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Journée Nationale de l’arbre, RDC : Eve Bazaïba sensibilise sur la protection de l’environnement

‘’Les grandes richesses naturelles de notre pays ne sont plus à démontrer, ainsi que leurs contributions à l’échelle locale et planétaire. Cependant, en dépit d’énormes potentiels en massif forestier que regorge la RDC, plus de 60% de la superficie du deuxième massif forestier tropical du monde, le pays tient à maintenir sa position de leadership en tant que porteur principal de la solution naturelle au problème du réchauffement de la planète, en procédant par l’afforestation de plus d’aires et avec divers essences’’. C’est par ces mots que Mme Eve Bazaïba, Ministre d’Etat en charge de l’Environnement et développement Durable, a appelé à la protection de la biodiversité. Ce discours a été prononcé jeudi 5 décembre 2024, à l’occasion de la Journée Nationale de l’arbre, célébrée cette année dans la commune de la N’sele.

Ci-dessous l’intégralité du discours.

Mot de Son Excellence madame la Ministre d’Etat Ministre de l’Environnement et Développement Durable à l’occasion de la Journée Nationale de l’arbre Edition 2024 jeudi, 5 décembre 2024

Monsieur le Bourgmestre de la Commune de N’sele
Monsieur le Directeur Général du Fonds Forestier National ;
Monsieur le Directeur Général de l’ICCN ;
Mesdames et Messieurs le Directeur-Chef de Service du MEDD ;
Monsieur le Ministre Provincial de l’Environnement, représentant particulier du Gouverneur de la Ville de Kinshasa ;
Distingués Invités en vos titres et qualités respectifs ;
Tout protocole observé ;
Mesdames et Messieurs.
En mon nom propre et au nom de tous les Agents et Cadres du Ministère de
l’Environnement et Développement Durable, je tiens tout d’abord à vous remercier pour avoir rehaussé de votre présence la cérémonie de la célébration de la Journée Nationale de l’Arbre, édition 2024.
Permettez-moi d’exprimer ma gratitude à Son Excellence Monsieur Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat qui a, dès son accession à la magistrature suprême en 2019, initié le Programme Jardin Scolaire - Un Milliards d’Arbres pour non seulement booster le Défi de Bonn avec au moins 733 097 hectares plantés à travers le pays, mais aussi et surtout montrer l’importance de l’arbre pour le salut de l’humanité.
La République Démocratique du Congo, solution naturelle aux multiples problématiques imposées par le changement climatique, ne cesse de poser des jalons naturels dans le cadre de la conservation des forêts et la création des forêts artificiels afin de répondre efficacement aux désastres causés par ledit changement.
Les grandes richesses naturelles de notre pays ne sont plus à démontrer, ainsi que leurs contributions à l’échelle locale et planétaire. Cependant, en dépit d’énormes potentiels en massif forestier que regorge la RDC, plus 60% de la superficie du deuxième massif forestier tropical du monde, le pays tient à maintenir sa position de leadership en tant que porteur principal de la solution naturelle au problème du réchauffement de la planète, en procédant par l’afforestation de plus d’aires et avec divers essences.
Les impacts négatifs qui en résultent sont nombreux, entre autres le réchauffement climatique, la dégradation des sols et la baisse des rendements de cultures, l’insécurité alimentaire, la pauvreté, etc.
Mesdames et Messieurs,
Le Gouvernement de la République au travers du Ministère de l’Environnement et Développement Durable que j’ai l’insigne honneur de diriger, commémore le 05 décembre de chaque année la Journée Nationale de l’Arbre, dans le but de sensibiliser l’opinion nationale qu’internationale sur le rôle capital que joue l’arbre.
Il sied, en effet, de souligner l’inéluctable apport de l’arbre en matière de services éco systémiques qui, en tant que capital socio-économique, répond à la trilogie des trois piliers du développement durable à savoir : économique, social et environnemental et mobilise des nombreux acteurs et parties prenantes.

