les agences tel que, FONAT, ANAT et ONAT.
C’est au cours d’un point de presse qu’il a organisé que Guy Loando a mis la population au parfum des innovations qu’il veut vivre dans son secteur.
Ce qui est à noter de ce site est que la plateforme offre une interface utilisateur intuitive et facile à naviguer. Notamment, les visiteurs peuvent y accéder pour trouver des informations sur les différents services du ministère, vérifier les documents mis à leur disposition et les télécharger.
Pour sa part, le Directeur de Cabinet de Guy Loando, Me Patience Bondonga, a souligné que ce nouveau site sera un moyen de communication efficace entre le ministère et la population. «Ce nouveau site internet sera un moyen de communication efficace entre le Ministère et les citoyens congolais ainsi qu'avec les étrangers. Le site internet est conforme à la nouvelle charte graphique de la République Démocratique du Congo et offre un design rafraîchissant », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous invitons tous les citoyens congolais ainsi que les étrangers à explorer notre nouveau site internet en visitant le lien suivant : http://amanagement.gouv.cd », dit-il.
Il conclut par souligner que ‘’cette nouvelle plateforme renforcera les liens entre l'administration et le peuple congolais’’.
Hénoc Akano

Aménagement du territoire : Guy Loando lance officiellement la plateforme en ligne de son ministère
Le Ministère de l'Aménagement du Territoire, Guy Loando Mboyo a procédé ce mercredi 26 avril 2023, au lancement officiel de la plate-forme en ligne de son ministère. Un nouveau portail en ligne qui donne accès aux informations sur le cabinet de son Ministère, du Secrétariat général et les agences tel que, FONAT, ANAT et ONAT.
C’est au cours d’un point de presse qu’il a organisé que Guy Loando a mis la population au parfum des innovations qu’il veut vivre dans son secteur.
Ce qui est à noter de ce site est que la plateforme offre une interface utilisateur intuitive et facile à naviguer. Notamment, les visiteurs peuvent y accéder pour trouver des informations sur les différents services du ministère, vérifier les documents mis à leur disposition et les télécharger.
Pour sa part, le Directeur de Cabinet de Guy Loando, Me Patience Bondonga, a souligné que ce nouveau site sera un moyen de communication efficace entre le ministère et la population. «Ce nouveau site internet sera un moyen de communication efficace entre le Ministère et les citoyens congolais ainsi qu'avec les étrangers. Le site internet est conforme à la nouvelle charte graphique de la République Démocratique du Congo et offre un design rafraîchissant », précise-t-il. Et d’ajouter : « Nous invitons tous les citoyens congolais ainsi que les étrangers à explorer notre nouveau site internet en visitant le lien suivant : http://amanagement.gouv.cd », dit-il.
Il conclut par souligner que ‘’cette nouvelle plateforme renforcera les liens entre l'administration et le peuple congolais’’.
Hénoc Akano

 

Aménagement du territoire : Guy Loando lance officiellement la plateforme en ligne de son ministère
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"Pour raison de souveraineté, l'audit externe du Fichier Electoral doit être confié à un organisme national", recommandation des organisations de la société civile

Le 2ème Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Didi MANARA LINGA, a présidé l'activité consacrée aux journées portes ouvertes de la CENI relative au nettoyage du Fichier électoral.

Pour cette troisième journée, ce sont les organisations de la société civile qui ont eu droit à cet exercice de contrôle citoyen initié par le nouveau management de la CENI.
Une occasion, pour Didi Manara, de rappeler à l'assistance, le quatrième axe du plan stratégique et opérationnel de la Centrale électorale.
"Le plan stratégique et opérationnel de la CENI mis à votre disposition, dans son 4e axe, parle de la construction d'une nouvelle culture d'inclusion pour une grande adhésion et la CENI ne cesse de marteler que les élections vont se tenir le 20 décembre 2023. Il s'avère important que nous ayons des échanges directs en vue de cheminer ensemble jusqu'à l'organisation de ces scrutins", a-t-il déclaré.
Et de poursuivre : "C'est pour la première fois que le management de la CENI organise de telles rencontres pour permettre aux parties prenantes au processus électoral de tâter la réalité du toilettage du Fichier électoral. Pour ce faire, nous avons besoin de vos observations et suggestions pour un aboutissement harmonieux du processus en cours".
Dans la foulée, Mme Adine D'or OMOKOKO, membre de la plénière, a invité les organisations de la société civile à travailler main dans la main avec la CENI pour offrir à la nation les élections transparentes, crédibles et inclusives.
Dans l'optique d'impliquer les parties prenantes à toutes les étapes du processus, le Secrétaire Exécutif National, Thotho MABIKU a appelé au bon sens de cet exercice.
"Après la clôture de l'identification et l'enrôlement des électeurs dans l'aire opérationnelle 3 (AO3), la CENI procède maintenant à l'audit interne du Fichier électoral. Nous ne voulons pas que la désinformation fasse l'objet de cette étape. C'est pourquoi, nous voulons votre participation, de sorte que vous voyiez clairement comment la CENI est en train de radier du Fichier électoral tous les cas irréguliers, dans le but de garantir la transparence.
Au bout du compte, les organisations de la société civile ont apprécié le sens d'ouverture du nouveau management concernant l'audit interne du Fichier électoral. En sus, elles ont recommandé à la CENI de confier cette fois-ci l'audit externe à une structure locale spécialisée car ce domaine relève de la souveraineté d'un État indépendant comme le nôtre.
CELLCOM/CENI