Mesdames et Messieurs
Je me dois de vous rappeler que le Parc Animalier de la N’sele qui nous accueille aujourd’hui est une réserve naturelle intégrale, anciennement dénommé «Parc Président Mobutu», il faisait jadis la fierté des kinoises et Kinois en particulier et de tous les Congolais en général à travers les multiples services éco systémiques et touristiques qu’il offrait.
Nous ne pouvons ignorer les multiples efforts réalisés par le Service de Reboisement et Horticulture à travers différentes célébrations de l’Arbre sur ce même site pour sa sauvegarde et la restauration d’au moins 195 hectares plantés sous financement de l’Etat Congolais à travers le programme 1 Milliard d’Arbres et l’appui des autres partenaires techniques et financiers.
Malheureusement, ce patrimoine historique, emblématique et écologique fait l’objet d’une spoliation criminelle et sauvage réduisant près de 90% de sa superficie et de tous les efforts de sa restauration, entrainant par conséquent une destruction méchante de son écosystème forestier et de sa biodiversité !
La Journée Nationale de l’Arbre est l’une des options et approches stratégiques que le Gouvernement Congolais utilise pour la sensibilisation de l’opinion afin de répondre substantiellement aux préoccupations et besoins qui résultent de la dégradation des écosystèmes entrainant le changement climatique.
Pour cette année, le thème choisi pour sa célébration, s’intitule : « l’Arbre, le salut de notre planète, plantons-le et gardons-le dans nos milieux de vie ». Je profite de cette occasion pour lancer le Programme National d’Afforestation et de Reboisement, (PRONAR-RDC), conformément à la Décennie Mondiale et Africaine D’Afforestation et Reboisement (DAMAR), afin de poursuivre l’atteinte des objectifs du Défi de Bonn à l’horizon 2030, comme contribution de la RDC-Pays Solution, au maintien de l’équilibre climatique pour la survie planétaire.
Pour terminer, j’exprime mes vœux très chaleureux de voir la mentalité d’écocitoyenneté, celui de protéger nos patrimoines écologiques et écosystèmes forestiers et celui d’avoir des gestes responsables en faveur de la l’environnement se développer dans nos actions individuelles et collectives pour garantir la survie planétaire et assurer un développement résilient et durable pour notre communauté.
Raison pour laquelle, chaque citoyen a le devoir civique de planter et de protéger l’arbre. Cette disposition est consacrée dans la loi portant Code Forestier en République Démocratique du Congo.
C’est donc sur cette note d’espoir Mesdames et Messieurs que je déclare ouverte la cérémonie marquant le lancement de la semaine de l’arbre Edition 2024 et la campagne de plantation d’arbres 2025 en République Démocratique du Congo.
Que vive la République Démocratique du Congo.
Que vive le patrimoine forestier de notre pays.
Je vous remercie.

Journée Nationale de l’arbre, RDC : Eve Bazaïba sensibilise sur la protection de l’environnement
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L’Union Sacrée en ordre dispersé, RDC : Jean-Pierre Bemba préconise la révision de la Constitution !

A l’Union Sacrée de la Nation, l’heure est à la prise de position des membres du présidium sur la controverse autour du changement de la Constitution. Après les avis favorables des leaders tels que Augustin Kabuya pour le compte de l’UDPS, Christophe Mboso de la Convention pour la République et la Démocratique (CRD), ou encore Jean-Michel Sama Lukonde de la Dynamique Agissons et Bâtissons, qui a soutenu l’évaluation de l’actuelle Loi fondamentale, c’est au tour du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de se prononcer. Jean-Pierre Bemba Gombo, Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication, a exprimé ses idées sur cette question, lors d'une interview mercredi dernier sur les ondes de Top Congo. Il a martelé sur la révision ciblée de la Constitution, pour sortir le pays de la conjoncture.

Il a clairement indiqué que ce qui est prévu et autorisé dans la Constitution actuelle, c'est la révision, et non un changement radical. Il a souligné qu'il voit quatre articles spécifiques qui pourraient être modifiés pour améliorer la gouvernance et la représentation en RDC, notamment, l’article 10 concernant la nationalité congolaise, qu’il a jugé exclusif et qui nécessite une révision ; les articles 13 et 51, qui traitent des droits des minorités, sont, d’après lui, mal définis, et dont une clarification s’impose ; enfin, l’article 198 sur la désignation des gouverneurs et des sénateurs, auquel il a plaidé pour un système d'élection directe.

Jean-Pierre Bemba a également appelé à la confiance envers le Président Félix Tshisekedi, affirmant que ce dernier n'est pas quelqu'un qui cherche à s'accrocher au pouvoir. Il a insisté sur le fait que le Président est raisonnable et ouvert au dialogue sur ces questions constitutionnelles.

‘’Je parle avec le Président de la République. Nous parlons de toutes ces questions. Le fond de sa pensée est ce qu’il a dit. Ce n’est pas quelqu’un qui veut s’accrocher au pouvoir. Faites-lui confiance. Le Président est quelqu’un de raisonnable. Ce n’est pas un insensé’’, a-t-il déclaré.

Le Vice-Premier Ministre a critiqué certains politiciens qui s'opposent à la révision constitutionnelle, les accusant de manipuler la population pour des motivations personnelles.

« De quoi a-t-on peur ? », a-t-il lancé, interrogeant ceux qui sont contre cette révision. Pour lui, il est essentiel de faire évoluer la Constitution pour mieux répondre aux réalités du pays.

Promulgation de la Constitution en 2006

Jean-Pierre Bemba a rappelé son rôle dans la réunification de la RDC entre 2003 et 2006, affirmant que ce processus avait nécessité des concessions et une collaboration entre divers acteurs.

‘’Je me considère comme un des acteurs qui, entre 2003 et 2006, a participé à la réunification de ce pays, des armées et des administrations. A cette époque, il fallait mettre en place une Constitution. Il y a des particularités que nous avons dû accepter et des concessions qui ont été faites’’, a fait savoir l’ancien Vice-Président de la RDC, tout en soulignant que des experts internationaux ont contribué à l'élaboration de la Constitution actuelle, ce qui démontre, selon lui, qu'il ne s'agit pas d'un diktat, mais d'un consensus entre plusieurs parties prenantes.

Enfin, le VPM des Transports a évoqué l'Union Sacrée, la méga plateforme du régime en place. A l’en croire, malgré les tensions internes, il est nécessaire de préserver cette coalition pour le bien de la Nation. ‘’L'Union Sacrée existe, malgré tout’’, a-t-il déclaré, appelant à la solidarité et à la coopération entre les membres. Il a affirmé que la révision constitutionnelle est nécessaire pour avancer et que les craintes exprimées par certains ne sont pas justifiées. Il a encouragé un débat ouvert sur ces questions, en attendant la mise en place d'une commission par le Chef de l’Etat pour examiner les propositions de révision.

Nathan Mundele

L’Union Sacrée en ordre dispersé, RDC : Jean-Pierre Bemba préconise la révision de la Constitution !
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Constitution en RDC : la valse-hésitation de Jean-Pierre Bemba

Le Vice-Premier Ministre et membre éminent de l’Union sacrée s’est exprimé sur l’opportunité d’une modification de la Constitution congolaise. Il s’est d’abord dit favorable à une révision, avant que son parti n’ouvre la voie à un changement.

Jour 1. Invité de la radio Top Congo FM, mercredi 4 décembre, Jean-Pierre Bemba se dit favorable à une simple « révision » de la Constitution en RDC. « Pour l’instant, on parle de révision. Qui a parlé de changement ? », déclare-t-il en faisant mine d’ignorer le débat en cours sur l’opportunité d’un changement de loi fondamentale. Jean-Pierre Bemba accepterait ainsi de discuter d’une révision au sein d’une commission d’experts qui doit voir le jour au début de l’année 2025.

Il se dit prêt à soutenir une réforme de l’article 10 de la loi fondamentale, qui établit à l’heure actuelle l’exclusion de la double nationalité. Il cite également les articles 13 et 51 sur la protection des minorités, qui, selon lui, n’existent pas en RDC, car il y aurait trop de groupes ethniques (plus de 450) pour définir une minorité ; mais aussi l’article 198 sur la nomination des gouverneurs provinciaux et des sénateurs qui ne sont pas soumis au suffrage direct.

Jour 2. Un communiqué du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, en date du 5 décembre, dit réitérer son « soutien total à l’initiative du président de la République visant à la révision/le changement » de la Constitution. Changement de ton, donc, au MLC, après les propos sans équivoque de Jean-Pierre Bemba la veille. « Après discussions internes, il a été décidé de laisser clairement la porte ouverte aux deux options [révision ou changement] », explique un interlocuteur du MLC.

Le parti de Bemba se rapproche du chemin tracé par Augustin Kabuya, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel. Ce dernier fait activement campagne pour le changement, et en a même fait « une question de vie ou de mort. » Le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, n’exclut pas cette option. « Si cela est nécessaire, nous consulterons le peuple congolais pour qu’il décide de lui-même, s’il doit s’arrêter à la révision ou carrément aller au changement de la Constitution », a-t-il récemment déclaré à Lubumbashi.