 

"Pour raison de souveraineté, l'audit externe du Fichier Electoral doit être confié à un organisme national", recommandation des organisations de la société civile
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Double rejet de la Cour Constitutionnelle : Poursuite de l’instruction pour Jean-Marc Kabund à la Cour de cassation et Mwangachuchu à la Haute Cour militaire

Le député Jean-Marc Kabund, ancien président intérimaire de l'Udps et président de l'Alliance pour le Changement (ACH) détenu à la prison centrale de Makala depuis le 10 août 2022 et député Édouard Mwangachuchu, n’auront pas gain de cause après leurs recours à la Cour constitutionnelle. Cette dernière a autorisé ce jeudi 27 avril à la Cour de cassation de poursuivre l’instruction pour Jean-Marc Kabund, des faits infractionnels en rapport avec des propos qualifiés d'injurieux, de nature à alarmer la population et à porter atteinte à l’honneur dû aux institutions publiques et à la dignité du chef de l’État. L’arrêt de la Cour constitutionnelle a été rendu, ce jeudi 27 avril. La plus haute cour a jugé non fondée, mais recevable la requête introduite par Jean-Marc Kabund.
Cette décision était attendue par les partisans de Kabund au sein de son parti politique Alliance pour le changement qui estime que ce dernier reste véritablement otage du pouvoir en place. Et un cadre de ce parti de réagir :" La détention du président Kabund est une entrave à l'exercice démocratique et une démarche d'exclusion de notre leader à la prochaine élection présidentielle".
Mwangachuchu débouté
La Haute cour militaire avait décidé de la surséance dans l’affaire du député Édouard Mwangachuchu depuis le 14 avril dernier. Et pour cause, la saisine de la cour constitutionnelle pour examiner l'exception d'inconstitutionnalité soulevée par ledit prévenu au travers un mémoire unique. Il est poursuivi devant la Haute Cour militaire pour détention illégale d'armes et munitions de guerre, participation à un mouvement insurrectionnel en procurant aux insurgés des armes et espionnage.
La Cour constitutionnelle vient de rejeter l'exception d'inconstitutionnalité soulevée par le député national Édouard Mwangachuchu devant la Haute Cour militaire. La décision a été rendue au cours de l'audience tenue ce jeudi 27 avril. Pour le juge constitutionnel, la Haute Cour militaire n'a violé aucune disposition de la Constitution en se considérant compétente à connaître des faits pour lesquels le député national Édouard Mwangachuchu est poursuivi.
Pour rappel, jugé devant la Haute Cour militaire, le député national Édouard Mwangachuchu a soulevé une exception d'inconstitutionnalité au cours de l'audience du 14 avril dernier à la prison militaire de N'dolo. Pour ses avocats, les articles 1 et 9 de l'ordonnance loi du 24 février 1978 sont inconstitutionnels en ce qu'ils violent les articles 18 et 21 de la Constitution relatifs aux Droits de la défense, plus précisément en ce qui concerne la procédure de flagrance appliquée.
Les avocats d'Edouard Mwangachuchu ont par ailleurs remis en cause la compétence de la Haute cour militaire à juger leur client. Ils postulent que l'article 120 alinéa 2 du Code judiciaire militaire qui fait des membres du Parlement des justiciables de la Haute Cour militaire pour des infractions à caractère militaire viole l'article 153, alinéa 3 de la Constitution qui prévoit que la Cour de Cassation connaisse en premier et dernier ressort, les infractions commises par les membres de l'Assemblée nationale et du Sénat.
Emma Muntu

 

Double rejet de la Cour Constitutionnelle : Poursuite de l’instruction pour Jean-Marc Kabund à la Cour de cassation et Mwangachuchu à la Haute Cour militaire
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Christian Moleka : ‘‘33 ans après le décret sur la démocratie, le peuple Congolais n’a pas trouvé son compte’’