Le soutien initial de Bemba à une révision plutôt qu’au changement de Constitution n’a pas été apprécié en haut lieu. « On leur a tout donné et ils ne veulent pas suivre la voie tracée par le président de la République. Ils vont voir ! », avait mis en garde une source proche de la présidence à la suite de l’interview de Jean-Pierre Bemba.

« Tshisekedi ne veut pas s’accrocher au pouvoir »

L’actuel ministre des Transports, qui dit parler avec le président de tous ces sujets, s’était pourtant initialement démarqué de Félix Tshisekedi. Il ne reprenait pas à son compte l’argumentaire qui dénonce l’article 217 sur l’abandon d’une partie de la souveraineté pour favoriser la construction de l’unité africaine. Jean-Pierre Bemba prenait également ses distances avec les déclarations du chef de l’État, qui voit dans la Constitution « le fruit d’intelligences venues de l’étranger pour maintenir la RDC dans un état fragile ». « Non, ce n’était pas un diktat [de l’étranger] », avait contredit Jean-Pierre Bemba, qui évoquait simplement l’aide d’experts internationaux.

Un pied dedans, un pied dehors, Jean-Pierre Bemba pensait sûrement faire preuve de bonne volonté en assurant vouloir participer au débat sur la Constitution sans appeler à son changement. « Laissons cette commission être mise en place », appelait-il de ses vœux. Le vice-Premier ministre disait même ne pas voir le risque d’un maintien au pouvoir de Félix Tshisekedi à la faveur d’un changement de Constitution. « Ce n’est pas quelqu’un qui veut s’accrocher au pouvoir », assurait Jean-Pierre Bemba, qui ajoutait : « Je connais sa pensée. »

Celle de Jean-Pierre Bemba sur la Constitution est désormais connue, même si son parti a ensuite rectifié ses propos. Elle rejoint celle de Christophe Mboso et d’Augustin Kabuya au sein du présidium des Six. Jean-Michel Sama Lukonde, président du Sénat, soutient un examen de la Constitution par la commission d’experts sans se prononcer sur son avenir. Restent Modeste Bahati Lukwebo et Vital Kamerhe, le président de l’Assemblée nationale, qui n’ont pas encore exprimé leur préférence. Augustin Kabuya prépare une réunion de l’Union sacrée pour harmoniser les prises de position sur le sujet, selon nos informations.

Après la prise de parole de Jean-Pierre Bemba, la pression devrait se déporter sur ces deux membres du présidium, dont les réactions sont attendues. S’ils s’opposaient à la révision, la coalition gouvernementale pourrait en effet voler en éclat. « Nous devons tout faire pour continuer à faire exister l’Union sacrée », a plaidé Jean-Pierre Bemba sur Top Congo FM.

(Avec Jeune Afrique)

 

 

 

 

Constitution en RDC : la valse-hésitation de Jean-Pierre Bemba
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Affaires forages et lampadaires , Muhindo Nzangi : ‘’On ne peut pas accepter d'exécuter un contrat qui est facturé dix fois plus cher que la normale’’

La Cour de Cassation a convoqué plusieurs témoins au cours de l’audience de lundi 2 décembre 2024, dans l'affaire opposant le Ministère Public aux prévenus François Rubota et Mike Kasenga. Ces derniers sont accusés de détournement de fonds destinés à la construction de forages et à l’installation de lampadaires dans le pays. L’audience a révélé des éléments préoccupants concernant la gestion des fonds alloués à ces projets.

Parmi les témoins entendus, on compte notamment, Muhindo Nzangi, actuel Ministre d’Etat, Ministre du Développement Rural, et Jules Alingete, Inspecteur Général des Finances qui s’est fait représenter. Alors que tous les témoins étaient présents, Nicolas Kazadi a demandé à être excusé pour des raisons de santé, sollicitant le report de son audition au 9 décembre 2024 par l’intermédiaire de son avocat.

L’audience a mis en lumière des accusations graves de surfacturation. Le Ministre Muhindo Nzangi a déclaré que les montants facturés pour la construction des forages étaient dix fois supérieurs à la normale. "On ne peut pas accepter d'exécuter un contrat qui est facturé dix fois plus cher que la normale. On sait combien payer un forage. On ne peut pas continuer à accepter d'exécuter un tel contrat," a-t-il affirmé, indiquant que cette situation était inacceptable et qu’il était urgent de mettre fin à de telles pratiques.