Dans une interview exclusive nous accordée à l’occasion de la commémoration de 33 ans de l’instauration de la démocratie en République démocratique du Congo, Christian Moleka, coordonnateur de la Dynamique des politologues de la RDC (DYPOL), a laissé entendre qu’après 33 ans, il y a des acquis en termes d’ouverture démocratique, mais il reste encore des choses à modifier pour que la population trouve sa place.
«Si vous regardez quand même la sous-région, vous verrez que le Congo aujourd’hui est un modèle démoc ratique dans un environnement plus ou moins monocratique’’, explique-t-il, attestant que la RDC a du moins connu d’énormes progrès en termes de démocratie.
Néanmoins, il note un recul notamment, en termes de démocratie interne. «Nous avons peut-être chassé le monopartisme dans l’espace public, mais à l’intérieur de nos partis politiques, le monopartisme demeure», dit-il. Sinon, pour lui, l’ouverture démocratique n’avait pas pour finalité uniquement la démocratie, mais bien aussi le développement. Il explique cela en disant que le rendez-vous du développement se fait attendre et beaucoup de Congolais aujourd’hui désespèrent parce que la démocratie ne les a pas amené vers ce qu’ils attendaient. «Ce n’était pas uniquement le départ de Mobutu mais, c’est également pour changer la vie des Congolais. Et, sur la route du développement, nous n’avons pas avancé».
De l’autre côté, il définit la démocratie comme un système conflictuel : « parce qu’à la différence d’un système a pensée unique, vous acceptez la contradiction et donc est un système qui demande de la hauteur de ceux qui le font».
Par ailleurs, il indique que le grand danger auquel les congolais courent aujourd’hui, c’est de tomber un jour entre les mains d’un populiste. «Parce que dans tout ce qu’on a fait 33 ans après, le peuple n’a pas trouvé son compte… ».
Grâce Daro

Christian Moleka : ‘‘33 ans après le décret sur la démocratie, le peuple Congolais n’a pas trouvé son compte’’
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CENI : la MOE CENCO-ECC exige les termes de référence

MISSION D’OBSERVATION ELECTORALE CENCO-ECC
COMMUNIQUE
N° 003/MOE CENCO-ECC/AVR./2023
1. Le samedi 22 avril 2023, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a publié le Communiqué de presse n°020/CENI/2023 signé par son Rapporteur dans lequel cette Institution d’appui à la Démocratie annonçait la tenue des Journées Portes Ouvertes (Open Days), du mardi 25 avril au jeudi 4 mai 2023, en faveur des parties prenantes au processus électoral. La MOE CENCO-ECC l’en remercie.
2. La MOE CENCO-ECC constate malheureusement que cette invitation lancée aux parties prenantes, par voie de Communiqué, ne trace pas de grandes lignes qui indiquent clairement les objectifs et les résultats relatifs à l’activité, éléments devant leur permettre de se préparer d’avantage et au besoin de savoir comment orienter leur participation.
3. La MOE CENCO-ECC invite, à cet effet, la CENI à mettre à la disposition de toutes les parties prenantes les Termes de référence de cette activité afin qu’elles sachent à quoi elles s’engagent.
Fait à Kinshasa, le 24 avril 2023.
Pour la CENCO
Mgr Donatien NSHOLE
Pour l’ECC
Révérend Eric NSENGA

 

CENI : la MOE CENCO-ECC exige les termes de référence
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Quentin TEISSEIRE : « Nous appuyons la RDC pour que se dégage un consensus de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral »

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Denis Kadima Kazadi, a conféré mardi 25 avril 2023, avec Quentin TEISSEIRE, Sous-directeur pour l'Afrique centrale au ministère de l'Europe et des Affaires étrangères français. Sa mission en RDC se situe dans le droit fil de la visite qu'a effectuée le chef de l'État français, Emmanuel Macron, dans le cadre de la consolidation de la coopération existant entre la RDC de la France.
En effet, le Président Denis Kadima et son hôte ont abordé la question liée au processus électoral qui a cours en RDC dont l'aboutissement est le scrutin de 2023 auquel se consacre activement la CENI. « Je suis venu en RDC dans le cadre du suivi de la visite du Président de la République qui est arrivé début mars. Nous avons une série d'échanges à ce propos surtout que pour la RDC c'est une année importante car électorale. Notre entretien avec le Président Denis KADIMA a été marqué par l'état des préparatifs électoraux et maintenant parvenus à la fin de la phase d'enrôlement. Il m'a présenté la façon dont la CENI a procédé à l'identification et d'enrôlement des électeurs et comment elle se prépare sur le plan technique à conduire à bon port les élections », a souligné Quentin Teisseire.
Le diplomate français a mis en avant l'accompagnement de la France vis-à-vis de ce processus électoral pour que tout se déroule comme souhaité. « Le Président Kadima s'est montré très réceptif et a donné des réponses claires aux différentes questions que nous avons soulevées sur la manière dont tout cela se déroule jusqu'à présent. Une des attentes qui est exprimée, c'est d'avoir un soutien plus large du processus électoral d'une manière générale notamment les encouragements pour qu'on puisse avoir des observations plus largement. C'est quelque chose que nous soutenons et appuyons pour qu'il y ait un consensus de l'ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral en RDC pour que ces élections se déroulent de façon apaisée », a fait observer le Sous Directeur Afrique centrale au sein du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères français.
MB

Quentin TEISSEIRE : « Nous appuyons la RDC pour que se dégage un consensus de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral »
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