Et de rajouter : ‘’Je crois qu’il s’agit de la gestion rationnelle de la chose publique. 71 millions de dollars américain pris par un investisseur pour exécuter un travail que jusqu’à présent, les rapports démontrent que le seuil de 4 millions n’a pas été franchi’’.

Les révélations du Ministre d’Etat en charge du Développement Rural ne se sont pas limitées qu'à des considérations financières. Il a également évoqué des lacunes techniques dans l'exécution des projets notamment, la mauvaise qualité de l'eau fournie par les forages. Selon son témoignage, certains forages ont été construits à proximité de fosses septiques, exposant ainsi la population à des risques de contamination. Ces révélations alimentent les inquiétudes quant à l’intégrité et à la sécurité des projets financés par l’État.

En réponse, Mike Kasenga, Directeur Général de l’entreprise "Stever Construct", a fermement nié les accusations portées contre lui. Il a soutenu que son entreprise avait respecté toutes les clauses du contrat concernant le déversement de l’eau. ''Je suis très étonné des propos tenus par le Ministre Muhindo Nzangi qui, lors de son passage dans la province de la Mongala, avait demandé à mon représentant à Lisala de lui faire rapport. Il était prévu 17 sites. 5 sites sont déjà terminés. Les laboratoires ont certifié la qualité de l'eau desservie. Le rapport de l'Office Congolais de Contrôle (OCC) existe. En plus de cela, nous avons une ligne de traitement d'eau qui traite même l'eau la plus nocive'', a-t-il déclaré, tout en soulignant que des laboratoires avaient certifié la qualité de l’eau fournie.

Cette controverse met en lumière un problème plus large de gouvernance et de transparence des fonds publics en RDC. Les témoignages entendus lors de l’audience révèlent un système où les abus et les irrégularités semblent prospérer, au détriment des communautés locales. Le rôle du ministère du Développement rural est également remis en question, notamment en ce qui concerne la supervision et l’évaluation des projets.

Nathan Mundele

Affaires forages et lampadaires , Muhindo Nzangi : ‘’On ne peut pas accepter d'exécuter un contrat qui est facturé dix fois plus cher que la normale’’
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Sous les auspices de la médiation angolaise : Nouvelle tripartite Tshisekedi-Kagame-Lourenço le 15 décembre prochain à Luanda

La médiation angolaise a annoncé un sommet tripartite Angola-Rwanda-RDC, dans moins de deux semaines, soit dimanche 15 décembre prochain à Luanda. Le Président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, médiateur désigné par l'Union Africaine pour le conflit dans l'Est de la RDC, va ainsi recevoir ses homologues de la République Démocratique du Congo et du Rwanda. Et pour cause : accélérer les efforts de stabilisation de l’Est de la RDC en proie aux violences.

Ce sommet intervient après une avancée majeure réalisée le 25 novembre dernier, lorsque les ministres des Affaires étrangères de la RDC et du Rwanda ont signé à Luanda un "Concept d’opérations" (CONOPS). Ce document stratégique, approuvé lors de la sixième réunion ministérielle sous la médiation angolaise, fixe les modalités des actions contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et du retrait progressif des forces rwandaises présentes en territoire congolais.

Un plan en quatre phases

Le CONOPS prévoit une mise en œuvre en quatre étapes. La première phase, prévue sur quinze jours, consistera à évaluer la menace posée par les FDLR et à localiser leurs positions. Parallèlement, le Rwanda devra fournir des informations détaillées sur ses "mesures défensives" et s’engager à cesser toute incursion transfrontalière.

La deuxième phase vise des actions ciblées pour neutraliser les FDLR et leurs alliés, suivies d’une évaluation conjointe des progrès réalisés. Ensuite, une troisième phase portera sur une revue des opérations afin d’évaluer leur efficacité. Enfin, la quatrième étape sera consacrée à la stabilisation, avec la démobilisation, le rapatriement et la réintégration des ex-combattants FDLR, ainsi que la normalisation des relations bilatérales entre Kinshasa et Kigali.

Défis et espoirs

Ce plan vise à rétablir la confiance entre les deux pays et à garantir un environnement sécurisé permettant la reprise des activités socio-économiques dans l’Est de la RDC. Cependant, plusieurs défis demeurent, notamment le risque de représailles des FDLR contre les civils, la stigmatisation de certaines communautés, et l’importance d’un engagement politique fort pour instaurer une véritable confiance mutuelle.

La cheffe de la MONUSCO, Bintou Keita, a salué cette initiative et réaffirmé le soutien de la mission onusienne au mécanisme de vérification mis en place par la médiation angolaise. Elle a également appelé au respect du cessez-le-feu, en vigueur depuis le 4 août 2024, pour garantir le succès du plan.

Soutien international

Peter Stano, porte-parole des Affaires extérieures de l’Union européenne, a également exprimé son soutien à cette initiative et réaffirmé l’engagement de l’UE à accompagner les efforts de paix dans la région.

Malgré des mois de négociations infructueuses, la signature de ce document marque une avancée diplomatique significative. Reste à voir si ce nouveau cadre se traduira par des progrès concrets sur le terrain, où les tensions restent vives.

La Pros.

Sous les auspices de la médiation angolaise : Nouvelle tripartite Tshisekedi-Kagame-Lourenço le 15 décembre prochain à Luanda
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Nouvelle Capitale administrative érigée dans un temps record , Caire : Vital Kamerhe visite le plus grand projet d’infrastructures d’Egypte

En marge de son séjour officiel au Caire, le Président de l'Assemblée Nationale, le Professeur Vital Kamerhe a été invité par son Homologue Égyptien, le Dr.Hanafi Guebali, à découvrir, à travers une visite guidée, la prouesse accomplie par le Gouvernement Égyptien sous le leadership du Président Abdel Fattah Al-Sisi, en construisant dans un temps record une nouvelle capitale administrative dont la première phase s'étale sur 40 milles hectares et qui va bientôt s'agrandir de 40 milles autres hectares.

Le Professeur Vital Kamerhe avec la délégation qui l'a accompagné, dont le Rapporteur Jacques Djoli, a été accueilli par Khaled Mahmoud Abbas, Directeur Général de l'Entreprise publique Administrative Capital for Urban development, en charge de la construction et de la gestion de tous les patrimoines de cette nouvelle Capitale Administrative.

Au cours d'une brève réunion, avant de procéder à la visite guidée, Khaled Mahmoud Abbas, a fait une présentation de ce gigantesque projet qui a coûté au Gouvernement Égyptien 60 milliards d'euros, et qui a résolu le problème de désengorgement de l'ancienne capitale administrative et sa surpopulation évaluée aujourd'hui à 20 millions d'habitants.

Situé à une cinquantaine de kilomètres de l'ancienne capitale, ce projet pharaonique qui atteint la démesure offre à l'Égypte, dans le désert, une nouvelle ville verte et moderne abritant les sièges de toutes les Institutions dont la Présidence de la République, la Chambre des Représentants, des bâtiments abritant des Ministères, des Banques, plusieurs Universités Internationales, des écoles, des Complexes médicaux, une bibliothèque de 5 millions de livres et un Village olympique avec un complexe de 80 milles places, pour ne citer que ceux-là.

Le Président de l'Assemblée Nationale a fait la ronde des grandes places de cette cité qui n'a rien à envier à l'occident et qui reçoit déjà plus de 50 milles travailleurs, 15 milles étudiants et 6000 élèves.

Outre de très nombreux logements, non seulement de haute gamme, mais aussi, plus modestes afin d'accueillir tous les fonctionnaires du nouvel ensemble, le projet compte des hôtels de luxe, un nouvel aéroport de 4000 mètre carré, 10 milles km de voie routière, un métro et tant d'autres infrastructures.

D'autre part, la ville détient la plus grande Cathédrale du Moyen-Orient dénommé Cathédrale de la nativité, avec une capacité d'accueil de 7300 personnes, qui représente un cadeau du Président égyptien à la communauté Copte d'Egypte. Le Président de l'Assemblée Nationale et le Rapporteur Jacques Djoli, se sont prosternés devant l'autel de cette cathédrale.

Il y a lieu de noter que plusieurs échanges ont déjà été entamés entre le Gouvernement congolais à travers le Ministère de l'Urbanisme et Habitat pour pouvoir utiliser cette expertise égyptienne dans le désengorgement de la Capitale Kinshasa. C’est dans cet objectif que les autorités égyptiennes ont fait visiter cette nouvelle ville aux membres du bureau de la Chambre Basse du Parlement.

La Pros.

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